Les ambitions d’Engie en 2018

Depuis son arrivée en Mai 2016 à la tête d’Engie, Isabelle Kocher a initié une profonde mutation de l’entreprise afin de la rendre plus compétitive. Dans un entretien accordé au journal Le Figaro, elle est revenue sur sa stratégie, mais aussi sur ses plans pour l’entreprise en 2018.


L’abandon de différents secteurs…

Depuis 2016, Engie s’est séparé de plusieurs de ses activités, la dernière en date étant la production de gaz naturel liquéfié, vendue à Total pour près de 1,5 milliards d’euros. Auparavant, Engie a également abandonné l’exploration et la production d’hydrocarbures, un autre de ses secteurs historiques. 

... Afin d’évoluer et de s’adapter au marché actuel

Isabelle Kocher a justifié la cession de ces activités par le besoin de restructuration de l’entreprise, tout en s’appuyant sur une hausse de la croissance dans plusieurs secteurs (5% dans la production d’électricité, 9% dans les services...) pour valider ses décisions.

Notons également que les sommes générées par la vente d’activités ont été réinvesties dans divers projets, notamment à l’étranger. Engie a par exemple signé un contrat de cinquante ans avec l’université de l’Ohio pour gérer l’ensemble de l’énergie du campus, et a acquis la société Tabreed -le spécialiste des réseaux de froid urbains au Moyen-Orient-.

Engie mise également sur une constante évolution du marché de l’électricité verte, et espère doubler son nombre de clients en France d’ici la fin 2018. Cela équivaudrait à passer d’un million à deux millions de clients en moins d’un an et demi.

La bonne volonté du gouvernement saluée

Isabelle Kocher a également salué la volonté que montrait le Gouvernement français a soutenir les énergies renouvelables, malgré de gros progrès à faire, notamment au niveau de la "complexité des procédures".

Je me félicite que le gouvernement ait une grande ambition.

Des améliorations peuvent également être faites pour inciter les gens à soutenir les énergies vertes, comme en généralisant les contrats de longue durée: cela pousserait les fournisseurs à investir sur des équipements efficaces et de bonne qualité, et permettrait des économies d’énergies sur plusieurs années.
 

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