EDF : pourquoi la centrale nucléaire de Flamanville ne produira plus d'électricité jusqu'à février

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Le passage de la tempête Goretti, marqué par des rafales supérieures à 200 km/h dans le département de la Manche lors de la nuit du 8 au 9 janvier 2026, a provoqué des avaries sur les infrastructures de raccordement de la centrale de Flamanville. Cette situation technique contraint l'énergéticien EDF à maintenir les réacteurs n°1 et n°3 à l'arrêt complet pour une durée de trois semaines. Ce retrait temporaire de 2900 MW de puissance pilotable intervient à un moment charnière pour l'équilibre du réseau national, imposant une phase de travaux de réparation sur les postes électriques haute tension.
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Mise à l'arrêt des réacteurs n°1 et n°3 de Flamanville jusqu'au 1er février
L'électricien national a communiqué ce lundi 12 janvier sur le calendrier de remise en service de ses installations normandes. Selon Montel News, les unités de production n°1 (1300 MW) et n°3 (EPR de 1600 MW) ne devraient pas reprendre leur activité avant le début du mois de février.
Le diagnostic réalisé par les équipes de maintenance met en évidence des dommages sur les lignes à 400.000 volts reliant le site au réseau de transport national. Ces équipements, situés à l'extérieur des bâtiments réacteurs, ont subi les assauts directs du vent, rendant impossible l'évacuation sécurisée de l'électricité produite.
EDF précise que ces travaux de remise en état doivent impérativement être réalisés hors tension pour garantir la sécurité des techniciens. Cette contrainte technique justifie l'indisponibilité programmée des deux réacteurs durant vingt jours.
Pour le nouvel EPR, raccordé au réseau en décembre 2024, cet arrêt impose un nouvel ajustement du calendrier des essais à pleine puissance. Le réacteur avait pourtant réussi à atteindre 100 % de sa charge nominale le 14 décembre dernier, puis à nouveau le 4 janvier, confirmant sa capacité à injecter 1573 MW sur le maillage électrique français.
La sûreté de Flamanville à l'épreuve de la tempète Goretti
L'incident réseau survenu lors du pic de la tempête Goretti a déclenché plusieurs procédures de mise en sécurité. Vers minuit, le réacteur n°1 a basculé en mode « îlotage », se déconnectant du réseau pour assurer uniquement sa propre alimentation interne.
Pour l'unité n°3, la perte de la ligne haute tension externe a provoqué l'arrêt automatique de la turbine à 00h45 vendredi. Les équipes d'astreinte, pré-mobilisées dès le jeudi soir, ont dû gérer une situation où l'alimentation de secours du site a reposé sur un équilibre technique spécifique, un groupe électrogène diesel étant lui aussi en phase de maintenance.
Ces conditions d'exploitation exceptionnelles ont conduit l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) à activer préventivement son centre de crise national durant quelques heures. Le gestionnaire du réseau de transport, RTE, procède actuellement à une inspection minutieuse des pylônes et des postes électriques aux abords de la centrale.
Les accès au site restent perturbés par la présence d'arbres tombés sur les axes routiers et par les conséquences d'une vague de submersion ayant franchi la digue lors du passage de la dépression.

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Maintenance lourde et remplacement de composants sur l'unité n°2 de Flamanville
En plus des conséquences de la tempête Goretti, Flamanville doit faire face à l'indisponibilité de longue durée du réacteur n°2. Cette tranche de 1300 MW est engagée dans un programme de maintenance d'envergure visant à prolonger sa durée de vie opérationnelle de deux décennies.
EDF travaille actuellement sur le remplacement des quatre générateurs de vapeur. Ces composants, pesant chacun 520 tonnes pour plus de 20 mètres de hauteur, constituent des pièces maîtresses du circuit primaire du réacteur.
Ce chantier, qui doit s'étendre sur une période totale de huit mois, comprend plus de 11.000 opérations techniques distinctes. Outre le renouvellement d'un tiers du combustible nucléaire, les équipes procèdent au contrôle de la cuve et à la révision complète de la turbine de basse pression.
Le redémarrage de l'unité n°2 est officiellement annoncé pour le 18 juin 2026. En attendant, la Normandie doit se passer de la totalité de sa production électronucléaire habituelle, une conjoncture qui sollicite davantage les autres centres de production du pays et les capacités de production éolienne.
Chronique d'un chantier hors norme : les déboires de l'EPR de Flamanville
L'histoire de l'EPR de Flamanville ressemble à un marathon industriel parsemé d'obstacles imprévus qui ont profondément marqué la filière nucléaire française.
Lors du lancement officiel du chantier en décembre 2007, l'ambition affichée par EDF consistait à mettre en service le réacteur le plus puissant du pays dès 2012, pour un investissement initial de 3,3 milliards d'euros.
Près de deux décennies plus tard, le budget a été multiplié par sept, atteignant une estimation proche des 24 milliards d'euros, tandis que le calendrier a subi six reports.
Les premières années ont été marquées par des défauts de génie civil liés au ferraillage et à la qualité du béton, mais c'est en 2015 que le projet a connu son premier séisme technique. La découverte d'une anomalie dans la teneur en carbone de l'acier de la cuve, pièce maîtresse du réacteur, a forcé l'arrêt des opérations durant près de trois ans pour mener des tests de résistance mécanique approfondis.
À peine ce dossier stabilisé, des problèmes de soudure ont été détectés en 2018, révélant des malfaçons sur huit jonctions critiques du circuit secondaire principal. Ces réparations ont exigé des découpes de structures déjà installées, repoussant à nouveau l'échéance de plusieurs années.
Même après le premier raccordement au réseau électrique en décembre 2024, la phase de montée en puissance durant l'année 2025 a été qualifiée de chaotique par de nombreux observateurs.
Pas moins de cinquante problèmes de sûreté ont été signalés aux autorités de contrôle, illustrant la difficulté de stabiliser cette technologie de troisième génération. L'arrêt prolongé imposé par la tempête Goretti en ce mois de janvier 2026 n'est que la dernière péripétie d'une chronologie tourmentée.
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