Terminal méthanier de Dunkerque : un projet sans encombre pour EDF

Alors que le réacteur EPR de Flamanville prend du retard et que le projet Hinkley Point est attaqué en justice, le terminal méthanier de Dunkerque devrait ouvrir sans retard à la fin de l'année.


4ème terminal méthanier français

Selon Sylvie Lebreux, directrice projet RH et communication de Dunkerque LNG, le projet est achevé à 93%. Après 4 ans de chantier, le terminal de Dunkerque est bientôt terminé. Avec ses 13 milliards de m³ par an de capacité, soit 20% de la consommation française de gaz naturel, le terminal sera un élément clé pour soutenir les ambitions d'EDF sur le marché du gaz naturel liquéfié. Contenant trois cuves d'une capacité de 190 000 m³, le terminal sera l'un des plus grands d'Europe et pourra accueillir toute l'année des méthaniers de toutes tailles.

Répétition avant le lancement fin 2015

Dans un mois environ, le tunnel sera inondé. L'eau tiède qui servira à réchauffer le GNL (qui arrive à -160°) pour le faire repasser à l'état gazeux proviendra de la centrale nucléaire de Gravelines. Ce procédé unique qui permet d'éviter de brûler du gaz inutilement a été rendu possible par la construction d'un tunnel de 5 km entre la centrale et le terminal. Dès la fin du mois d'octobre, un premier méthanier accostera et des tests seront réalisés pendant deux mois 

Surcapacité pour les premières années d'exploitation

Selon les prévisions, le GNL a de belles années devant lui. Avec une croissance estimée à 4% par an en moyenne d'ici 2025, il devrait être en surcapacité en Europe dans les prochaines années. En effet, la croissance chinoise et l'arrêt des réacteurs nucléaires au Japon ont gonflé les prix en Asie et les méthaniers choisissent donc davantage ce marché. Le terminal de Dunkerque sera donc en forte concurrence avec les 23 terminaux méthaniers d'Europe dont trois français détenus par le concurrent direct d'EDF, son ancien partenaire Engie (ex-GDF Suez)

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