Forages en Arctique : Clinton montre son désaccord avec Obama

Alors que le gouvernement de Barack Obama donnait son accord définitif à Shell pour le forage de pétrole et de gaz en Arctique lundi dernier, la candidate à l'investiture démocrate à la présidentielle américaine pour 2016, Hillary Clinton, montre sa différence.


Ferme opposition de la candidate démocrate aux forages dans l'Arctique

Hillary Clinton a toujours affiché sa position en matière de protection de l'environnement, soutenant même fermement le gouvernement Obama dans sa lutte contre le réchauffement climatique.

Elle n'a pas hésité, le lendemain de l'annonce du nouveau permis accordé au groupe pétrolier, a affirmer publiquement son opposition dans un message sur Twitter : «L'Arctique est un trésor unique, nous ne pouvons prendre le risque du forage», retweeté pas moins de 2533 fois en quelques heures.

Manifestation Keystone

Manifestation contre le projet Keystone en 2011

La directrice générale de l’agence fédérale chargée de la gestion des océans, Abigail Ross Hopper, assurait de son côté dès le mois de mai qu'un « niveau élevé d’exigence » avait été retenu afin de protéger l’écosystème de la région ainsi que les besoins de subsistance et les traditions culturelles des habitants originaires d’Alaska.

Hillary Clinton reste quant à elle encore évasive sur l'un des dossiers environnementaux les plus sensibles sur lequel l'actuel président des Etats-Unis devra trancher dans les semaines à venir : la construction de l'oléoduc Keystone XL.

Un permis de trop pour Shell ?

Logo Shell

Autorisé début mai par le gouvernement américain à installer des forages de pétrole et de gaz dans la mer Tchouktches, en Arctique, le groupe anglo-néerlandais Shell est autorisé depuis le lundi 17 août à creuser les couches pétrolifères sous-marines. Cette décision a provoqué un tollé auprès des associations de défense de l'environnement qui ont immédiatement mis en avant les risques de tels forages sur les réserves océaniques arctiques.

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