Les cadres d’EDF refusent la réforme de leur temps de travail

La direction d’EDF a retiré une demande d’avis soumise au CCE du groupe, visant à instaurer un système de forfait-jour dans la gestion du temps de travail de 30 000 cadres de l’entreprise. De nouvelles négociations auront lieu avec les syndicats. 

Les employés d’EDF ne veulent pas du forfait-jour. Le Comité central d’entreprise (CCE) d’EDF SA a rejeté jeudi 24 septembre la demande d’avis de la direction du groupe portant sur une réforme de l’organisation et du temps de travail de 30 000 de ses salariés, essentiellement des cadres. L’accord, qui devait être signé par les organismes syndicaux de l’entreprise, devra être renégocié. Les adhérents CFDT, consultés fin août sur le sujet, ont rejeté la proposition à 71,44%

Si une telle réforme avait été acceptée par le CCE, les cadres de l’entreprise auraient dû travailler 209 jours par an. En contrepartie, la direction de l'électricien proposait une prime annuelle de 10 000 euros bruts ou une augmentation automatique de salaire. 

Ce système de gestion est de plus en plus répandu dans les grands groupes. Il permet de décompter le temps de travail en jour par an et non plus en heures. Il laisse une plus grande autonomie au salarié, qui accepte en échange de voir sa durée de travail hebdomadaire augmenter.

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