Coup d'envoi du projet de gazoduc Nord Stream 2, Engie actionnaire minoritaire

Le projet vient doubler les capacités du gazoduc Nord Stream 1 déjà existant en mer Baltique, permettant de sécuriser l'approvisionnement en gaz russe.

Les responsables de plusieurs géants de l'énergie européens se sont rencontrés ce matin, en marge du Forum économique oriental, pour signer le pacte d'actionnaires fondateur de la New European Pipeline AG, société en charge de la construction des gazoducs Nord Stream 2. Le projet est dominé par Gazprom, champion russe du gaz naturel, qui en détient 51% des parts. Il est rejoint par OMV, Shell, E.ON et BASF (via sa filiale Wintershall) qui en détiennent chacun 10%, ainsi que par Engie, le fournisseur historique de gaz français, qui y a souscrit à hauteur de 9%. Cette participation était pressentie depuis début août mais n'a pas été confirmée avant la date effective de la signature du pacte d'actionnaire.

Cette participation d'Engie dans la mise en place des infrastructures dans la mer Baltique indique que le groupe compte toujours sur le gaz russe pour son approvisionnement, bien qu'il ait lancé des initiatives pour diversifier ses sources d'approvisionnement. Comme les autres pays européens, la France doit en effet composer avec la hausse de la consommation en gaz naturel, de pair avec l'épuisement annoncé des réserves européennes en mer du Nord.

Nord Stream 2 disposera de la même capacité et suivra le même tracé que celui de Nord Stream 1, un gazoduc inauguré en 2011. Ce nouveau projet tirera donc profit de l'expérience acquise lors du premier tracé.

Mis à jour le