La fin d'une polémique sur les nouvelles centrales à charbon
Depuis plusieurs mois, les associations du Réseau Action Climat multipliaient les initiatives afin d'inciter François Hollande à mettre fin au projet d'Engie de construire une gigantesque centrale à charbon en Turquie. La centrale d'Ada Yumurtalik devrait avoir une puissance de 1 320 megawatts, soit autant qu'une centrale nucléaire. Alors que la Cop 21 se rapproche, Ségolène Royal laisse entendre que le groupe aurait renoncé à ce projet.
Ségolène Royal : « Il faut préparer l'après charbon »
Invitée ce matin sur RMC, la ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie a souligné que cette décision était cohérente avec le discours qu'a l'Etat en matière d'environnement : « Il faut être logique, on ne peut pas déplorer d’un côté les effets catastrophiques du dérèglement climatique et de l’autre continuer à investir dans les énergies fossiles ». Joignant ainsi le geste à la parole, la ministre a ajouté : « Le réchauffement climatique vient de l’utilisation des énergies fossiles - dont le charbon et le pétrole - il faut donc préparer l’après-charbon et l’après-pétrole. Les entreprises françaises vont donc retirer leurs investissements dans le charbon et Engie s’y est engagé ».
Le charbon représente toujours 15% de la production d'électricité d'Engie
Même sans ce projet, Engie n'en aura pas fini avec le charbon. L'entreprise dispose toujours de 30 centrales à charbon en activité à travers le monde qui émettent plus de 80 millions de tonnes de CO2.
Engie affiche cependant un discours résolument vert. Encore récemment, le groupe rappelait que 20% de l'électricité qu'il produit est d'origine renouvelable.
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