Engie : des performances affectées par la baisse des prix de l’énergie et la douceur hivernale

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Entre la baisse des prix de l’énergie et la douceur des températures, Engie (ex- GDF Suez) affiche des résultats en berne au 1er trimestre 2016. Malgré cela, le fournisseur historique garde le cap et ambitionne toujours de s’imposer en leader mondial de la transition énergétique.


Une baisse relative du chiffre d’affaires

La chute des prix du gaz et de l’électricité, dont se réjouissent les consommateurs, ne profite pas à tout le monde… Les temps sont durs pour les énergéticiens européens. Une situation qui touche notamment Engie, troisième producteur mondial d’énergie. Le groupe français a ainsi vu son chiffre d’affaires chuter de -14,3% pour atteindre 18 907 millions d’euros au 31 mars 2016. En cause ? La baisse des prix de l'énergie ainsi que des températures douces dans l’Hexagone.

Mais ces résultats sont à relativiser : si l’excédent brut d’exploitation a baissé de 1,7% pour atteindre 3,5 milliards d’euros, le résultat opérationnel courant a quant à lui progressé de 0,4%, à 2,4 milliards. En outre, à périmètre et taux de change constants, ces indicateurs de performance opérationnelle sont en augmentation nette, dopés par le redémarrage de trois réacteurs nucléaires belges. Le programme d’économies de 2,8 milliards d’euros, annoncé en début d'année par le PDG d’Engie, Gérard Mestrallet, semble également porter ses fruits.

Maintien du cap vers les énergies renouvelables

Malgré quelques résultats dans le rouge, Engie accélère son virage stratégique vers les énergies renouvelables et maintient ses objectifs. Pour l’année 2016, le groupe français continue de tabler sur un résultat net récurrent compris entre 2,4 et 2,7 milliards d’euros.

Le géant, né de la fusion entre Suez et Gaz de France en 2008, ne baisse pas les bras et nourrit toujours l’ambition de devenir le chef de file mondial de la transition énergétique. Une question vitale pour Engie alors que la plupart des énergéticiens européens annoncent, à la chaîne, des pertes, des lourdes dépréciations ou pour certains des licenciements massifs (RWE, Iberdrola, Enel...).

Pour le groupe français, il s’agit désormais de se concentrer sur les énergies bas carbone, les services énergétiques et les activités à prix régulés ou fixés par contrat, bien moins risquées que celles exposées aux prix de marché. Mais c’est sans compter que le producteur de gaz et d’électricité n’est pas seul dans l’arène et devra compter sur la concurrence d’autres énergéticiens mondiaux bien décidés à prendre la place de n°1 du renouvelable, à l’instar de Total. La bataille autour de l’énergie verte ne fait que commencer...

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