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L’économie collaborative a-t-elle définitivement changé le visage de l’assurance ?

L’économie collaborative a-t-elle définitivement changé le visage de l’assurance ?

En 2018, les plateformes d’économie collaborative sont partout. Ces quatre dernières années, l’accessibilité à différents services comme la location de bien s’est métamorphosée. Mais comment cela a-t-il impacté le secteur de l’assurance ? Celui-ci est-il changé à jamais ?


Qu’est-ce que l’économie collaborative et en quoi est-elle liée aux assurances ?

Avec l'économie collaborative, nous avons changé nos habitudes quotidiennes.

Cette formulation, « économie collaborative », peut paraître a priori un peu vaste. Mais, en réalité, vous en avez déjà entendu parler. Airbnb, BlaBlaCar, Uber, Deliveroo… Ces dernières années, de nombreuses plateformes sont apparues afin de proposer des services entre particuliers qui n’existaient pas auparavant. Peu à peu, cette nouvelle économie alternative est venue modifier notre manière de fonctionner. Les crises économiques et l’évolution technologique rapide ne sont pas sans rapport avec cette métamorphose. Selon une étude menée en 2015 par la TNS Sofres, Forbes et Pwxx, 9 Français sur 10 étaient déjà passés par un service reposant sur la structure de l’économie collaborative.

Mais cette dernière a aussi progressivement modifié la manière de fonctionner des vendeurs de services eux-mêmes, bien obligés de s’adapter. De ce côté-là, les compagnies d’assurance sont en première ligne, puisque lorsqu’il s’agit de louer des biens ou de transporter des personnes, elles sont essentielles.

Pour autant, l’évolution n’est pas évidente, car cette économie dite du partage demande aux assureurs de ne plus assurer le bien lui-même, mais l’usage que l’on en fait, comme l’expliquaient déjà Les Échos en 2016. L’économie collaborative repose essentiellement sur l’échange de services entre particuliers, sur un rapport de confiance et de partage.

L’économie collaborative a un bel avenir devant elle… et l’assurance aussi !En 2016, une étude menée par Pwc France – cabinet d’audit et de conseil – avait annoncé un chiffre d’affaires possible de 83 milliards d’euros pour l’économie collaborative en 2025 à travers l’Europe. Comme le souligne France Inter, « il y a deux ans, [celui-ci] était [déjà] de quatre milliards d’euros ».

Assurance et économie collaborative : quelles répercussions ?

Récemment, l’assureur Lloyd et le cabinet Deloitte ont mené une étude importante à travers six pays différents – France, Chine, Allemagne, Émirats arabes unis, Royaume-Uni, États-Unis – et les résultats sont parlants : 680 millions de personnes ont consommé au moins une fois des services de partage ou des biens de partage dans ces pays. Ce nouveau modèle dont nous avons pu voir la progression ces dernières années est donc fait pour rester. C’est à la fois un avantage et un inconvénient pour les entreprises. Elles peuvent en effet y voir une occasion d’investir un marché porteur, mais elles ont pour cela besoin de remettre en cause leur manière actuelle de fonctionner pour y accéder pleinement.

Selon l’étude, sur les 8 500 personnes interrogées, seulement 57 % de celles passant par l’économie partagée sont couvertes pour un « bien loué » ou un « service rendu ». Pour Julien Maldonato du cabinet Deloitte, le fonctionnement collaboratif « trouble les frontières entre le monde professionnel autour de l’entreprise et le monde du particulier. […] [En 2018], on consomme différemment d’une époque où on était propriétaire d’un bien qu’on préservait avec une durée de vie assez longue. On va vers une économie où peut-être demain, la durabilité, le rapport à la propriété évoluera beaucoup ».

Économie collaborative : le secteur de l’assurance a son rôle à jouerL’assurance est au cœur de l’épanouissement de l’économie collaborative. Celle-ci est aujourd’hui partout et engrange logiquement des demandes du côté de ce secteur qui, en faisant le nécessaire, peut devenir indispensable pour les particuliers partisans du fonctionnement de l’économie partagée. Les demandes sont souvent inédites, et pour les compagnies d’assurance tout reste encore à faire.

Assurance et économie collaborative en France : le changement, c’est déjà maintenant ?

En 2017, plus d’un tiers des Français sont passés par l’économie collaborative. Un changement très récent qui oblige les différentes entreprises de services à changer leur manière de fonctionner. Et plus particulièrement les compagnies d’assurance, qui ont ainsi été obligées de s’adapter. Pour cela, les prestations qu’elles proposent doivent s’ajuster au nouveau modèle économique, en créant notamment des contrats inédits dont les durées sont réduites. Le bien loué et le service rendu ne sont généralement pas pris en compte dans un contrat d’assurance classique.

Des ajustements sont déjà en cours chez de nombreux assureurs qui ont rapidement décidé de s’adapter. Par exemple, la compagnie d’assurance AXA France propose des assurances pour les covoitureurs en association avec le service de covoiturage BlaBlaCar, ou même une couverture supplémentaire pour les travailleurs indépendants comme les chauffeurs Uber en cas d’accident. Encore plus significatif, Airbnb offre la possibilité de souscrire à une garantie – et non pas une assurance – en cas de dommages destinés aux hôtes, en partenariat avec Zurich Insurance et Llyod. Enfin, Allianz France assure de son côté Wikicampers, une plateforme en ligne proposant des locations de camping-cars pour les particuliers. Et la liste est non exhaustive. Pour l’assurance et l’économie collaborative, l’avenir semble donc radieux.

  • Assurance et économie collaborative : qu’est-ce qui change pour les assureurs et les assurés?
  • La durée des contrats d’assurance : avec ce nouveau modèle économique, les contrats doivent couvrir des périodes plus courtes ;
  • Les critères de détérioration des biens : avec l’économie collaborative, l’usure classique des biens change puisque celle-ci est logiquement plus significative, les critères mentionnés dans les contrats ne peuvent donc pas rester les mêmes ;
  • Le statut de particulier : si vous louez une habitation ou fournissez des services via le marché collaboratif, la frontière entre le particulier et le professionnel s’affine.
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