Interdiction de la chaudière au fioul en France avant 2030

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fin du fioul

Après la chaudière à basse température, c’est au tour de l’avenir du chauffage fioul d’être mis à mal par le gouvernement dont les objectifs à moyen terme est d’en interdire la commercialisation d’ici 2030. Troisième énergie pour le chauffage en France derrière l’électricité et le gaz, le fioul domestique souffre depuis des années de son caractère polluant et couteux à l’achat. L’Etat français souhaite que l’ensemble des français disposant d’une chaudière au fioul amorce sa transition énergétique. Pour cela, le particulier dispose d’un panel d’équipements de chauffe économiques et écologiques, ainsi que d’aides financières pour faciliter le remplacement de leur vieille chaudière au fioul.


Transition énergétique et pouvoir d’achat, même combat !

Le premier Ministre Edouard Philippe a annoncé en fin d’année 2018 « un objectif ambitieux » pour la France : la suppression de toutes les chaudière fioul. Pourquoi une telle mesure, alors que la France compte près de 4 millions de foyers chauffés au fioul domestique ?

Le fioul domestique, polluant et coûteux

Technicien devant citerne de gaz

Le fioul domestique, s’il présente de nombreux avantages comme le fait de pouvoir chauffer de grands volumes grâce à son haut pouvoir calorifique, est pourtant décrié depuis quelques années déjà :

  • le coût du fioul domestique pèse énormément sur le budget d’un ménage. Bien qu’en comparaison avec le prix du kWh d’électricité du tarif réglementé, le prix du fioul reste « abordable » avec 9.56€ pour 100 kWh PCI contre 15.82€ pour l’électricité (mars 2019 – Bases de données Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire et du Médiateur National de l’Energie), la facture de chauffage reste très élevée en moyenne, soit plus de 2000€ en se chauffant au fioul ! Une facture de chauffage astronomique au vu du climat social houleux en France de l’année 2019. La crise des Gilets Jaunes étant aussi passée par-là, l’Etat voudrait redonner du pouvoir d’achat aux français en situation de précarité énergétique. D’autant plus que le fioul domestique est soumis aux fluctuations du marché du pétrole. Cette dépendance doublée par une pression fiscale qui ne va que s’accentuer au fil des années, font qu’il est plus qu’urgent de changer de mode de chauffage au plus tôt ;
  • le fioul est issu du pétrole, une énergie fossile avec un fort impact sur l’environnement. Ses émissions de CO2 sont particulièrement élevées : 300g CO2/kWh contre 234g/kWh pour le gaz naturel; Particules fines, émissions de gaz à effet de serre sont autant de facteurs nuisibles à la santé et à la planète qui encouragent le gouvernement à revoir ses objectifs et proposer une solution concrète au remplacement d’une chaudière fioul ;

Lutte contre les gaz à effet de serre

gaz co2

L’objectif est donc double pour le gouvernement, l’aspect environnemental en fer de lance. En effet, la France est soumise à des obligations de réduction de ses émissions de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone en tête) pour rester conforme aux objectifs du protocole de Kyoto et ceux pris lors de l’accord de Paris. Le réchauffement climatique ne va faire que s’accentuer d’ici 2050 si rien n’est fait en matière de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, l’Etat a pris donc toutes les mesures pour que les économies d’énergie se réalisent concrètement à défaut de rapidement. Car aujourd’hui il ne s’agit de pas de renverser le processus du réchauffement climatique, mais plutôt de l’enrayer ; et pour cela l’Etat français doit être prescripteur envers les ménages qui n’ont pas forcément la possibilité de réaliser leur conversion énergétique tout en ayant la volonté. Plusieurs dispositifs financiers ont été mis en place afin d’alléger les charges liées à un remplacement de chaudière gaz ou fioul ancienne génération pour des ménages aux ressources modestes voire très modestes. Deux niveaux de primes existent à cet effet. Les alternatives sont nombreuses et peuvent répondre à tous les profils de consommation. Le point commun étant, bien évidemment, de pouvoir faire de belles économies d’énergie.

Quelles alternatives pour remplacer la chaudière au fioul ?

Quels sont les modèles de chaudières les plus adaptés à son mode de consommation et quelles sont les économies d’énergie possibles ? Plusieurs énergies se positionnent d’ores et déjà comme l’évidence à l’interdiction de la chaudière au fioul, mais que valent-elles vraiment à l’usage ?

