Passez à l'électricité verte

Un conseiller Selectra vous aide à choisir une offre d'électricité verte adaptée.

À ne pas manquer

Ne ratez plus aucune actu !

Le fléau des prix négatifs : quand le soleil coûte cher à l'État

La mécanique actuelle du soutien public aux énergies renouvelables montre d'inquiétants signes d'essoufflement. Le rapport de la CRE met en lumière une statistique alarmante : en 2025, le réseau électrique français a traversé pas moins de 513 heures de prix négatifs (contre 352 heures en 2024). Durant ces périodes de forte production solaire et de faible demande, les prix de gros plongent sous la barre du zéro.

Pour éviter la saturation du réseau, les grandes installations solaires bénéficiant d'un complément de rémunération sont priées de stopper leur injection. Or, le contrat actuel avec l'État leur garantit une "prime pour prix négatifs" qui compense cette perte à gagner.

Résultat, selon les estimations de RTE relayées par la CRE, ce sont 1,6 TWh de production solaire qui ont été perdus en 2025 (soit 20 % du potentiel total de ces centrales), le tout aux frais du contribuable via les Charges de Service Public de l'Énergie (CSPE).

Une décote de 32 % sur la valeur de l'énergie solaire

Outre les heures de prix négatifs, la valeur même de l'électricité solaire s'effrite. Concentrée sur le milieu de journée, la production photovoltaïque a capté en 2025 un prix inférieur de 32 % par rapport à un profil de production "en base" (lisse sur 24 heures).

L'État compensant la différence entre ce prix de marché dégradé et le tarif garanti au producteur, le risque budgétaire explose alors que 10 GW supplémentaires de capacités solaires sont déjà dans les tuyaux pour les prochaines années.

La batterie de stockage : le nouveau bouclier exigé par la CRE

Face à ce constat de "cannibalisation" (la filière solaire détruit sa propre valeur en produisant toute en même temps), la CRE siffle la fin de la récréation. Le constat du régulateur est sévère : sur les 1470 projets retenus lors des derniers appels d'offres (PPE2), seuls 22 intégraient un système de stockage. L'immense majorité des industriels se contente de poser des panneaux, l'État assumant le risque financier de l'intermittence.

Pour forcer le développement de centrales "hybrides" (Panneaux + Batteries), la CRE propose d'expérimenter une modification radicale des futurs contrats de soutien pour les installations de plus de 100 kWc :

  • Un nouveau calcul du prix de référence :
  • Fin de la prime aveugle en cas de prix négatif :produit pasnon-injection ;
  • Une compensation réduite et ciblée :

La même électricité, moins chère !

Économisez en changeant d'offre avec Selectra.

Une révolution à marche forcée pour l'industrie solaire

Cette proposition de la CRE s'apparente à un changement de paradigme pour la filière. Le modèle du parc solaire "passif" qui injecte son électricité sans se soucier des besoins réels du réseau a vécu. Le régulateur souhaite que cette nouvelle forme de contrat "optimisé PV + Stockage" soit testée très rapidement lors des prochains appels d'offres.

Pour accompagner cette transition, la CRE admet qu'un ajustement des prix plafonds des appels d'offres sera nécessaire (une hausse limitée à environ 10 €/MWh dans un premier temps) pour aider au financement des batteries. Le calcul global reste cependant largement bénéficiaire pour les finances publiques à moyen terme, en limitant l'hémorragie des compensations estivales.

Le message du gendarme de l'énergie aux développeurs solaires est désormais sans équivoque : l'avenir de la filière en France passera par la flexibilité et le stockage, ou ne se fera plus avec l'argent de l'État.

Réduisez votre facture d'énergie

Contactez un conseiller Selectra pour comparer les offres et en changer.

Avez-vous trouvé les informations utiles ?

Merci pour votre retour !