213 km/h : le Top 10 des records de la tempête Goretti qui ont fait plier le réseau électrique

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La tempête Goretti, dont le creusement dépressionnaire explosif a justifié son classement en « bombe météorologique », a balayé le nord-ouest du pays avec une férocité que les ingénieurs n'avaient plus observée depuis un quart de siècle. En atteignant la barre vertigineuse de 213 km/h au phare de Gatteville, Goretti ne s'est pas contentée de bousculer les prévisions : elle a directement défié les standards de résistance du réseau électrique national, forçant une comparaison immédiate avec les tempêtes historiques de 1999 et Ciarán en 2023.
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Record de Barfleur : Goretti entre dans l'histoire des tempêtes
Les chiffres collectés par le site spécialisé Meteociel.fr ce vendredi 9 janvier au matin confirment que cet événement météorologique surpasse, par endroits, les rafales enregistrées lors de la tempête Ciarán en novembre 2023.
Si Ciarán avait marqué les esprits avec une pointe à 207 km/h à la pointe du Raz, Goretti a franchi un palier supplémentaire en affichant une pointe à 213 km/h dans la Manche. Cette puissance destructrice explique pourquoi le gestionnaire du réseau de distribution a recensé 380 000 foyers privés d'électricité au lever du jour.
Le littoral normand a été le principal théâtre de ce record de puissance. Les capteurs de Barneville-Carteret ont également enregistré une valeur hors norme de 182 km/h, tandis que les zones intérieures comme Caen (147 km/h) ont subi des vents capables de briser des structures métalliques pourtant robustes.
| Station de mesure | Département | Vitesse maximale |
|---|---|---|
| Barfleur - Gatteville-le-Phare | Manche (50) | 213 km/h |
| Barneville - Carteret | Manche (50) | 182 km/h |
| Cap de la Hague | Manche (50) | 157 km/h |
| Cap de la Hève | Seine-Maritime (76) | 156 km/h |
| Cap Sagro | Haute-Corse (2B) | 154 km/h |
| Vigie du Homet | Manche (50) | 153 km/h |
| Le Talut - Belle-Ile | Morbihan (56) | 153 km/h |
| Ile de Bréhat | Côtes-d'Armor (22) | 152 km/h |
| Cherbourg | Manche (50) | 148 km/h |
| Caen | Calvados (14) | 147 km/h |

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Goretti face aux "tempêtes du siècle" : le match des dégâts
Si la vitesse pure du vent à Barfleur dépasse les records récents, la résilience du réseau électrique français montre des signes de progrès encourageants.
En 1999, les tempêtes Lothar et Martin avaient jeté 3,4 millions de foyers dans le noir avec des vents comparables. En 2023, Ciarán en déconnectait 1,2 million. Avec moins de 400.000 foyers coupés ce matin, le système semble avoir mieux absorbé le choc, malgré une puissance de vent supérieure par endroits.
Ce constat s'explique par la modernisation des lignes, mais le franchissement du seuil des 213 km/h reste une alerte majeure pour les ingénieurs. Les infrastructures d'Enedis sont officiellement conçues pour résister à des vents de 200 km/h.
En dépassant cette limite dans le Cotentin, Goretti a forcé le réseau à basculer d'un état de résistance contrôlée à un état de survie physique pure. Dans ces zones critiques, les réparations ne seront pas de simples reconnexions mais de véritables chantiers de reconstruction lourde.
L'info historique
Pour mémoire, lors de la tempête historique de 1999, une rafale de 210 km/h avait été validée au Cap Ferret. En atteignant 213 km/h, la tempête Goretti signe donc l'une des vitesses de vent les plus élevées jamais observées sur le territoire métropolitain français, toutes époques confondues (hors montagnes).
Pourquoi le système électrique a fini par plier
Au-delà du record de vitesse, c'est la combinaison de plusieurs facteurs environnementaux qui a brisé le réseau normand et breton. Les experts du secteur identifient trois causes principales qui ont rendu la nuit ingérable pour les lignes électriques :
- Saturation des sols : Les pluies intérieures intenses des jours précédents ont transformé les sols en boue, privant les arbres de leur ancrage naturel. À 150 km/h, ces spécimens sont tombés par centaines sur les câbles.
- Effet "bombardement" : Des toitures entières et des débris industriels emportés par les rafales ont percuté les transformateurs, provoquant des explosions et des courts-circuits immédiats.
- Vibrations extrêmes : À plus de 200 km/h, les câbles subissent un phénomène de galop si violent qu'ils peuvent arracher leurs propres isolateurs en porcelaine, même sans contact extérieur direct.
Pour l'heure, 1600 techniciens d'Enedis et 650 prestataires sont engagés dans une course contre la montre pour sauver le week-end des usagers privés de courant. La priorité absolue est donnée aux lignes haute tension, mais le retour à la normale dans les hameaux isolés de Normandie pourrait prendre plusieurs jours.
Tant que les vents ne tombent pas durablement sous les 80 km/h, les interventions en nacelle restent proscrites, figeant les équipes au sol face à l'ampleur des dégradations.

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