Fin des tarifs réglementés : les entreprises risquent une augmentation de leur facture

Au 1er janvier 2016 sonnera la dernière étape de la disparition des tarifs réglementés pour les entreprises. Les retardataires qui n'auront pas choisi d'offre de marché verront le prix de l'énergie augmenter de 5% en moyenne.


La Commission de régulation de l'énergie l'a répété plusieurs fois : les clients professionnels ont tout intérêt à choisir une offre de marché sans attendre. Cette démarche simple présente en effet un double avantage. D'une part, selon la CRE, il permet au client de réaliser des économies sur la facture de l'ordre de 6% pour l'électricité et de 10% pour le gaz naturel par rapport aux tarifs réglementés. D'autre part, si le client n'a pas fait le nécessaire et souscrit une offre de marché avant la date de fin des tarifs réglementés, il est alors basculé sur une offre dite transitoire, qui se dote d'un prix de l'énergie plus élevé que le tarif réglementé lui-même.

Une majoration de 5% pour motiver les retardataires

Le régulateur a cependant fait le constat que ces incitations n'étaient pas toujours suffisantes lors des dernières échéances. Après la fin des tarifs réglementés pour les consommations de gaz supérieures à 300 MWh par an, au 1er janvier 2015, presque 10 000 clients n'avaient toujours pas choisi d'offre de marché encore cinq mois plus tard, obligeant la CRE a leur accorder un délai supplémentaire. Pour la CRE, la hausse de prix appliquée dans le cadre de l'offre temporaire, n'étant que de 1 à 3%, "semble ne pas avoir été suffisamment incitative".

Au 1er janvier 2016, les tarifs réglementés disparaitront pour les compteurs électriques de puissance supérieure à 36 kVA, et pour les consommations de gaz naturel supérieures à 30 MWh par an, ce qui concernera respectivement 238 000 et 39 000 clients qui devront alors opter pour une offre de marché. Pour motiver les retardataires, la CRE a demandé cette fois aux fournisseurs historiques EDF et Engie d'appliquer une majoration de +5% sur les offres transitoires.

[La CRE] suivra avec attention l’évolution du nombre de consommateurs restés en offre transitoire.

Par ailleurs, la CRE a annoncé qu'elle "suivra avec attention l’évolution du nombre de consommateurs restés en offre transitoire" et s’assurera qu’ils soient bien informés de la situation.

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