Après plusieurs mois d'hésitation, la direction d'EDF et l'État français, actionnaire à 85% du groupe, ont décidé de soumettre le projet d'Hinkley Point pour décision finale au conseil d'administration d'EDF prévu le 28 juillet, a observé aujourd'hui l'électricien dans un communiqué. Depuis plusieurs jours déjà, la position de l'exécutif français était attendue. C'est finalement la rencontre hier entre François Hollande et Theresa May, la nouvelle occupante du 10 Downing Street, qui aura donné le coup d'envoi gouvernemental à un projet controversé.
Depuis plusieurs années, son nom fait du bruit dans le monde de l'énergie : Hinkley Point est une centrale nucléaire anglaise construite en 1965 et située sur la côte Sud-Ouest de l'Angleterre. Évoquée lors du sommet franco-britannique à Paris en février 2012, la construction de deux réacteurs EPR pour cette centrale par le 1er producteur d'électricité au monde, EDF, n'a eu de cesse d'être reportée.
Cette fois, le chantier pourrait enfin voir le jour. Le gouvernement britannique se dit prêt à s'engager dans le projet si un prix de l'électricité est garanti pendant une durée de 35 ans outre-Manche. Au total, les investissements nécessaires à la construction des deux EPR s'élèvent à 18 milliards de livres, soit près de 22 milliards d'euros : 2/3 à la charge d'EDF et 1/3 à la charge de l'entreprise chinoise CGN. Reste encore le vote du conseil d'administration d'EDF.... Ce projet gigantesque fera-t-il l'unanimité ? Réponse le 28 juillet prochain.
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