Taxe sur les petits colis : l'erreur (qui coûte très cher) à ne plus faire sur Shein et Temu

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L'addiction des consommateurs occidentaux à la mode éphémère et aux gadgets expédiés depuis l'autre bout du monde se heurte désormais à un mur fiscal. Ce dimanche 1er mars 2026, une taxe douanière inédite entre officiellement en vigueur, ciblant spécifiquement les marchandises importées de pays situés hors de l'Union européenne. Fixée à 2 € pour les envois d'une valeur inférieure à 150 €, cette mesure votée dans le dernier budget de l'État ambitionne de freiner les achats impulsifs.
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Comment fonctionne cette nouvelle taxe sur les petits colis (taxe Shein ou taxe Temu)
L'annonce initiale laissait présager une simple pénalité de 2 € ajoutée au total de chaque commande. La réalité législative s'avère nettement plus redoutable. Les textes officiels précisent que la taxe ne s'applique ni par colis expédié, ni par nombre total d'articles, mais par "ligne de marchandise" déclarée lors du passage en douane.
Concrètement, l'administration fiscale se base sur les codes tarifaires internationaux. Chaque catégorie de produit possède son propre identifiant. Ainsi, la diversification de votre panier d'achats va multiplier le montant de la sanction financière de manière exponentielle, rendant certaines commandes totalement absurdes sur le plan économique.
Attention à la composition de votre panier
La subtilité de la loi réside dans la classification des matières. Si un client commande dix t-shirts identiques 100% coton, le lot correspond à un seul code douanier : la taxe sera de 2 €.
En revanche, si la commande inclut un t-shirt en coton, un pantalon en lin, une coque de téléphone et un jouet en plastique, cela représente quatre lignes tarifaires distinctes. La pénalité grimpera instantanément à 8 €, indépendamment de la valeur dérisoire des objets achetés.
Qui va réellement payer cette taxe sur les petits colis ?
Sur le papier, le consommateur n'est pas le redevable direct de cette nouvelle contribution. La législation désigne la personne ou l'entité qui réalise la livraison en France, c'est-à-dire le vendeur ou la plateforme servant d'intermédiaire, comme responsable du paiement auprès des autorités fiscales.
Cependant, les experts en droit douanier et les acteurs économiques s'accordent à dire que cette taxe ne sera pas absorbée par les géants de la vente à distance. Les modèles économiques de ces entreprises reposant sur des marges unitaires extrêmement faibles, la répercussion de la taxe sur le prix de vente final apparaît inévitable.
Les habitués des prix défiant toute concurrence verront donc le montant de leur panier s'alourdir avant la validation du paiement, ou sous forme de frais de traitement supplémentaires.
Outre l'Hexagone, cette disposition s'applique également aux livraisons à destination de Monaco, de la Martinique, de la Guadeloupe et de La Réunion, élargissant ainsi considérablement la portée de cette nouvelle taxe sur les petits colis.

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Comment Shein ou Temu pourront éviter de payer cette nouvelle taxe sur les petits colis ?
Les opérateurs aéroportuaires français redoutent un "effet boomerang", un scénario catastrophe qui s'est déjà produit chez nos voisins européens.
L'Italie, qui a mis en place un dispositif similaire au 1er janvier, en fait l'amère expérience. Pour éviter les frais douaniers transalpins, les multinationales chinoise comme Shein ou Temu ont simplement modifié leurs plans de vol.
Des dizaines d'avions cargos, initialement programmés pour atterrir à Milan, ont été détournés vers des aéroports plus cléments, tels que Liège en Belgique ou Budapest en Hongrie.
Une fois sur le sol européen, les marchandises dédouanées à moindre coût sont ensuite acheminées par une flotte de poids lourds vers leur destination finale. Si ce schéma se reproduit pour la France, la taxe ne rapportera pas les montants espérés, tout en augmentant drastiquement le trafic routier et la pollution aux frontières.
Une mesure d'attente avant le grand tour de vis européen
Cette initiative gouvernementale française assume pleinement son caractère transitoire. L'objectif affiché par le ministère du Commerce est de limiter immédiatement la concurrence jugée déloyale envers les commerces de proximité et les circuits courts, en attendant une réponse coordonnée à l'échelle du continent.
La loi prévoit d'ailleurs l'extinction de cette taxe nationale au plus tard le 31 décembre 2026. Elle doit laisser la place à un cadre légal européen beaucoup plus strict. Les institutions bruxelloises préparent l'application d'une taxe uniformisée qui s'élèvera à 3 € par ligne tarifaire dès le mois de juillet 2026.
En alignant les règles pour l'ensemble des vingt-sept États membres, l'Union européenne espère combler les failles logistiques et mettre un terme définitif aux stratégies de contournement, signant ainsi la fin de l'âge d'or des produits importés à prix sacrifiés.

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