Le prix du baril pétrole continue sa chute vertigineuse

Le prix du baril de pétrole a subi une série de baisses spectaculaires depuis un an. Des stocks excédentaires associés à une demande en berne et une croissance disparate ont entraîné les cours vers le bas.


Du jamais vu depuis 2008 : le baril de pétrole s’échangeait au matin du 21 août 2015 à tout juste 40 dollars US, un prix qu’il n’avait plus atteint depuis sept ans. Il y a un douze mois, il flirtait avec les 100 dollars US. Au cours des deux derniers mois, le baril d’or noir a perdu 35 % de sa valeur. 

Gaz de schiste, Iran et parts de marché : une offre pléthorique

Les analystes misent sur le passage du prix du baril sous les 40 dollars US. En effet, les stocks mondiaux de pétrole sont supérieurs aux prévisions, notamment grâce aux résultats de la production américaine de gaz de schiste. Au Moyen-Orient, l’Arabie-Saoudite a laissé les vannes de ses puits grandes ouvertes pour éviter de perdre ses précieuses parts de marché. Début 2016 va débarquer dans le secteur un futur poids lourd de l’exportation de pétrole : l’Iran. Délesté de ses anciennes sanctions économiques depuis l’accord sur le nucléaire signé le 14 juillet dernier, le pays de l’ayatollah Khamenei va inonder le monde de ses barils faits maison. 

La Chine au ralenti, l’Europe en crise : la demande en berne

Après des années à craindre l'épuisement des puits de pétrole, les grandes puissances exportatrices ont moins soif aujourd’hui. La Chine subit les conséquences de ses mauvaises performances économiques avec une consommation moindre, l’Europe en crise suit la route de la transition énergétique et les Etats-Unis capitalisent sur leurs formidables réserves en gaz de schiste. Le prix du baril reste dépendant de la croissance mondiale, globalement morose depuis le depuis le début de l’année 2015. Les prévisions très pessimistes autour des pays émergents ne devraient pas ralentir la chute du prix du pétrole au cours des prochains mois. 

Une aubaine pour la France

Le consommateur français peut être satisfait : il verra le prix de l’essence baisser sensiblement d’ici fin 2015. Mais c’est surtout l’économie française dans son ensemble qui y gagnera : 16 milliards d’euros en 2015. 

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