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Energie : votre carburant change de nom

Les noms des carburants pratiqués dans l'Hexagone disparaîtront la semaine prochaine au profit d'une norme européenne.

Clap de fin pour le sans-plomb 98 et les autres noms que nous connaissions. A partir du 12 octobre, les noms des carburants changent afin d'harmoniser les offres des stations-services dans toute l'Union européenne. Quels seront les changements pour les consommateurs ? 

"Avoir les mêmes sigles dans tous les pays" : favoriser la compréhension des citoyens européens en voyage

Pas toujours facile de s'y retrouver à la pompe à essence lorsque l'on prend la route dans un autre pays de l'Union européenne. Pour ce faire, une harmonisation des noms des carburants aura lieu le 12 octobre. Toutefois, si la norme entre en vigueur le 12 octobre, une période de transition est à prévoir pour que les stations-services aient le temps d'uniformiser les noms de leurs produits.  Toutefois, pas d’inquiétude, ce nouveau règlement n'affectera en rien les prix du pétrole

D'autres pays hors Union européenne sont également concernés : l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège, la Macédoine, la Serbie et la Turquie adopteront également ces nouvelles appellations. 

Bon à savoirCertains médias ont annoncé que la Suisse subirait elle aussi les changements de noms. Cette nouvelle est démentie par la presse helvétique. En effet, l'Union Pétrolière, par voie de presse, a fait savoir que la Suisse souhaite "attendre les premières expériences de l’étranger avant d’introduire l’étiquetage européen".

Qu'est-ce qui change pour l'essence ? 

"Fini le sans-plomb 98, place désormais à l'E5" affirme David Boéri, journaliste sur France 3. Toutefois, il sera assez facile de s'y retrouver. En effet, "les différentes catégories d'essence reprennent ce même principe : ce sera toujours la lettre E dans une étiquette ovale, avec la couleur verte et un chiffre qui précise le taux de biocarburant", met-il en avant. Dès lors, "l'E10 correspond à l'actuel sans-plomb 95 avec 10% d'éthanol et l'E85 qui correspond au super éthanol avec un maximum de 58% de biocarburant" précise le journaliste. 

Dès lors, outre une plus grande facilité lors de déplacements hors des frontières, les automobilistes européens pourront mieux comprendre l'impact écologique de leur véhicule. "L’idée est d’indiquer au consommateur la teneur maximale en biocarburant" fait savoir la rédaction du magazine l'Expansion. 

Quid du diesel ? 

Il en va de même pour les moteurs diesel. La lettre choisi est simplement le B. Comme le fait savoir David Boéri "pour le moteur diesel, ce sera systématiquement une étiquette carrée avec une couleur jaune ou orange. Ce sera la B7 qui correspond au diesel normal, le B10 et le XTL, eux intègrent également des biocarburants".

Et les carburants alternatifs dans tout ça ? 

Ils seront estampillés dans des losanges. Leur classification sera assez simple à comprendre : "H2 pour l'hydrogène, CNG pour le gaz naturel comprimé, LPG pour le GPL, et LGN pour le gaz naturel liquéfié", explique David Boéri. 

Les constructeurs automobiles devront eux aussi se mettre aux normes. En effet, si l'on en croit le journaliste du plateau de France 3, "tous les véhicules neufs commercialisés en Europe auront bien sûr ces mêmes étiquettes imprimées juste à côté de la trappe du réservoir pour éviter toute confusion. C'est le principe de cette nouvelle nomenclature, avoir les mêmes sigles dans tous les pays".

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