Chaudière à gaz à condensation

Les modèles de chaudière à gaz ont beaucoup évolué au cours des dernières années, alliant performance et rendement énergétique élevés. Un modèle notamment ressort du lot comme étant la référence en matière de chaudière à gaz : la chaudière à gaz à condensation. Plébiscitée autant par ses utilisateurs que par les pouvoirs publics, cette chaudière offre de multiples avantages à son usage : économies d’énergie, confort thermique et efficacité énergétique. A son actif, plus de 110% de rendement énergétique et une économie d’énergie de 20% par rapport à une chaudière classique ! Son secret ? Exploiter tout le potentiel de la combustion d’une énergie sans gaspillage. En effet, la chaudière à condensation brûle un combustible dans une chambre de combustion ; cette combustion chauffe un liquide caloporteur – de l’eau en général – qui émet des vapeurs de fumées. Cette vapeur contient des calories qui sont récupérées pour être injectées dans le circuit de chauffage central.

Aucun gaspillage, toute l’énergie produite est utilisée à bon escient pour le plus grand bonheur du porte-monnaie et de la planète, puisque la consommation d’énergie est limitée ainsi que les émissions de CO2.

Chaudiere condensation

La chaudière à condensation est donc logiquement conseillée lors d’un remplacement d’une vieille chaudière, et plus particulièrement la chaudière à gaz à condensation. Les raisons sont multiples :

  • le gaz naturel a un coût relativement abordable si on le compare à l’électricité ou au fioul, et il émet un taux d’émission de CO2 inférieur au fioul.
  • elle présente aussi l’avantage d’être plus pratique et moins chère que la chaudière à condensation aux granulés de bois qui nécessite un espace de stockage.
  • la chaudière à gaz à condensation peut fonctionner également avec du gaz propane, qui peut s’apparenter au fioul par son usage – une cuve de stockage est également nécessaire. Ce qui peut s’avérer une bonne solution pour les personnes habitant dans des zones non desservies par le réseau de gaz naturel.
  • la chaudière à gaz à condensation est éligible à l’ensemble des aides financières en faveur de la rénovation à la performance énergétique, sous conditions de ressources.
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Chaudière biomasse

La chaudière biomasse fonctionne avec un combustible issu à 100% d’origine renouvelable, le bois et ses dérivés : plaquettes forestières, granulés de bois, bûches. Des 3 modèles de chaudière biomasse :

chaudière

C’est la chaudière à granulés de bois qui remporte la plus grande adhésion des consommateurs et prescripteurs en économies d’énergie. Son rendement énergétique est d’environ 95% contre 50-70% pour la chaudière à bûches, elle présente également l’avantage d’avoir un combustible – le granulé de bois – moins soumis à des contraintes comme l’humidité ; ce qui n’est pas le cas de la bûche de bois par exemple dont le stockage peut s’avérer vite problématique.

Toutefois, le prix d’une chaudière à granulés de bois peut vite s’avérer un frein pour beaucoup de particuliers avec un prix d’achat se situant entre 10 000 et 25 000 € TTC pose comprise. Ce prix peut être allégé par les aides financières à la transition énergétique.

Pompe à chaleur aérothermique

La pompe à chaleur (PAC) est un équipement de chauffe mis en avant par la plupart des spécialistes en génie climatique et fournisseurs d’énergie – EDF en tête – depuis l’annonce de la fin des chaudières au fioul. Les avantages sont multiples :

  • 90% d’émissions de CO2 en moins qu’une chaudière au fioul ;
  • Rendement énergétique élevé – cela permet de « substituer à 4 kWh de combustible fossile, 1 kWh d'électricité et 3 kWh de chaleur renouvelable gratuite prélevée sur l'environnement (air, sol, nappe phréatique)" d’après l’Association française pour les pompes à chaleur (Afpac) ;
  • Utilisation d’une énergie contenue dans l’air – donc renouvelable – pour pourvoir en besoin de chauffage et d’eau sanitaire du logement ;
  • La PAC réversible permet également de rafraichir les pièces de l’habitation ;
  • Un coût d’achat élevé 15 000€ à 20 000€ vite compensé par les économies d’énergie réalisées (près de 30% de réduction sur la facture de chauffage par rapport à l’utilisation de convecteurs électriques classiques).

On pourra également compter sur les différentes primes de l’Etat disponibles pour alléger son acquisition.

Système solaire combiné

Le système solaire combiné permet de chauffer et fournir en eau chaude sanitaire une habitation grâce à un procédé technologique innovant. Il ne doit pas être confondu avec les panneaux solaires photovoltaïques, car il utilise des capteurs solaires thermiques. Ces capteurs permettent de récupérer les calories de l’énergie solaire et de la réinjecter dans le chauffage central via la chauffe d’un liquide caloporteur.

