“Une assurance à la carte et sur mesure.” - Christophe Bescond, responsable marketing de AcommeAssure

Selectra a eu le plaisir d’échanger avec Christophe Bescond, responsable marketing de AcommeAssure. Implantée à Brest depuis son lancement, et attachée à ses origines bretonne, Acommeassure s’impose comme une entité unique sur le marché de l’assurance. La société compte d’ailleurs bien conserver son positionnement particulier : comparateur, courtier, distributeur et gestionnaire, AcommeAssure est présente sur tous les tableaux. Retour sur notre entrevue avec cette entreprise dynamique !

Selectra : Bonjour Christophe Bescond, vous êtes le Responsable Marketing de AcommeAssure et êtes là depuis la création de l’entreprise. Pouvez-vous nous raconter comment est née AcommeAssure ?

Christophe Bescond : (rires) C’est vrai que je suis là depuis le début ! AcommeAssure est née en 2010 à la conjonction de deux évènements. Le premier a été la volonté du journal Ouest-France de monétiser les flux qu’ils avaient sur l’ensemble de leurs sites. Il faut savoir que Ouest-France est un large groupe, qui possède beaucoup de sites de petites annonces (Ouest-france Auto, Ouest-France Immo, La Centrale, Logic immo….) sur lesquels les gens cherchent des voitures ou des logements. Nous nous sommes dit qu’il serait intéressant de monter un courtier d’assurance qui pourrait sourcer sur ces sites des prospects à qui vendre des contrats d’assurance. Le deuxième événement favorable a été le projet de libéralisation en 2010 du marché de l’assurance emprunteur. Cette loi, la loi Lagarde, n'a toujours pas produit les effets attendus aujourd’hui mais cela a participé à la création de AcommeAssure.

Selectra : AcommeAssure est un courtier en assurances, c’est-à-dire que l’entreprise n'est pas elle-même porteuse de risques, ce sont les assureurs qui le sont. Avec quels assureurs travaillez-vous ?

Christophe Bescond : Nous travaillons avec beaucoup d’assureurs porteurs de risques. Nous travaillons sur différents produits comme l’assurance automobile, l’assurance habitation, la protection juridique ou la mutuelle santé. De ce fait nous travaillons avec une quinzaine de porteurs de risques différents tels que Groupama, Generali, ou le Crédit Mutuel Arkéa.

Selectra : Comme vous venez de l’évoquer, AcommeAssure propose aujourd’hui divers produits d’assurances (assurance habitation, auto, santé notamment). Dans quel ordre sont apparues ces différentes offres ?

différentes assurances

Christophe Bescond : Nous avons commencé par lancer l’assurance emprunteur en 2010. Nous nous sommes rendu compte que cela ne se développait pas comme prévu. Nous avons donc très rapidement proposé en 2011 une gamme sur des produits d’appel tel que l’assurance automobile en juin et l’assurance habitation en novembre. Enfin, en 2012, nous avons créé une assurance santé puis en 2014 une gamme prévoyance.

Selectra : Quel est le produit phare de AcommeAssure, celui qui se vend le mieux ?

Christophe Bescond : L’assurance habitation et l’assurance automobile sont les deux produits qui se vendent le mieux.

Selectra : Pourquoi l’entreprise porte-t-elle le nom AcommeAssure ?

A quelques semaines du lancement, nous n’avions pas trouvé de nom à notre site.

Christophe Bescond : Pour être sincère, je ne me souviens plus exactement de la raison pour laquelle nous avons choisi ce nom (rires). Je me souviens en revanche que ce fut compliqué de le trouver. Nous nous sommes interrogé sur trois leviers que pourrait illustrer le nom de l'entreprise : notre métier, le côté protection de notre activité et l’accompagnement que nous apportons à nos client. Nous avons finalement choisi AcommeAssure. Pour tout vous dire, à quelques semaines du lancement, nous n’avions pas trouvé de nom à notre site. (rires)

Selectra : Votre entreprise est basée à Brest. C’était important pour vous de rester dans cette ville ?

bureaux

Christophe Bescond : En effet, tout se passe à Brest. Nous n’avons rien délocalisé ni externalisé. Toutes les activités sont ici, que ce soit le marketing, l’informatique ou le call center par exemple. Notre implantation à Brest est d’ailleurs une des valeurs de notre entreprise. Brest est une ville loin de tout, de ce fait nous avons beaucoup à disposition. Il y a un vivier important de personnes très qualifiées dans le domaine informatique. Il y a des écoles de commerce qui forment de bons managers et il y a de nombreux entrepreneurs dynamiques, comme le fondateur Arnaud Giraudon qui a également fondé Fortuneo dix ans auparavant.

Nous avons une très forte proximité avec le client malgré le fait d’être une assurance digitale. Dès qu’un client arrive chez nous, un conseiller lui est dédié.

Par ailleurs un des points-clés de l’histoire de AcommeAssure est d’être resté en France et notamment à Brest car cela rassure. Nous avons une très forte proximité avec le client malgré notre profil d’”assurance digitale”. Dès qu’un client arrive chez nous, un conseiller lui est dédié. Il a son numéro, son adresse mail, sa photo pour l’identifier ce qui permet de rassurer les clients frileux à l’égard du digital. De plus nos conseillers sont pour la plupart bretons, cela donne un cachet à notre qualité de service client et c’est quelque chose que l’on assume totalement et qui nous va bien !

