Facture d'électricité : pourquoi la baisse promise pour février sera finalement nulle (ou presque)

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De l'électricité verte à prix fixe moins chère
La promesse était séduisante : redonner du souffle au budget des ménages grâce à une baisse de la fiscalité sur l'électricité. Pourtant, l'équation économique de ce début d'année 2026 se révèle bien plus complexe qu'une simple soustraction. Si la réduction de la Contribution Tarifaire d'Acheminement (CTA) constitue une bonne nouvelle indéniable pour février, elle se heurte immédiatement à d'autres mécanismes qui vont dans le sens inverse. Entre la hausse discrète des coûts liés à la transition énergétique et la disparition historique du mécanisme régulateur de l'ARENH, la "baisse" tant attendue pourrait bien ressembler à une simple opération blanche.
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La baisse de février ? Déjà effacée par une autre hausse
Si vous avez suivi l'actualité récente, vous savez que le gouvernement a décidé de baisser la taxe CTA (Contribution Tarifaire d'Acheminement) pour l'électricité dès le 1er février. Une économie d'environ 10 € par an pour un ménage moyen. C'est le "cadeau" visible, politiquement assumé par Roland Lescure pour répondre à la demande de Matignon.
Mais ce que l'on vous dit moins, c'est qu'un autre mécanisme vient grignoter ce gain presque instantanément : la hausse des CEE (Certificats d'Économie d'Énergie).
CEE : Le coût caché de la transition énergétique
Pour financer l'isolation des logements ou le changement de chaudières, l'État oblige les fournisseurs d'énergie à payer. Ces derniers répercutent logiquement ce coût sur... le prix de votre kWh. Pour la période 2026-2030, les objectifs ont été revus à la hausse (+30%).
Selon les calculs d'Octopus Energy, cette nouvelle obligation va augmenter la facture moyenne d'électricité d'environ 10 € par an (0,80€ par mois). Vous avez bien lu : les 10 € gagnés sur la baisse de la taxe sont immédiatement repris par le coût de la transition écologique. Pour le gaz, la note est même plus salée : +44€ par an pour ceux qui se chauffent au gaz.
La fin de l'ARENH : le vrai danger ?
Au-delà de ce jeu de vases communicants sur les taxes, 2026 marque surtout une rupture historique dont personne ne parle assez : la mort de l'ARENH.
Jusqu'au 31 décembre 2025, ce mécanisme permettait aux fournisseurs d'acheter l'électricité nucléaire d'EDF à un prix fixe et bas (42€/MWh). C'était un véritable bouclier, un amortisseur qui protégeait votre facture quand les marchés mondiaux s'affolaient.
Depuis le 1er janvier, c'est fini. Nous sommes passés au VNU (Versement Nucléaire Universel). Sur le papier, ce nouveau système doit redistribuer les bénéfices d'EDF aux consommateurs en cas de prix très hauts. Mais dans la réalité actuelle ?
- Aujourd'hui : Les prix de marché sont bas. Donc le VNU est "neutre". Tout va bien (pour l'instant).
- Le risque : Nous n'avons plus de "prix plancher" garanti. Si une crise géopolitique ou technique fait flamber les prix de marché demain, le consommateur sera beaucoup plus exposé qu'avant.
- Le verdict d'Octopus : Sans l'ARENH, l'opportunité de "stabiliser les prix à des niveaux bas" est en partie manquée.
L'analyse du Président d'Octopus Energy : "Une stabilité de façade"
Vincent Maillard, le président d'Octopus Energy France, ne mâche pas ses mots. Pour lui, le gouvernement fait avec les moyens du bord. Faute de pouvoir baisser massivement la TVA (bloquée par l'absence de budget voté), il utilise la CTA comme une simple "variable d'ajustement".
Le résultat pour vous ? Une facture globalement stable. Pour un consommateur à prix fixe, la baisse de l'abonnement compensera tout juste la hausse du prix du kWh liée aux CEE. On est loin de la grande baisse promise, et surtout, on entre dans une ère nouvelle où notre facture sera plus dépendante que jamais des humeurs du marché mondial.
L'arbitrage du gouvernement est simple : faute de budget voté [...] il utilise la CTA comme variable d'ajustement. Pour un client ayant souscrit une offre à prix fixe, la baisse de l'abonnement (CTA) devrait compenser la hausse du prix du kWh (CEE). La facture restera donc globalement stable, mais l'opportunité de stabiliser les prix à des niveaux bas est en partie manquée.

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