Les économies d’énergie qu’il permet de réaliser sont importantes tant l’énergie qu’il utilise est gratuite et inépuisable. Cependant, le système solaire combiné ne peut subvenir à l’ensemble des besoins énergétiques d’un logement. Trop de facteurs de variation existent tels que le taux d’ensoleillement et la zone géographique du lieu d’habitation.

En revanche, ce système de chauffe ingénieux permet d’être couplé avec une chaudière à gaz ou à l’électricité et d’en faire baisser drastiquement la consommation. Le combo idéal ?

Comparer les offres des fournisseurs de gaz et d’électricité Le particulier a la possibilité de réduire sa facture de chauffage de quelques centaines d’euros de plus par an grâce aux différentes offres d’électricité et de gaz des fournisseurs alternatifs. En parallèle des tarifs réglementés, ces offres commerciales cumulent pour certaines, réduction sur le prix du kWh d’électricité ou de gaz naturel et sources d’énergies renouvelables. Pour trouver l’offre qui correspond le mieux à son profil de consommation, des comparateurs d’Energie comme Selectra permettent de dresser une liste d'offres personnalisées selon ses besoins.

Prime conversion chaudière et autres aides financières

L’installation d’une nouvelle chaudière ou d’un nouvel équipement de chauffe nécessite un investissement de départ, souvent très élevé pour la plupart des ménages. Pour cela, l’Etat a mis en place une série d’aides financières en faveur des travaux de rénovation énergétique. Souvent cumulables entre elles, elles sont disponibles sous conditions de ressources :

Cochon tirelire

Recours à un professionnel RGE Ses subventions sont conditionnées à l’emploi d’un professionnel chauffagiste certifié Reconnu Garant de l’Environnement pour l’installation d’une chaudière ou d’une PAC/système solaire combiné. Cette labellisation outre le critère environnemental, offre une assurance au particulier sur le respect des normes de sécurité lors de la pose.

Critique des objectifs du gouvernement

L’annonce de la chaudiere fioul interdite en France a soulevé un lever de boucliers des fournisseurs de fioul. La filière représente 15 000 emplois, victimes de premier plan des mesures en faveur de l’environnement mis en place par l’Etat. Les critiques fusent, sans être pour autant dénuées de fondements ni de solutions alternatives.

La fronde des fournisseurs de fioul

Pour les fournisseurs de fioul domestique, la mesure d’interdiction et ses aides financières « coup de pouce » et « primes conversion chaudière » ne peuvent être la solution au problème de remplacement d’une chaudière fioul vieillissante :

  • les possibilités offertes sont limitées pour des ménages souvent en zone rurale, mal desservies en gaz naturel ;
  • la prime conversion chaudière allège certes la facture d’achat pour une nouvelle chaudière, mais reste bien insuffisante pour des ménages à revenus très modestes. Et souvent en détresse sociale et financière.
  • les opérations commerciales « chaudière à 1 euro » « pompe à chaleur à 1 euro » lancées par plusieurs fournisseurs d’énergie surfant sur la prime conversion chaudière remplissent-elles toutes leurs promesses ? Plus de 3 millions de foyers sont équipés en chaudière fioul pour rappel, les objectifs ne semblent-ils pas trop ambitieux ?

Les fournisseurs de fioul domestique proposent d’utiliser du biofuel à l’instar du biogazoil biogaz déjà existants. Ce nouveau fioul domestique contenant entre 10% et 30% de biofuel à base de colza et autres produits de synthèse. Pour la fédération des française des combustibles, carburants et chauffages (FF3C) les solutions existent, encore faut-il que la réglementation change et que le Conseil d’Etat débloque les aides pour le remplacement de chaudières énergivores et polluantes pour l'instant non éligibles pour les chaudières à fioul domestique.

Les énergies alternatives économiques et écologiques ?

Le fioul domestique est donc mis au rang des parias par rapport à d’autres énergies plus vertueuses telles que le gaz, le bois ou même l’électricité. C’est une des critiques affichées par la FF3C qui compare la suppression prochaine des chaudières au fioul à un « sacrifice sur l’autel du nucléaire». La filière de l’électricité est ainsi montrée du doigt, car devra-t-on augmenter la production d’électricité en France pour absorber les besoins énergétiques dus à la conversion des chaudières ? Lorsque l’on sait que la production d’électricité en France est à 75% issu du nucléaire, comment le gouvernement va-t-il tenir ses promesses annoncées de réduction de la part du nucléaire à 50% ? Toutes les inquiétudes sont là, d’autant plus que le nucléaire est une énergie décarbonée et non pas renouvelable.

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