L'essentiel

  • Le régime étudiant de Sécurité sociale a été supprimé au 31 août 2019 : il n'existe plus depuis la rentrée 2019-2020.
  • Tous les étudiants sont désormais rattachés au régime obligatoire d'Assurance maladie (le plus souvent le régime général), comme la plupart des autres Français.
  • Le rattachement est automatique et gratuit : aucune démarche ni changement de carte vitale n'est nécessaire, sauf quelques cas particuliers.
  • LMDE, SMEREP, SMERRA et les autres ne sont plus des caisses de Sécurité sociale : ce sont des complémentaires santé facultatives, qu'il reste utile de comparer.
Comparer les mutuelles santé

Qu'est-ce que la Sécurité sociale étudiante ?

La Sécurité sociale étudiante désignait l'ancien régime spécial auquel les étudiants étaient affiliés, et qui était administré par les mutuelles étudiantes. Dans le cadre de la loi relative à l'orientation et à la réussite des étudiants (loi ORE), ce régime étudiant a totalement disparu au 31 août 2019. Depuis la rentrée 2019-2020, il n'existe donc plus de régime spécifique aux étudiants : tous basculent vers le régime obligatoire d'Assurance maladie, dans la majorité des cas le régime général ou le régime agricole.

Depuis la rentrée 2019, la Sécurité sociale étudiante n'existe plus. Tous les étudiants sont rattachés au régime obligatoire d'Assurance maladie (régime général le plus souvent), exactement comme le reste de la population. La cotisation spécifique qui était demandée aux étudiants a, elle aussi, été supprimée.

Désormais, tous les étudiants sont rattachés à la Caisse d'Assurance maladie de leur lieu d'habitation. L'objectif est de faciliter le suivi santé, d'accélérer le remboursement des soins et d'améliorer la couverture de celles et ceux inscrits dans l'enseignement supérieur. En pratique, les étudiants sont donc couverts comme la plupart des autres Français.

Concrètement, ils doivent se fier à la base de remboursement de la Sécurité sociale (BRSS) pour connaître le taux de prise en charge des différents actes médicaux, ce qui les aide aussi à choisir une complémentaire santé vraiment adaptée à leurs besoins. Cette base de remboursement varie en fonction :

  • du secteur d'activité du praticien ;
  • du domaine d'expertise du médecin ;
  • du contexte de la dispensation des soins ;
  • du cas spécifique du patient.

Pour rappel, une consultation auprès du médecin traitant est remboursée à 70 % par l'Assurance maladie, à condition de respecter le parcours de soins coordonnés. Dans le cas contraire, le taux chute à 30 %.

La fin du régime étudiant n'a pas fait disparaître les mutuelles étudiantes : elles ne sont simplement plus obligatoires. Chaque étudiant reste libre de souscrire une complémentaire santé étudiante pour mieux se couvrir et réduire son reste à charge.

Source : ameli, service-public.fr et loi ORE, en vigueur en 2026.

Comment fonctionne le rattachement au régime général ?

Le basculement vers le régime obligatoire est automatique et n'a aucune incidence sur le système de remboursement. Aucun changement de carte vitale n'est nécessaire. Le fonctionnement dépend toutefois de la situation de l'étudiant.

Étudiant en première inscription dans le supérieur

Un étudiant qui s'inscrit pour la première fois dans l'enseignement supérieur est automatiquement affilié au régime obligatoire d'Assurance maladie pour le remboursement de ses soins. En début d'études, avant 18 ans, le régime est le plus souvent celui des parents ou des représentants légaux, quel que soit le type de régime concerné (général, agricole ou autre) : l'étudiant a alors le statut d'ayant droit. Il peut cependant demander la prise en charge de ses frais de santé à titre personnel dès l'âge de 16 ans.

Concrètement, il n'y a rien à faire : la personne inscrite dans l'enseignement supérieur reste rattachée à son régime d'Assurance maladie, le sien ou celui de ses parents. Elle peut créer un espace personnel sur ameli.fr (régime général) ou msa.fr (régime agricole) pour suivre son remboursement de soins, vérifier le statut de ses demandes en cours et mettre à jour ses informations.

Étudiant en poursuite de cursus

Les étudiants qui étaient déjà inscrits dans l'enseignement supérieur souscrivaient généralement une mutuelle étudiante qui servait de centre de gestion. Là encore, le processus a été automatisé : tous les étudiants concernés ont été basculés vers le régime classique de l'Assurance maladie, sans démarche de leur part. Ils ont reçu un message de bienvenue par e-mail ou un courrier postal pour leur signifier ce changement.

