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Rapport du GIEC 2019 : des perspectives funestes pour la planète

Glace
Selon les études du GIEC, la fonte des glaces sera lourde de conséquences pour l'être humain et la planète.

Ce mercredi, le GIEC, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat publie un rapport de 900 pages intitulé "Océans et cryosphère". Il fait état de l'alarmante situation à laquelle fait face la planète, notamment face à la fonte des glaces et à la montée des eaux : un phénomène dû au réchauffement climatique. Selectra fait le point avec vous sur cette étude. 

Une montée des eaux inévitable

Le réchauffement climatique entraine une fonte des glaces sans précédent. De manière mécanique, les eaux montent et mettent en danger les éco-systèmes marins, la faune et la flore des océans et des mers. Mais cette montée des eaux est aussi une catastrophe au niveau purement humain. Des îles habitées seront englouties par les eaux, impliquant des mouvements migratoires de grande ampleur. Ce sont alors des milliers et milliers de réfugiés climatiques qui devront être relogés. "Quand vous observez l'instabilité politique déclenchée par des migrations de faible ampleur, je tremble en pensant à un monde où des dizaines de millions de personnes devraient quitter leurs terres avalées par l'océan", met en avant Ben Strauss, président de Climate Central, un institut de recherches américain. 

Les océans et les glaces, puits de carbone

Les océans et les glaciers sont essentiels à la survie humaine. Ils servent en effet à stocker le carbone, le gaz à effet de serre. Comme l'explique l’océanographe Didier Swingedouw, "La moitié de ce que nous émettons reste dans l’atmosphère, 25 % sont captés par les végétaux des surfaces terrestres, via la photosynthèse, et 25 % par les océans, le carbone devenant soluble dans l’eau et y restant ainsi stocké." Mais les océans ne peuvent tout absorber. Or, ce carbone est également très présent dans la cryosphère. Malheureusement, le rapport fait savoir que 30% à 99% du permafrost (la couche du sol gelée toute l'année) pourrait fondre à horizon 2100, si nous ne limitons pas nos émissions de CO2. Cette fonte libèrera une "bombe carbone" dans l'eau : un cercle vicieux qui contribuera davantage au réchauffement climatique. 

Agir sur le climat : faire baisser son empreinte carbone 

Au vu du diagnostic du GIEC, nous faisons donc face à une urgence climatique. Dès lors, une "réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre est primordiale si on veut se garder des marges de manœuvre pour lutter contre les impacts du changement climatique" met en avant Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue et membre du GIEC. Si le problème ne pourra être résolu que par une concertation des politiques et du monde de l'entreprise, chacun à son niveau peut agir. En consommant plus responsable, les citoyens peuvent réduire leur empreinte carbone. En matière d'énergie, la consommation responsable passe par trois éléments : 

Bon à savoirContrairement aux idées reçues, consommer mieux n'est pas forcément plus cher. En effet, de nombreux fournisseurs d'énergie se sont lancés dans les offres vertes low-cost. Plus respectueuses de l'environnement, ces offres sont généralement plus abordables que les tarifs réglementés de vente du gaz ou de l'électricité. Quant aux travaux de rénovation, il existe de nombreuses aides pour faire baisser le prix du chantier. Efficaces, selon la fondation Abbé Pierre, spécialiste du logement en France, une habitation rénovée, mieux isolée permet d'économiser jusqu'à 900 euros sur les factures d'énergies par an et par personne

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