Fin des bornes Autolib' : quelles conséquences pour les abonnés ?

Autolib
Le service Autolib' touche à sa fin a annoncé le groupe Bolloré le 24 juin. Quelles seront les solutions mises en place pour les usagers ?

Alors que les Français se dirigent toujours plus vers un parc automobile électrique, le groupe Bolloré a annoncé sur Twitter la fin possible des Autolib' dès ce lundi. Lancée en 2011 sous la mandature de Bertrand Delanoë, le service compte aujourd'hui près de 150 000 abonnés. Que se passera-t-il pour les abonnés ? Quelles seront les modalités de substitution ? Qu'aviendra-t-il des véhicules et des bornes électriques ? Selectra fait le point. 


Une annonce soudaine qui bouleverse les mobilités franciliennes

Suite à la résiliation du contrat entre le syndicat mixte Autolib' Velib' (SVAM) et le groupe Bolloré, les négociations ont été entamées pour déterminer la date de fin exacte du service Autolib'. Dénonçant un grand « saut dans l'inconnu », Pierre-Yves Bournazel, élu parisien et de nombreux autres élus demandent un « un arrêt progressif » fin juillet afin de « bien informer les usagers » mais aussi en vue d'accompagner les 254 salariés d'Autolib'. Le groupe Bolloré ne semble pas l'entendre ainsi et à indiquer dimanche 24 juin sur Twitter, une fin de service qui « pourrait intervenir dès le 25 juin ». Une réunion ce tiendra ce lundi entre les différents acteurs et élus concernés. Si aucun accord financier n'est trouvé, le service pourrait bel et bien disparaitre dès ce soir menace Bolloré qui « a demandé aux 98 communes membres d’Autolib’ de lui verser 233 millions d'euros au titre du déficit prévisionnel du service » selon un communiqué de la Mairie de Paris.

Quelles solutions pour l'« après-Bolloré » ?

Cette annonce bien soudaine à de quoi en préocuper plus d'un. En effet, les 150 000 abonnés d'Autolib devront trouver un moyen de substitution à l'heure où les transports en commun sont déjà saturés.

Pour le moment, aucun accompagnement vers la sortie n'est envisagé pour les abonnés par Bolloré. Sur son site internet, le groupe explique de manière lapidaire  : « Vous serez informé-es très prochainement des modalités de résiliation des abonnements. Nous vous remercions pour votre compréhension. ».

Toutefois, même si les petites voitures électriques ne parcourront plus les rues de Paris, des solutions pour les usagers sont à l'étude. Sur Franceinfo, le syndicat mixte Autolib Métropole a fait savoir qu'« il ne s'agira pas de remplacer Autolib' par un seul acteur, mais par plusieurs qui proposeront des solutions complémentaires ».  L'alternative la plus probable ? Un dispositif de « trajets intra-muros » et vers la petite couronne combiné avec une possibilité de location sur plusieurs jours. La mairie de Paris est d'ailleurs en discussion avec les constructeurs PSA et Renault pour assurer la relève.

Que deviendront les voitures et les bornes électriques ?

Le stationnement devrait être mis à disposition des propriétaires de voitures éléctriques. Par voie de presse, la Ville de Paris a déclaré « Les 3 244 places de stationnement qui sont actuellement dévolues à Autolib' seront dédiées à terme aux Parisiens et aux Franciliens propriétaires d'un véhicule électrique ou utilisant un véhicule électrique en autopartage, à titre personnel ou professionnel ». Une bonne nouvelle pour ces automobilistes, d'autant plus que le stationnement demeurera « gratuit, dans la mesure de six heures consécutives ». Dès 2019, les bornes électrique seront « accessibles aux Parisiens et aux Franciliens pour la recharge de leur véhicule personnel. », à l'instar des « 620 bornes de recharge électrique déjà présentes sur le territoire parisien, en voirie ou en parkings souterrains, utilisables avec un badge BeLib' ». Reste à savoir si elles continueront à être alimentées en énergie

Quant aux 4 000 voitures, elle devraient être mise hors de la circulation à la fin du mois d'août. Elles devraient intégrer les circuits d'autopartages des villes de Lyon, Bordeaux, Singapour, Turin, et même Las Vegas. Une autre piste envisagée par Bolloré serait de vendre ses voitures à des particuliers ou à des acteurs privés. 

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