Jean-Pierre Clamadieu succède à Gérard Mestrallet à la tête d'Engie

Jean-Pierre Clamadieu, nouveau président du conseil d'administration d'Engie.

La succession de Gérard Mestrallet est désormais actée et a été prononcée par le Conseil d’Administration ce mardi 13 février. Jean-Pierre Clamadieu,​ industriel à la solide réputation sera élu président du conseil le 18 mai prochain à la tête de l’énergéticien français Engie.

Qui est Jean-Pierre Clamadieu, nouveau président d'Engie ?

Issu de l’école des Mines, ce brillant industriel a commencé à œuvrer pour le Ministère de l’Industrie et le service public dans les années 1990 avant de redresser l’entreprise Rhodia, branche chimique du groupe Rhône-Poulenc. Affichant un beau parcours dans le monde de l’énergie, il a su s’intégrer et s’imposer en terrain Belge au sein de l’entreprise Solvay, fleuron industriel du pays, en menant à bien le rachat de son groupe en 2011. Devenant ainsi patron d’un géant industriel franco-belge, et amorçant une solide restructuration des activités chimiques, il dispose de connaissances politiques, économiques et énergétiques.

Ce bagage est un atout indéniable au regard des relations franco-belges sur les prix de l’électricité ou encore sur le futur des centrales nucléaires en fin de vie amenées à être fermées dans les prochaines années. Influent au sein des instances patronales du Medef et de l’Association française des entreprises privées, et membre du comité exécutif du World Business Council for Sustainable Développent, son engagement dans les domaines de développement durable et de changement climatique s’inscrit dans la lignée de la politique du président Emmanuel Macron.

Jean-Pierre Clamadieu et Isabelle Kocher : le nouveau tandem d'Engie

Partisan de la dissociation des fonctions de présidence du conseil et de direction générale, Jean-Pierre Clamadieu formera un tandem avec Isabelle Kocher, directrice générale d'Engie, et aura pour mission de contrôler la bonne exécution du plan stratégique défini pour le groupe en 2015. Habitué de cette gouvernance bicéphale qu’il a expérimentée chez Rhodia puis chez Solvay, il la considère comme la plus optimale.

Un industriel engagé en politique environnementale

Jean-Pierre Clamadieu confie partager la conviction d'Isabelle Kocher, selon laquelle la planète court à sa perte en raison de l’activité humaine. Actif dans la préparation de la COP 21 en 2015, il souhaite rendre les activités industrielles et énergétiques climato-compatibles afin «d’ engager une baisse drastique des émissions de gaz à effet de serre de la planète». Dans cette mesure, et fort de son engagement continu sur les thématiques énergétiques et environnementales de demain, il a récemment participé au One Planet Submit organisé par le président Macron en décembre dernier.

Le groupe oriente son positionnement stratégique vers une énergie décentralisée, décarbonée et digitalisée. Persuadé que la réduction des émissions de gaz à effet de serre est « un objectif majeur pour tous les chefs d’entreprise “, Jean-Pierre Clamadieu, souhaite redonner cette impulsions au groupe tout en s’attelant aux projets belges et à la sortie du nucléaire.

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