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En 2019, seuls deux tiers des étudiants disposaient d’une complémentaire santé

En 2019, seuls deux tiers des étudiants disposaient d’une complémentaire santé

En 2020, sommes-nous face à un problème concernant la qualité de la couverture santé des étudiants en France ? Selon les résultats du dernier baromètre annuel de la FNIM, les étudiants et les jeunes seraient de moins en moins couverts par une complémentaire santé. Un chiffre qui ne cesse de reculer, et dont les raisons devraient questionner l’ensemble de la société.


  • En bref : Pourquoi les étudiants renoncent-ils à la complémentaire santé ?
  • La réforme visant a supprimer le régime social étudiant a commencé à être mise en place à la rentrée 2018, pour finir par être totalement déployée lors de celle de 2019 ;
  • Les étudiants sont aujourd’hui tous rattachés au régime général de la Sécurité sociale, et la complémentaire santé n’est donc plus obligatoire pour eux ;
  • Selon une récente étude Epsy/FNIM, seuls 64 % des étudiants français étaient couverts par une complémentaire santé en 2019 ;
  • Plusieurs facteurs semblent influencer ce chiffre : la précarité économique des étudiants, mais aussi le sentiment pour ces derniers qu’ils peuvent se passer d’une complémentaire santé.

Complémentaire santé : les jeunes et les étudiants de moins en moins couverts

La rentrée 2019 a été synonyme de changement pour les étudiants, en particulier en ce qui concerne l’Assurance maladie. Déjà partiellement effective depuis la rentrée 2018, la suppression du régime social étudiant a eu des conséquences très concrètes, tant pour les étudiants que pour les mutuelles. Désormais, tous les étudiants et étudiantes sont rattachés au régime général de la Sécurité sociale.

Quelles conséquences pour les réformes santé dans la vie des étudiants ?

Loin d’avoir été rendues obsolètes, les mutuelles ont cependant dû réinventer leur modèle afin de répondre aux exigences de la nouvelle situation et proposer des complémentaires santé adéquates pour les étudiants. Elles ne sont plus obligatoires, cependant toujours essentielles. Comme pour le reste de la population française, elles permettent de compléter la base de remboursement de la Sécurité sociale – entre 15 et 70 %. Pour les étudiants, cela signifie qu’il est impératif d’adopter de bons réflexes, de bien se renseigner et de comparer les offres de complémentaires santé disponibles pour eux. Protéger sa santé devrait être une priorité, surtout dans une période aussi chargée et complexe que celle des études supérieures.

Plusieurs mois après la mise en application totale de la réforme, où en sommes-nous ? Le fait que la complémentaire santé soit devenue optionnelle a-t-il provoqué des changements significatifs ? La réponse est indéniablement oui. D’après les chiffres du baromètre annuel publié en ce début d’année 2020 par Epsy pour la Fédération nationale indépendante des mutuelles – ou FNIM –, la part d’étudiants couverts par une complémentaire santé en 2019 passe de 69 % à 64 % en 2018. De manière générale, l’étude met en avant cinq conclusions, que nous reprenons ici :

  • Statistiques : un décalage existe entre les statistiques officielles et le nombre de personnes se déclarant couvertes par une complémentaire santé ;
  • Jeunes et étudiants : on constate d’une aggravation de la situation pour eux, qui sont de moins en moins couverts par une complémentaire santé ;
  • Accès aux soins : aggravation du problème de l’accessibilité aux soins ;
  • Défiance publique : les Français semblent méfiants concernant l’action gouvernementale ;
  • Information : les résultats du baromètre révèlent un manque de perception des récentes réformes santé par le grand public, comme celle du 100 % Santé.

Selon le baromètre, 91 % des Français souscrivaient à une complémentaire santé en 2019 – un niveau stable par rapport à 2018 –, et 90 % de ceux y souscrivant estiment qu’il est nécessaire d’en avoir une. Malgré tout, 10 % des sondés estiment qu’ils pourraient s’en passer.

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Complémentaire santé des étudiants : pourquoi un tel recul ?

Faut-il s’alarmer face à de tels chiffres ? La tendance est en tout cas inquiétante. En 2019, cela signifie que 64 % des étudiants étaient couvert par une complémentaire santé en France. Un chiffre qui augmente si l’on s’intéresse plus largement aux jeunes entre 18 et 24 ans, pour lesquels la baisse passe de 66 % à 70 %.

Pourquoi une telle proportion d’étudiants est-elle non couverte ? Cela a-t-il un rapport avec les moyens financiers de ces derniers ? Évidemment, l’aspect économique a un rôle important. En tout, en 2019, 83 % des personnes touchant moins de 20 000 euros par an avaient souscrit à une complémentaire santé – et 37 % d’entre elles jugent que les garanties de base sont suffisantes, ce qui leur permet de réaliser des économies et de payer des cotisations moins chères. De fait, cette volonté – ou nécessité – de moins dépenser amène son lot de questions : si l’accès aux soins est un droit universel, est-il normal d’être contraint par une situation économique à renoncer à une couverture vraiment efficace ?

Depuis trois ans, le nombre d’étudiants couverts par une complémentaire santé ne cesse de diminuer.

Car selon l’étude Epsy/FNIM, le renoncement à la mutuelle santé par les étudiants serait aussi un choix de la part des jeunes interrogés, qui pour la moitié estiment que la complémentaire santé n’est pas nécessaire et qu’ils peuvent s’en passer. Pour autant, de l’autre côté de cette statistique, autant regrette de devoir se passer de la mutuelle santé. On doit donc s’interroger sur la réalité d’un tel choix, alors que les enjeux sociaux économiques de la vie des étudiants les obligent souvent à renoncer à certaines choses, et à en prioriser d’autres, afin de pouvoir poursuivre leurs études. L’an dernier, le document accompagnant le baromètre évoquait « des difficultés économiques rencontrées et de la défiance envers la protection sociale collective » de la part des étudiants. Celles-ci sont toujours présentes, semble-t-il.

Il est crucial de rappeler que la Sécurité sociale ne rembourse pas l’intégralité des frais de santé, mais de manière générale à hauteur de 70 %. Selon la situation, les 30 % restants peuvent représenter une somme significative d’argent. Il est impossible de prévoir des événements parfois graves dans la vie, et c’est pour cela qu’être bien couvert est capital.

Complémentaire santé : des étudiants fidèles à leur assureur ?Dans le cadre des réformes de l’assurance, la loi concernant la résiliation à tout moment entrera définitivement en vigueur en décembre 2020. Elle permettra de faire plus facilement jouer la concurrence. Pour autant, 57 % des personnes interrogées pour l’étude Epsy/FNIM déclarent être attachés à leur mutuelle santé, et seuls 5 % d’entre elles envisagent d’en changer.

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