Voiture électrique : ce composant qui pèse 40 % du prix est enfin produit en France (un tournant historique)

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Alors que l'industrie automobile mondiale reste dépendante de la Chine, la France opère un changement de stratégie. Loin des effets d'annonce, la "Vallée de la Batterie" commence à livrer ses premiers résultats avec la montée en puissance d'Automotive Cells Company (ACC). Si l'objectif affiché est de reprendre la main sur un composant qui représente encore 40 % du prix d'un véhicule électrique, la réalité se révèle bien plus complexe. Entre promesses de volumes colossaux et défis techniques immédiats, l'Europe peut-elle réellement desserrer l'étau de la concurrence chinoise ?
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Le réveil industriel des Hauts-de-France : au-delà du symbole
Il ne s'agit plus seulement de maquettes ou de plans sur la comète. Dans le Pas-de-Calais, entre Billy-Berclau et Douvrin, les machines tournent. L'entreprise ACC, née de l'union entre géants de l'automobile et de l'énergie, a franchi le cap décisif de la production commerciale.
Ce démarrage marque une rupture : pour la première fois, des batteries destinées à équiper des modèles grand public, notamment ceux du groupe Stellantis (Peugeot, Opel), sortent de chaînes d'assemblage françaises.
Cependant, il convient de garder la tête froide. Matthieu Hubert, secrétaire général d'ACC, rappelle avec pragmatisme que la fabrication de batteries lithium-ion est une science exigeante. La France reste face à une "courbe d'apprentissage", fruit d'années de retard sur la Chine.
Les premiers volumes, modestes, servent avant tout à valider des processus industriels où la moindre variation de température ou d'humidité peut compromettre la qualité finale des cellules.
ACC : L'alliance derrière la "Gigafactory"
Fondée en 2020, l'Automotive Cells Company (ACC) incarne la réponse industrielle de l'Europe face à la domination asiatique. Cette coentreprise est le fruit d'une union stratégique entre trois poids lourds : le groupe automobile Stellantis (Peugeot, Fiat, Opel...), le géant de l'énergie TotalEnergies (via sa filiale technologique Saft) et le constructeur allemand Mercedes-Benz.
Souvent qualifiée d'« Airbus de la batterie », ACC a pour mission de développer et produire des cellules et modules de haute performance directement sur le sol européen.
Son usine inaugurale, située à Billy-Berclau/Douvrin dans les Hauts-de-France, constitue la première pierre d'un projet soutenue par les gouvernements français et allemand ainsi que l'Union européenne.
Voiture électrique française : des objectifs ambitieux face à la réalité du terrain
Les chiffres avancés par le consortium donnent le vertige et témoignent de l'urgence européenne à s'affranchir des importations massives.
Si l'année 2024 a servi de tour de chauffe avec quelques milliers d'unités, l'ambition pour les prochaines années est de capturer une part importante du marché européen à l'horizon 2030 avec la production de plus de 2 millions de batteries.
Toutefois, ces projections doivent être lues avec la prudence qui s'impose aux grands projets industriels. Il s'agit d'objectifs cibles, conditionnés par la réussite technique de l'usine actuelle et le déploiement effectif des futurs sites, dont certains projets en Europe connaissent déjà des ajustements de calendrier.
| Horizon | Volume cible annuel | Part de marché visée (UE) |
|---|---|---|
| 2024 (Réalisé/En cours) | ~ 2000 batteries | < 1 % |
| 2025 (Projection) | 150.000 unités | ~ 5 % |
| 2030 (Ambition) | 2 à 2,5 millions | ~ 20 % |

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L'illusion du "100% Français" et le défi de la souveraineté
L'enthousiasme autour du "Made in France" mérite une nuance importante. Si l'assemblage et la haute technologie sont désormais localisés sur le sol national, la chaîne de valeur reste, par nature, mondialisée.
Les minerais critiques et certains composants électroniques dépendent toujours de circuits d'approvisionnement internationaux. Parler d'une batterie "entièrement française" est donc un raccourci ; il est plus juste de parler d'une relocalisation de la valeur ajoutée et du savoir-faire.
Les acteurs chinois, qui dominent l'extraction, le raffinage et la production de cellules depuis une décennie, observent cette montée en puissance européenne comme une évolution logique du marché, non comme une menace existentielle immédiate.
L'enjeu pour l'Europe n'est pas de faire trembler l'Asie demain matin, mais de ne plus être un simple spectateur de sa propre transition énergétique.
Vers une baisse des prix des voitures électriques ?
L'impact le plus attendu par les ménages concerne évidemment le portefeuille. Aujourd'hui, la batterie dicte le prix de la voiture électrique. En maîtrisant la production localement et en optimisant la logistique, les constructeurs comme Stellantis espèrent compresser les coûts.
Cette maîtrise industrielle est la condition sine qua non pour démocratiser l'accès aux véhicules "zéro émission" avant l'échéance fatidique de 2035. De plus, la France anticipe déjà la fin de vie de ces équipements avec des investissements dans le recyclage, esquissant ainsi une économie circulaire qui pourrait, à terme, réduire la dépendance aux matières premières.
Le point de vigilance
Si la production locale est une excellente nouvelle pour l'emploi et l'indépendance stratégique, elle ne garantit pas une baisse immédiate des prix en concession. Les coûts de l'énergie en Europe et les investissements colossaux à amortir pèseront lourd dans la balance économique des premières années.

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