Confinement : 5 conseils pour améliorer la qualité de l'air chez soi

Fenêtre ouverte
Ouvrir les fenêtres 10 à 15 minutes par jour permet d'améliorer la qualité de l'air de son logement et de faire des économies d'énergie.

Selon un sondage Harris Interactive pour IGC construction 86 % des Français souhaiteraient améliorer la qualité de l'air à l'intérieur de leur logement. Ces chiffres sont d'autant plus parlants en période de confinement. Mais alors quels sont les bons gestes pour améliorer la qualité de l'air chez soi ? Comment nous aident-ils à faire des économies d'énergie ? Selectra fait le point avec vous. 


La pollution intérieure, dangereuse pour notre santé

En temps normal, nous passons le plus clair de notre temps en intérieur (école, bureau, maison, etc.) et cela est encore plus vrai depuis le début de la quarantaine. Nous ne nous rendons pas forcément compte que la qualité de l'air n'y est pas bonne. D'ailleurs selon une étude menée par Rowenta à l'occasion de la Journée Nationale de la Qualité de l'Air, 77% des Français ont tendance à croire que la qualité de l'air intérieur chez eux est bonne. Pourtant, si l'on en croit les équipes du sondage "En réalité, l’air intérieur est deux à huit fois plus pollué que l’air extérieur". Cette affirmation est appuyée par l'Ademe, qui fait savoir que "l’air intérieur peut être de moins bonne qualité que l’air extérieur, parfois très nettement "

Bien que peu mise en avant, la pollution intérieure à un réel impact sur notre santé. Selon une étude de 2014 de l'Anses, elle aurait coûté la vie à 19 884 français. 

Conseil n°1 : Entretenir ses équipements de chauffage 

Le chauffage est l'un des principaux vecteurs de pollution intérieure. C'est pourquoi, il convient de procéder à une révision annuelle de la chaudière. Cette révision est obligatoire au regard de la loi pour éviter les intoxications au monoxyde de carbone. Ce gaz indétectable à l'oeil nu, incolore et inodore peut en effet entraîner la mort. Si la révision est rendue compliquée ces temps-ci, il faudra vous en acquitter dès la la levée du confinement. 

Attention en cas de maux de tête importants, de vomissements ou d'évanouissements, appelez le 15 ou le 17. Une intoxication au monoxyde de carbone doit être traitée dans les plus brefs délais. Appelez ensuite un chauffagiste. Si la profession tourne au ralenti du fait du Covid-19, certains se rendent disponibles pour traiter de telles urgences. 

En attendant, dépoussiérez les radiateurs chez vous, vous traquerez ainsi, les poussières pouvant gêner certaines personnes, notamment asthmatiques. D'autre part, vous améliorerez les performances de chauffage de vos radiateurs et réaliserez donc des économies d'énergie ! 

Conseil n°2 : Faites la chasse à l'humidité 

D'après l'Ademe, l'humidité est "une source indirecte de pollution". Elle engendre la prolifération de bactéries, moisissures et champignons qui peuvent occasionner des gênes respiratoires et des allergies. Pour faire baisser le niveau d'humidité, pas de secret : ouvrez les fenêtres ! En aérant, vous renouvellerez l'air intérieur. C'est particulièrement vrai pour les pièces très humides comme la salle de bain ou la cuisine. Côté économie, c'est également préconisé : un logement moins humide est plus facile à chauffer ! 

Conseil n°3 : Changer ses habitudes de cuisine 

On n'y pense pas souvent mais la cuisine avec les flammes de gaz, les fumées, les huiles de friture est l'une des pièces les plus polluées. Des chercheurs américains ont montré que la cuisson d'une dinde aux légumes, plat traditionnel de Thanksgiving avait des répercussions non négligeables sur la qualité de l'air intérieure. Suite à la préparation du repas, le taux de particules fines dans l'air était supérieur à celui de la ville de New Delhi en Inde. 

Fort de ce constat, modifier un peu ses habitudes de cuisine s'avère efficace : exit les fritures, place aux salades et à la cuisine basse température. En plus, c'est souvent meilleur pour la santé !

Vous pouvez également profiter du confinement pour nettoyer à fond votre cuisine : four, bouilloire, grille-pain, hotte, cafetière... Plus propres, ils consommeront moins de gaz et d'électricité. C'est donc quelques euros gagnés pour faire baisser la facture d'énergie. Et pour encore plus d'économies d'énergie, pensez bien à couvrir vos casseroles pendant la cuisson. 

Conseil n°4 : Faire le ménage avec des produits respectueux de l'environnement 

Autre conseil pour améliorer la qualité de l'air : faire un grand ménage de printemps. Mais attention, les produits d'entretien chimiques ne sont pas conseillés. Comme l'explique l'association Qualitel : "Ils contiennent de nombreuses substances qui ne représentent pas forcément un danger en tant que tel mais qui, ne réagissant avec certains molécules présentes dans l'air, produisent des substances dangereuses". 

On privilégie des produits moins toxiques mais tout aussi efficaces : vinaigre de vin blanc, argile, savon noir, savon de Marseille, etc. De nombreux sites orientés "zéro déchet" vous proposent des recettes éco-friendly et redoutables contre la saleté ! 

Conseil n°5 : Mesurer la qualité de l'air grâce à des appareils connectés

Prendre conscience de la pollution chez soi fait souvent réagir. Pour cela, la domotique est votre alliée, et notamment l'éco-domotique. Ainsi, pour surveiller la qualité de l'air chez vous, vous pouvez, par exemple, installer Footbot. Ce petit appareil connecté mesure la pollution intérieure. L'entreprise fabricante explique qu'il prend en compte "les particules fines, les composés organiques volatils ou encore les fumées nocives". Il vous donne ensuite des conseils pour améliorer l'air intérieur.  

 

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