La Fédération française de l’assurance souhaite accompagner les assurtech

Avec son Hub, la Fédération française de l’assurance acte sur sa volonté d’agir en faveur de l’innovation dans le secteur assurantiel. Cet espace de travail collaboratif, destiné à accompagner les jeunes pousses de l’assurance spécialisées dans la tech a fait son premier bilan en 2019, et annoncé ses ambitions pour la suite.

Technologies et assurances : les nouveaux enjeux du secteur


Pour anticiper les métamorphoses du marché, mais aussi les nouveaux besoins des assurés, les acteurs doivent inventer de nouvelles solutions.

Comment réimaginer l’assurance de demain ? On le sait, les défis pour les acteurs sont nombreux. Afin de rester dans la course, ils doivent s’adapter aux changements des usages, bien souvent liés aux innovations technologiques.

La Fédération française de l’assurance – ou FFA – a bien conscience de ces nouveaux enjeux. Créée en 2016, celle-ci regroupe plus de 260 sociétés et réunit les acteurs principaux du marché. Au cœur de ses différentes missions, on retrouve entre autres la création d’un réseau collaboratif, lequel permet d’œuvrer pour la représentation, la préservation et la promotion du milieu de l’assurance, mais aussi au recoupement de données et à une communication officielle spécialisée pour le secteur.

Afin d’être active et d’accompagner les structures qui tentent de se faire une place sur le marché de l’assurance, en octobre 2018, la FFA a créé Le Hub, soit un dispositif destiné à épauler des jeunes pousses du milieu assurantiel : les assurtechs. De l’intelligence artificielle au big data, en passant par la blockchain et la domotique, toutes ces innovations font désormais partie intégrante du vocabulaire de l’assurance.

La Fédération peut ainsi faire bénéficier aux start-ups de son réseau, de sa visibilité et de son expertise grâce à cet espace d’open innovation. Fin mars 2019, la FFA présentait donc la première promotion de son programme et faisait le bilan.

Le Hub de la FFA : un incubateur de start-up singulierLa FFA n’est pas la seule à proposer un programme d’incubation pour les start-ups, c’est aussi par exemple le cas d’Allianz France, de CNP Assurances avec Open CNP et d’Axa avec Kamet Ventures. Pour Valérie Bompard, la présidente de la commission numérique de la FFA, leur Hub se distingue des autres dispositifs d’entreprises déjà existants : « [il] est complémentaire, car il permet un raisonnement collectif, non calqué sur les axes stratégiques d’une entreprise », a-t-elle expliqué à La Tribune.

Le Hub de la FFA : un espace de travail, d’entraide et d’innovation

Le Hub de la FFA, c’est quelque 250 m2 d’espace collaboratif et professionnel installés à Paris, au premier sous-sol du siège social de la Fédération. Cette structure est directement inspirée de celles créées dans le monde de l’innovation et du monde entrepreneurial contemporain. Le lieu dispose de 24 postes de travail, mis gratuitement à disposition des start-ups. Avec son programme, la FFA propose un véritable accompagnement : de la mise en relation avec leurs membres adhérents à la mise à disposition de l’expertise de professionnels.

Aujourd’hui, les enjeux liés au digital et à la technologie sont nombreux pour le secteur assurantiel. Ces nouveautés sont à la fois génératrices d’opportunités, mais aussi de risques, que les compagnies doivent anticiper afin de ne pas être prises de cours. Comme pour la domotique, il est aussi de la responsabilité des entreprises de veiller à la protection des données des consommateurs, et ici des assurés.


Créer des espaces collaboratifs pour les jeunes pousses permet de les accompagner dans leur développement.

Pour sa première promotion, Le Hub a décidé d’accompagner six start-ups sur les 16 candidatures qu’il avait reçues initialement : Fotonower, Insquary, JetPack Data, Seyna, Soyooz, et Zelros – dont nous avions déjà parlé sur Selectra pour sa collaboration avec CNP Assurances dans le cadre de l’élaboration d’un assistant virtuel et intelligent. Toutes ces jeunes entreprises n’en sont pas au même stade de développement, ce qui atteste du champ d’action de la FFA. En revanche, elles ont toutes à voir avec le secteur de l’innovation technologique dans son application au monde de l’assurance. « On mélange les cultures. Les professionnels de l’assurance et salariés de la FFA n’ont pas forcément la culture numérique, mais ils ont la connaissance technique des aspects juridiques et réglementaires du secteur de l’assurance », a expliqué Bernard Spitz, président de la Fédération française de l’assurance, à L’Argus de l’Assurance.

Fin mars 2019, la Fédération annonçait aussi l’appel à projet pour sa prochaine promotion, laquelle commencera en octobre prochain.

À ce jour, aucune des assurtechs du Hub n’a reçu de financements de la part de compagnies d’assurance. Cependant, de futures levées de fonds ne sont évidemment pas à exclure.

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