Transition écologique : l’étiquette énergie change de critères

Choisir un appareil performant permet de faire des économies d'énergie sur le long terme.

Présente depuis 1994 sur les appareils électroménagers, l'étiquette énergie permet d'évaluer rapidement les performances environnementales d'un objet à l'achat voire d'un bien immobilier. Or, les technologies ont progressé et les étiquettes ne reflètent plus la réalité de l'impact des appareils en matière d’émissions de gaz à effet de serre et de consommation. C'est pourquoi un changement de barème sera opéré en 2019. 

Des modèles classés entre A+++ et B

Difficile de bien mesurer la performance énergétique des équipements domestiques quand plus aucun ne peut être noté en dessous de B. C'est ce qu'explique Thérèse Kreitz, employée de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) : « Il ne faut pas donner l’impression qu’un appareil lave plus blanc que blanc. Or, entre une étiquette A et une A+++, on peut trouver un écart de contribution à l’effet de serre de 20%. Sur certains produits, comme par exemple les réfrigérateurs, plus aucun modèle n’affiche d’ailleurs une note inférieure à B – à moins qu’il ne soit depuis bien longtemps dans le stock du magasin... »

L'entrée en vigueur d'un nouveau barème 

Dès lors, il était impensable de ne pas revoir le classement. Les appareils les plus économes se verront attribuer la note B et les plus gourmands en énergie la lettre G. Un nouveau barème plus sévère pour inciter les constructeurs à améliorer toujours plus les performances énergétiques de leurs produits. Ainsi le met en avant Thèrese Kreitz :  « Il faut mesurer les progrès accomplis. En l’espace de 20 ans, la quasi-totalité des appareils notés de G à C ont disparu du marché. Les industriels ont réellement joué le jeu et cette nouvelle étiquette va les inciter à aller toujours plus loin, tout en offrant plus de lisibilité aux consommateurs. »

Bien choisir ses appareils pour réduire sa facture énergétique

13% : c'est la part de l'électroménager dans la consommation moyenne d'énergie d'un ménage en France. Dès lors, outre l'impact environnemental, le choix d'un équipement domestique s'avère crucial pour faire baisser sa facture d'électricité. Un frigidaire consomme entre 200 et 500 kWh par an. Les meilleurs peuvent faire baisser ce chiffre à 125 kWh/an. Bien que plus chers à l'achat, ils peuvent permettre de faire des économies sur le long terme. Il en va de même pour tous les appareils électriques. 

Loin de se cantonner aux performances, les montants de vos factures énergétiques sont également liés à l'usage que vous faites des appareils. Pour cela, des gestes simples comme bien dégivrer votre réfrigérateur ou éteindre la télévision au lieu de la mettre en veille, ou encore baisser le chauffage d'un degré peuvent faire une véritable différence sur votre budget énergie à la fin de l'année. En la matière, les progrès de la domotique peuvent vous aider au quotidien. En effet, grâce aux nouveaux objets connectés, il est possible de contrôler son chauffage, l'eau chaude ou encore l'éclairage des pièces à distance. 

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