Les cas particuliers

La majorité des étudiants relèvent des deux situations précédentes, mais il existe quelques exceptions. Dans la plupart des cas, les démarches restent automatisées ou simples à réaliser :

Régime social selon la situation de l'étudiant (en 2026)
Situation Régime social
Étudiant en alternance Régime général de la Sécurité sociale.
Étudiant salarié Régime général de la Sécurité sociale.
Étudiant stagiaire Protection sociale variable selon le versement et le montant de la gratification (seuil de 577,50 €). En cas de stage, il est conseillé de contacter directement sa Caisse d'Assurance maladie.
Étudiant à l'étranger Dans l'Union européenne, demander la carte européenne d'assurance maladie avant le départ. Hors UE, l'étudiant relève de la Caisse des Français de l'étranger (CFE) ; se renseigner auprès de sa Caisse d'Assurance maladie.
Étudiant né à l'étranger, de Nouvelle-Calédonie ou de Wallis-et-Futuna (première inscription) Régime général de la Sécurité sociale, mais la demande d'affiliation doit être faite soi-même via le site etudiant-etranger.ameli.fr (sauf Suisse ou Monaco).

Source : ameli et service-public.fr, en vigueur en 2026.

Comment trouver une bonne mutuelle santé étudiante ?

Quand le régime étudiant existait encore, les étudiants choisissaient entre la Mutuelle des étudiants (LMDE) ou une mutuelle locale : MEP, MGEL, SMEBA, SMECO, SMENO, SMERAG, SMEREB, SMEREP, SMERRA ou VITTAVI. Ces structures servaient alors de véritables centres de gestion pour la prise en charge des soins, y compris pour les remboursements relevant des complémentaires santé.

Avec le passage au régime obligatoire, la gestion est désormais centralisée par l'Assurance maladie, et ces organismes ont retrouvé leur rôle classique de complémentaire santé. Or, une complémentaire santé peut s'avérer indispensable pour bénéficier d'une couverture complète des frais, en particulier sur les soins optiques ou en cas d'hospitalisation.

Certains assureurs proposent des offres spécifiquement pensées pour les étudiants et les jeunes actifs, avec plusieurs niveaux de garanties et des tarifs adaptés à un budget serré. L'essentiel est de bien les comparer et de retenir celle qui correspond le mieux à ses besoins réels, comme l'expliquent nos experts en mutuelle santé.

  • Vérifiez le niveau de remboursement sur les postes qui comptent pour vous (optique, dentaire, hospitalisation) ;
  • comparez le rapport entre la cotisation mensuelle et les garanties réellement utiles à votre âge ;
  • pensez à la Complémentaire santé solidaire (CSS) si vos ressources sont limitées : elle peut être gratuite ou très peu coûteuse.

FAQ : en savoir plus sur la Sécurité sociale étudiante

La Sécurité sociale étudiante existe-t-elle encore en 2026 ?

Non. Le régime étudiant de Sécurité sociale a totalement disparu au 31 août 2019, à la suite de la loi relative à l'orientation et à la réussite des étudiants (loi ORE). Depuis la rentrée 2019, tous les étudiants sont rattachés au régime obligatoire d'Assurance maladie, le plus souvent le régime général (celui de leurs parents ou le leur). LMDE, SMEREP ou SMERRA ne sont plus des caisses de Sécurité sociale : ce sont désormais de simples complémentaires santé étudiantes.

La mutuelle santé étudiante est-elle obligatoire ?

Non, aucune mutuelle santé n'est obligatoire pour un étudiant. Depuis la fin du régime étudiant, les mutuelles autrefois dédiées aux étudiants ont retrouvé leur rôle classique de complémentaire santé facultative. Chaque étudiant reste libre d'en souscrire une pour mieux couvrir son reste à charge, notamment sur l'optique, le dentaire ou l'hospitalisation.

Faut-il faire une démarche pour changer de régime quand on devient étudiant ?

Non, le rattachement est automatique dans la quasi-totalité des cas. L'étudiant reste affilié à son régime d'origine (le sien ou celui de ses parents) et conserve sa carte vitale sans changement. Seuls quelques cas particuliers, comme les étudiants nés à l'étranger ou ceux de Nouvelle-Calédonie et de Wallis-et-Futuna lors d'une première inscription, doivent effectuer eux-mêmes leur demande d'affiliation.

À partir de quel âge un étudiant peut-il gérer ses remboursements lui-même ?

Avant 18 ans, l'étudiant a en général le statut d'ayant droit de ses parents, quel que soit leur régime. Il peut toutefois demander la prise en charge de ses frais de santé à titre personnel dès l'âge de 16 ans. Dans tous les cas, il peut créer un espace personnel sur ameli.fr (régime général) ou msa.fr (régime agricole) pour suivre ses remboursements.