Assurance animaux : un allié de taille de la cause animale ?

Assurance animaux : un allié de taille de la cause animale ?

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La législation autour du droit des animaux tend à devenir de plus en plus favorable au bien-être animal… Pourtant, contrairement à d’autres types d'assurances, la mutuelle animale n’est pas obligatoire. Légiférer l’assurance animaux pour faire valoir les droits de nos amis à quatre pattes, utopie ou nécessité ?

Ce dimanche 10 décembre, on célèbre la Journée internationale pour les droits des animaux. À l'occasion, les associations se battent pour faire reconnaître leurs droits et sensibiliser le grand public à leur cause. Des actions à la fois nécessaires et source de changements, puisqu'au fil des années, la loi française a déjà apporté quelques ajustements au statut des bêtes.

⚖️ Droit des animaux : la loi a bien évolué, mais est-ce suffisant ?

Depuis 2015, ces derniers sont reconnus par le Code civil comme des « êtres vivants doués de sensibilité ». Avant, ils étaient considérés comme des biens meubles et ne possédaient pas de personnalité juridique. Mais malgré cette avancée majeure, la loi conserve un caractère relativement ambigu, car les animaux restent toujours affiliés au régime des biens. Et pour beaucoup, elle a changé peu de choses dans la vie de tous les jours, restant une loi plus symbolique que réellement effective.

En revanche, le Code pénal réglemente assez clairement la maltraitance et les actes de cruauté envers les animaux. L'article R653-1 reconnaît notamment les atteintes involontaires à la vie et à l’intégrité de l’animal, que ce soit « par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou manquement à une obligation de sécurité ou de prudence imposée par la loi ou les règlements », et prévoit des sanctions dans ces situations.

Si l’on s’en tient à la définition du Code pénal, le manque ou l’absence de soins porté aux animaux peut donc être puni par la loi, car considéré comme une potentielle négligence de la part du propriétaire. Bien sûr, tout propriétaire respectueux et aimant n’hésite en aucun cas à faire soigner correctement son animal, mais les frais de santé peuvent vite coûter une fortune. Par exemple, pour une simple visite de routine chez le vétérinaire, un propriétaire dépense en moyenne entre 50 et 70 € minimum.

C’est là que l’assurance animaux se révèle particulièrement pertinente… Mais, selon l’I-CAD, pour 1,7 million d’animaux domestiques recensés en France, seulement 10% à peine des propriétaires ont souscrit une mutuelle dédiée, contre 35% en Angleterre et plus de 80% en Suède.

L’obligation d’assurance animale pourrait alors venir pallier le problème du manque de couverture adéquate chez nos amis les bêtes. D’un côté, elle éviterait des situations délicates à un propriétaire qui paye pour l’opération de son animal sans en avoir les moyens ; de l’autre, elle protégerait les animaux que les propriétaires en difficulté financière refusent de soigner.

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943 € par an : c’est l’argent dépensé en moyenne par les particuliers pour prendre soin d’un animal de compagnie, une grande partie de ces dépenses partant directement dans l'alimentation et les frais de santé (Source Ipsos 2022). Bien que ce contrat soit finalement peu utilisé en France, l’assurance animaux présente pourtant un intérêt évident : privilégier la santé de son compagnon à quatre pattes sans avoir à se ruiner.

Une mutuelle pour chat ou mutuelle pour chien permet de bénéficier en général d’une prise en charge allant de 60 à 100%, avec un plafond annuel compris en moyenne entre 1 000 et 2 500 €. Une aide précieuse pour la santé de votre animal, surtout quand on sait que les mensualités varient entre 10 et 30 € selon l’âge de votre boule de poils, sa race et ses antécédents médicaux. Le prix paraît vite dérisoire en comparaison avec les frais de santé engendrés par les bêtes, une simple opération pouvant coûter plusieurs milliers d’euros.

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🐶 2024 : de nouveaux enjeux pour l’assurance animaux

Si le caractère obligatoire de l’assurance animale reste un enjeu de taille, les assureurs en santé bestiale doivent également faire face aux évolutions du secteur. À l’image des mutuelles santé pour les hommes, l’assurance animaux pourrait bien connaître un changement de paradigme, où il n’est plus seulement question de guérir, mais aussi de prévenir.

Tout comme les humains cherchent un contrat avec prise en charge de l’optique, remboursement dentaire ou médecines alternatives, les contrats d’assurance animaux tendent à se diversifier, couvrant ainsi les séances d'ostéopathie, le détartrage, ou encore les compléments alimentaires. Finalement, l’assurance animaux se tourne peu à peu vers les soins préventifs, l’objectif étant d’entretenir au mieux son animal au quotidien pour éviter par la suite les gros soucis de santé. Au-delà d’un simple contrat de protection, la mutuelle animale glisse de plus en plus vers un contrat de consommation courante, demandant ainsi aux assureurs du marché de s’adapter.

D’autres enjeux peuvent également être cités, comme la nécessité pour les assureurs de collaborer de manière plus étroite avec les vétérinaires et les professionnels de la santé animale, afin de gagner en visibilité et en autorité. C’est le cas par exemple en Angleterre ou encore en Suède, où les assureurs vont parfois jusqu’à nouer des partenariats avec des cliniques vétérinaires. Autre enjeu majeur : l’extension de la couverture animale, et notamment la prise en charge des maladies héréditaires ou congénitales, extrêmement courantes et faisant pourtant l’objet d’exclusions de garantie.

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