Aberration fiscale : pourquoi votre électricité est taxée 3 fois plus que le pétrole importé

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Alors que la France tente de reprendre la main sur son destin énergétique, une aberration continue de peser lourdement sur la stratégie nationale. Ce vendredi, l'Union Française de l'Électricité (UFE) a brisé un tabou en dénonçant une fiscalité qui marche sur la tête : l'électricité, pourtant produite localement et sans carbone, reste massivement plus taxée que les énergies fossiles importées. Christian Buchel, son président, appelle les pouvoirs publics à un sursaut immédiat, chiffrant ce déséquilibre fiscal du simple au triple.
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Un paradoxe fiscal qui coûte cher à la transition
Le constat dressé par les acteurs du secteur a de quoi faire grincer des dents. Alors que le gouvernement vient tout juste d'officialiser sa feuille de route énergétique au Journal Officiel, fixant le cap vers 2035, une incohérence subsiste.
La France dispose d'un atout rare en Europe : une électricité quasi intégralement décarbonée grâce au nucléaire et aux renouvelables.
Pourtant, cette énergie vertueuse ne représente aujourd'hui que 27 % de la consommation finale des Français. Pourquoi un tel plafond de verre ? La réponse se trouve en grande partie dans la structure des prélèvements obligatoires.
Christian Buchel, invité ce matin sur les ondes de France Inter, n'y est pas allé par quatre chemins. Selon le président de l'UFE, « la fiscalité actuelle reste souvent deux à trois fois plus forte sur l’électricité produite sur notre territoire que sur les énergies fossiles importées ».
Le système fiscal français continue de favoriser implicitement le gaz ou le fioul, souvent extraits à l'autre bout du monde, au détriment des électrons produits dans l'Hexagone. Pour les experts, cette situation s'apparente à un frein à main serré en pleine course vers la neutralité carbone.
Le signal prix : le nerf de la guerre pour les ménages
L'enjeu dépasse largement les simples débats d'experts ou les colonnes de chiffres à Bercy. Il s'agit du budget quotidien des familles et de la viabilité de leurs investissements. Le gouvernement prépare pour le printemps un vaste plan d'électrification touchant l'industrie, les transports et le logement. Mais comment convaincre un ménage de remplacer sa chaudière à gaz par une pompe à chaleur si la facture d'électricité est artificiellement gonflée par les taxes ?
L'UFE insiste sur la nécessité d'un « choc de fiscalité ». L'idée est d'envoyer un signal clair et durable. Si l'électricité devient fiscalement plus attractive, le retour sur investissement pour l'achat d'un véhicule électrique ou la rénovation thermique devient évident.
À l'inverse, le statu quo actuel brouille les pistes et retarde les décisions d'achat, laissant les consommateurs dans l'expectative face à des prix volatils.

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Le gouvernement face au mur de l'investissement
Du côté de l'exécutif, la prise de conscience semble réelle, même si la marge de manœuvre budgétaire reste étroite. Roland Lescure, ministre de l’Économie, a réagi en admettant que ce débat sur la fiscalité était inévitable et qu'il avait déjà commencé lors des discussions sur le budget.
Les autorités reconnaissent que l'électrification est rentable « à terme », mais le ministre pointe la difficulté de la bascule initiale.
Le problème réside dans le « ticket d'entrée ». Accompagner les ménages modestes et les filières industrielles demande des fonds colossaux. L'équation est complexe : baisser les taxes sur l'électricité priverait l'État de recettes immédiates, mais ne pas le faire risque de tuer dans l'œuf la compétitivité de l'industrie française et le pouvoir d'achat des citoyens à moyen terme.
Bruxelles pousse pour une refonte totale
La pression ne vient pas uniquement de Paris. La Commission européenne regarde avec insistance les factures d'électricité des États membres, où les taxes représentent en moyenne un tiers du montant total acquitté par les consommateurs.
Il y a un an déjà, Bruxelles recommandait ouvertement de réduire drastiquement ces prélèvements, voire de les supprimer pour les industries les plus gourmandes en énergie qui jouent le jeu de la décarbonation.
L'objectif européen est de cesser de financer des politiques annexes via la facture d'électricité. En France, le poids des taxes finance divers services publics, mais cette logique semble avoir atteint ses limites.
Si l'électricité doit devenir l'énergie du XXIe siècle, elle ne peut plus servir de variable d'ajustement budgétaire. Le « choc fiscal » réclamé par l'UFE pourrait bien être la condition sine qua non pour que la France tienne ses promesses climatiques sans sacrifier son économie.

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