Energie : 10 % d’interventions en moins pour impayés en 2017

En 2017, en France, les coupures ou réductions de puissance sur le gaz et l'électricité suite à des impayés ont diminué.

Les Français semblent arriver de mieux en mieux à payer leurs factures d’électricité et de gaz. Selon le médiateur national de l’énergie, les fournisseurs d’énergie ont constaté une baisse des impayés, générant 535 946 suspensions de fourniture ou limitations de puissance en 2017, soit 10% de moins qu’en 2016.

Une baisse notable des interventions

Chaque trimestre, les opérateurs d’énergie doivent transmettre au médiateur de l’énergie les données sur les interventions pour impayés pratiquées chez les clients particuliers. Ces informations aident le médiateur à mieux comprendre les différents cas de figures dans lesquels peuvent se trouver des consommateurs en situation d’impayés (précarité, fraude, incompréhension suite à la facture, etc.). En agrégeant les données trimestrielles, il peut alors se rendre compte de la situation sur une année et mesurer l’évolution de ces interventions.  

L’année 2017 témoigne d’une chute des interventions pour impayés sur le gaz. En effet, leur nombre est en baisse de 26%. Plus en détails, sur les 93 862 interventions, 57% étaient des coupures (53 848 interventions). Moins de la moitié demeurent donc des résiliations de contrats dites « sèches » (40 014 interventions).

L’électricité apparaît comme moins bonne élève avec une baisse de 6% des interventions pour impayés et au vu du nombre conséquent d'interventions. De manière plus précise, sur les 450 012 opérations pour impayés réalisées en 2017, 228 472 étaient des coupures (50%), 47% 211 797 des réductions de puissance (47%). Les résiliations de contrat « sèches » restent donc très minimes dans le cas de l’électricité puisqu’elles représentent seulement 3% des interventions soit 9 743 opérations.

Et pendant la trêve hivernale ? Depuis 2013, le dispositif légal de la « trêve hivernale » interdit aux fournisseurs d’énergie de couper l’électricité ou le gaz des clients particuliers suite à un impayé dans le cadre d’une résidence principale. Toutefois, ils sont en droit d’effectuer des réductions de puissance. Cette année 133 754 foyers ont pu observer des réductions de puissance pendant la trêve hivernale. Ces réductions de puissance ne s’appliquent pas à tous et notamment en aucun cas aux bénéficiaires du chèque énergie.

Le chèque énergie : une aide pour les foyers à revenus modestes

Depuis le 1er janvier 2018, le chèque énergie est un dispositif d'aide au paiement des factures d'énergie. Délivré automatiquement, il remplace les tarifs sociaux du gaz et de l'électricité. Envoyé une fois par an par voie postale aux alentours du mois d’avril, son montant est calculé selon les revenus du foyer et de sa composition. Il varie de 48 à 227€ TTC. En moyenne, il est de 150€ par an.

Il peut être utilisé pour des factures :

  • d’électricité ;
  • de gaz naturel ;
  • de fioul domestique ;
  • de n’importe quelle source d’énergie qui produit l’eau chaude de votre foyer.
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