Le "sarcophage" est brisé : pourquoi EDF pénètre enfin dans le cœur radioactif de la centrale de Brennilis

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Dans le Finistère, la centrale nucléaire de Brennilis, arrêtée en 1985, vient de franchir une étape que beaucoup pensaient impossible à court terme. Pour la première fois depuis la guerre froide, les équipes d'EDF ont pénétré le saint des saints : le bloc réacteur. Cette ouverture du "sarcophage" marque le début de la phase la plus critique d'un chantier titanesque chiffré à 850 millions d'euros, où vieilles technologies et robots futuristes vont devoir cohabiter pour effacer les traces du passé.
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Voyage au centre de la centrale de Brennilis : une capsule temporelle de béton
L'image est saisissante pour les ingénieurs présents. Fin 2025, le sceau a été brisé. Ce cube de béton de vingt mètres de côté, protégé par des murs d'un mètre cinquante d'épaisseur, est resté hermétiquement clos depuis l'arrêt définitif de la centrale au milieu des années 80. L'ouvrir ne relève pas de la simple curiosité, mais d'une nécessité absolue pour mener à bien le démantèlement complet du site.
Ce que les techniciens de la Direction des projets déconstruction et déchets (DP2D) ont trouvé à l'intérieur correspond à leurs prévisions, mais l'ampleur de la tâche donne le vertige.
Il ne s'agit pas seulement de poussière et de gravats, mais d'un enchevêtrement complexe de dix kilomètres de tuyauteries qu'il va falloir découper, trier et évacuer. Stéphane Lelong, le directeur de la centrale, a confirmé que les premières découpes de ces "intestins" d'acier débuteront dans le courant de cette année 2026.
Quand les technologies de 1967 aident celles de 2026
Pour déconstruire ce prototype unique de la filière eau lourde, EDF a fait le choix de remettre en services ces équipements lourds, endormis depuis plus de trente ans.
Il s'agit notamment de ponts roulants de plus de 80 tonnes. À l'époque du fonctionnement de la centrale, ces monstres d'acier servaient à charger le combustible dans le cœur avec une précision d'orfèvre, au dixième de millimètre près.
Aujourd'hui, leur mission s'inverse : ils aideront à extraire les canaux de combustible et les débris. Voir ces machines d'une autre époque reprendre du service démontre que la solidité de l'ingénierie du XXe siècle reste un atout majeur, même pour sa propre démolition.

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Arthur : le robot laser qui attend son heure
Si les vieux ponts roulants assurent la logistique lourde, la chirurgie fine sera confiée à une tout autre génération de travailleurs. L'environnement au cœur du réacteur reste bien trop hostile et complexe pour une intervention humaine directe et prolongée sur la cuve elle-même.
C'est ici qu'intervient "Arthur". Ce n'est pas un nouvel ingénieur, mais un robot de très haute technologie, spécialement conçu pour cette mission suicide. Actuellement en phase de préparation et de test à la centrale de Chinon, cette machine armée d'un laser de découpe n'arrivera en Bretagne que dans trois ou quatre ans. Sa tâche sera de découper la cuve du réacteur, morceau par morceau, à distance.
Le numérique à la rescousse
Pour éviter toute erreur fatale dans cet environnement confiné, EDF a créé un "jumeau numérique" de la centrale de Brennilis. Cette réplique virtuelle parfaite permet aux équipes de simuler chaque coup de scie, chaque déplacement de robot et chaque évacuation de déchets avant de les réaliser dans le monde réel. Une répétition générale permanente pour garantir la sécurité du chantier.
Un démantelement complet repoussé à 2041
L'histoire de Brennilis est aussi celle d'un calendrier sans cesse étiré. Il faut se souvenir que les premières promesses évoquaient un démantèlement achevé dès 1999. Aujourd'hui, l'objectif est repoussé à 2041.
Ce chantier pilote est crucial pour EDF. Brennilis sert de laboratoire grandeur nature. Les leçons apprises ici serviront de manuel de référence pour le futur démantèlement des parcs nucléaires actuels. Avec une facture globale estimée à près de 850 millions d'euros, le savoir-faire acquis dans le Finistère n'a pas de prix, mais il coûte déjà très cher.

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