Tempêtes Ciara et Inès : toutes les démarches pour être indemnisé

Tempêtes Ciara et Inès : tout savoir pour bien se faire rembourser par son assureur

En ce mois de février, la France connaît des événements climatiques d’une grande violence. Dans des dizaines de départements, des alertes jaune et orange ont été déclarées par Météo France. Vents violents et inondations ont touché de nombreuses personnes, qui doivent impérativement déclarer les dégâts à leur assureur afin d’être indemnisés. Selectra vous guide.


  • En bref : Tempêtes Ciara et Inès : tout ce qu’il faut savoir pour l’assurance
  • Depuis plusieurs jours en février 2020, la France est balayée par des événements climatiques violents, d’abord la tempête Ciara, puis la tempête Inès ;
  • Les interventions ont été nombreuses pour prendre en charge les dégâts causés par les vents forts et les pluies, avec un millier d’interventions comptabilisées seulement pour la tempête Ciara par les pompiers du nord ;
  • Pour les sinistrés, il est crucial de très rapidement lancer les démarches pour la déclaration auprès de l’assureur, que l’état de catastrophe naturelle ait été déclaré par le gouvernement ou non.

Tempêtes Ciara et Inès : un point sur les événements climatiques de ces derniers jours

Pour de nombreuses régions touchées par la tempête Ciara, les conséquences ont été dévastatrices. Au total, quelque 130 000 foyers se sont retrouvés sans électricité. Dans la nuit du dimanche 9 au lundi 10 février 2020, la tempête a balayé le tiers nord de la France. En tout, rapporte l’Agence France Presse – ou AFP –, des centaines d’interventions de secours ont été nécessaires.

Lundi 10 février, 13 départements restaient en vigilance orange, avec une alerte « vagues-submersion » maintenue pour l’ensemble du littoral, rapportait l’AFP. Celle-ci concernait donc tous les départements allant de la Loire-Atlantique au Pas-de-Calais. De plus, la Seine-Maritime et l’Eure étaient quant à eux en vigilance orange « inondations » ; alors que les Alpes-Maritimes et deux départements corses affichaient une vigilance orange « vents violents ». Selon Enedis, les régions les plus touchées par la tempête Ciara ont été sont la Bretagne, la Normandie, les Hauts-de-France et le Grand Est.

Ces dernières années, l’on constate de la multiplication des événements climatiques particulièrement dévastateurs, et ce partout en France.

Pourtant, malgré une accalmie, la situation n’est pas vraiment prête de s’améliorer. En raison des vents forts, une bonne partie du pays demeure en vigilance jaune. La tempête Inès, « une tempête hivernale de courte durée, mais avec des vents suffisamment violents pour occasionner des dégâts significatifs », a pris le relais de Ciara ce jeudi 13 février. Six départements du nord-ouest ont été mis en vigilance orange pour vents forts, inondations, crue ou vagues-submersion : le Calvados, la Manche, la Seine-Maritime, l’Eure, le Pas-de-Calais et la Somme. « Les rafales seront de l’ordre de 90 km/h à 110 km/h dans les terres avec des pointes pouvant atteindre 110 km/h à 130 km/h sur le littoral et les caps exposés du Cotentin », a précisé Météo France. L’établissement public de météorologie a également alerté sur les dangers des « parties exposées ou vulnérables du littoral », lesquelles pourraient être submergées dans les zones où la vigilance orange subsiste.

Dans le Grand Est, la tempête Ciara a fait une dizaine de blessés. Un millier d’interventions ont été comptabilisées par les pompiers du nord dans la nuit de dimanche à lundi.

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Tempête et assurances : que doit faire le sinistré ?

Pour toutes les informations officielles à connaître en cas d’intempéries violents, rendez-vous sur la page officielle du Gouvernement.

En cas de sinistres provoqués par des événements climatiques comme les tempêtes Ciara et Inès, le plus important est de réagir rapidement.

Cette succession d’événements climatiques dévastateurs entraîne une multitude de dégâts pour les personnes vivant dans les zones touchées. Il n’est pas nécessaire d’attendre la déclaration d’état de catastrophe naturelle pour enclencher les procédures de remboursement, et il est généralement conseillé d’agir le plus rapidement possible. Tous les dégâts causés sur l’habitation par une tempête peuvent être pris en charge par l’assurance habitation.

Les rafales de vent violents ont pu arracher des toitures, faire tomber des arbres et créer des dégâts de toute sorte. De plus, ces rafales ont parfois pu être accompagnées d’inondations, entraînant de forts dégâts des eaux. Généralement, dans de tels cas de figure, l’état de catastrophe naturelle est rapidement déclaré par le gouvernement, afin d’accélérer et de faciliter l’indemnisation des sinistrés.

Pour autant, pour contacter son assureur, pas besoin d’attendre. Dès que les dégâts sont constatés, l’assuré peut prendre les devants et notifier sa compagnie d’assurance – téléphone, email ou SMS – afin que celle-ci lui donne toutes les informations nécessaires quant aux démarches à effectuer. Ainsi, l’assureur informera le sinistré de toutes les choses à faire pour sa déclaration de sinistre. En fonction des assureurs, les choses peuvent sensiblement changer.

Néanmoins, il est toujours demandé de justifier la déclaration de sinistre, donc il est indispensable pour le sinistré de faire le plus de photos possible, mais aussi de fournir les factures des biens concernés par les dégâts si celles-ci sont disponibles.

Dans la plupart des cas, la garantie tempête du contrat d’assurance habitation couvre les choses suivantes :

  • L’ensemble des constructions annexes à l’habitation (véranda, piscine, clôture, etc.), si stipulé dans le contrat ;
  • L’ensemble des dommages subis par l’habitation ;
  • La cave de l’habitation ;
  • Le déblaiement des objets endommagés et des arbres ;
  • Le mobilier et les biens de valeurs endommagés si cela est stipulé dans le contrat ;
  • Les dégâts liés à l’humidité dans l’habitation survenus dans les 48 heures suivant le sinistre ;
  • Les frais de relogement en cas de logement devenu inhabitable.

Le contrat d’assurance habitation « contient obligatoirement une garantie tempête qui couvre tous les dommages causés par le vent (chute d’arbre, toit endommagé ou arraché, mobilier détérioré par la pluie suite à un dommage de toiture, etc.) », rappelle la Fédération française des assurances – ou FFA – dans un article détaillé.

© www.gouvernement.fr

L’assuré a cinq jours ouvrés dès le moment de la prise de connaissance du ou des sinistres pour déclarer la situation auprès de son assureur. Cette durée est plus longue quand l’état de catastrophe naturelle est déclaré, et les sinistrés disposent alors de dix jours pour faire la déclaration à leur assureur. Toutes les personnes concernées sont ainsi indemnisées grâce à au fond commun financé par les assureurs et prévu à cet effet.

Tempête : quelles conséquences pour une déclaration tardive ?Si le sinistré n’a pas déclaré le sinistre dans le temps imparti, il peut quand même faire sa déclaration. Évidemment, ce retard ne sera pas sans conséquence, et peut indéniablement compliquer la situation. En fonction des contrats, il n’est pas garanti que cette déclaration tardive permette le remboursement – total ou partiel –, et même, dans certains cas, l’assureur pourra se réserver le droit de tout bonnement refuser l’indemnisation si cela était spécifié dans une clause de contrat.

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