Selectra : Avez-vous un profil type d’utilisateur AcommeAssure ?

Christophe Bescond : Nous avons tous types de profils, qui s’intéressent à des produits différents. Par exemple nous avons des étudiants qui vont plutôt s'intéresser à des boitiers connectés ou à des offres d’assurance habitation étudiante pour de la colocation. Et nous avons également des retraités qui souhaitent avoir une mutuelle santé. C’est très large.

Selectra : Quand on parle de AcommeAssure, on retrouve souvent les termes “à la carte” et “sur mesure”. Pouvez-vous nous en dire plus sur la signification que ces termes ont pour vous?

Nous avons un positionnement unique car nous sommes à la fois courtier, comparateur, distributeur et gestionnaire.

Christophe Bescond : Afin de répondre à cette question il est important de se pencher sur notre positionnement sur le marché. Nous avons un positionnement unique car nous sommes à la fois courtier, comparateur, distributeur et gestionnaire. Nos activités sont diverses. Nous identifions des besoins auprès des particuliers, nous rencontrons les assureurs et discutons avec eux des besoins que nous avons identifiés et nous concevons avec eux des produits qui répondent à ces différentes problématiques. Ce que nous souhaitons dans notre positionnement de courtier c’est d’être à même de répondre à différents types de besoins. Cela peut se faire soit en ayant beaucoup d’offres à proposer aux particuliers, soit en ayant des offres capables de s’adapter. Par exemple pour l’assurance automobile, nous avons entre deux et quatre solutions, qui peuvent toutes se décliner en plusieurs formules. Dans ces formules il est possible d’ajouter des options, de moduler les niveaux de franchise et ceux de couverture. Pour l’assurance habitation c’est la même chose.

Chaque particulier conçoit son assurance selon ses besoins et son budget et c’est totalement modulable.

Ainsi nous sommes capables de faire une proposition d’assurance “à la carte” et “sur mesure” car chaque particulier conçoit son assurance selon ses besoins et son budget et c’est totalement modulable.

Selectra : AcommeAssure est un courtier, un comparateur et également un gestionnaire. Donc les assurés souscrivent via votre site après avoir comparé les meilleures offres. Et cela signifie-t-il que les assurés peuvent vous solliciter également en cas de sinistre ?

Christophe Bescond : C’est intéressant comme question. Nous nous chargeons d’absolument tout sauf des sinistres. C’est-à-dire que nous allons concevoir le produit, l’afficher sur notre site puis le comparer avec d’autres produits. Nous allons ensuite assurer la vente du produit par nos conseillers basés à Brest qui vont appeler le prospect, le conseiller et l’accompagner dans son choix. Enfin nous restons présents pour nous occuper des relations avec l’assureur. Si le client a besoin de faire un avenant, d‘ajouter un conducteur sur son assurance automobile ou de résilier son contrat c’est vers nous qu’il se tourne. Le seul cas où le client doit se tourner vers son assureur c’est en cas de sinistre.

Selectra : Votre situation au sein du marché de l’assurance est plutôt originale. Comment vous positionnez-vous en terme de concurrence, face aux comparateurs classiques et par rapport aux assureurs non comparateurs ?

AcommeAssure

Christophe Bescond : Concernant les comparateurs classiques : ils diffusent une partie des offres disponibles. C’est un fait qui est souvent observé par les clients qui s’attendent à voir une comparaison exhaustive du marché et sont parfois déçus. Les comparateurs ont généralement une quinzaine d'offres classées par prix. Il n’y a donc pas cette dimension de conseil, cela reste uniquement une comparaison de prix qui présente une partie seulement des offres du marché. Pour les assureurs non comparateurs : ils ont une seule offre et ils ne font pas de comparaison. Ils ont construit leur offre sur la base de leur historique et sur ce qu’ils ont à disposition dans leur portefeuille.

Notre objectif c’est de concevoir plusieurs offres, issues de notre analyse marché (...) puis de comparer ces produits d’assurance co-créés par nous et nos partenaires assureurs pour aider les prospects à choisir la meilleure offre.

Notre positionnement chez AcommeAssure est au centre de ces deux activités. Notre objectif est de concevoir plusieurs offres, issues de notre analyse du marché. C’est-à-dire que nous faisons une comparaison à deux niveaux. La première comparaison se fait en amont : lorsque nous lançons un produit, nous envoyons notre cahier des charges à plusieurs assureurs, nous interrogeons ces différents acteurs en leur présentant ce que nous voulons précisément et nous choisissons ensuite celui qui propose le meilleur rapport qualité-prix pour concevoir les différents produits que nous intégrons ensuite sur notre site. La deuxième comparaison, en aval, est ce que font tous les comparateurs : nous comparons ensuite ces produits d’assurance co-créés par nous et nos partenaires assureurs pour aider les prospects à choisir la meilleureoffre la moins chère et la plus adaptée.

Finalement, nous n’avons pas l'ambition d’afficher vingt assureurs différents comme peuvent le faire les comparateurs. Nous allons afficher uniquement deux ou trois acteurs, qui correspondront parfaitement aux attentes de chaque prospect. Nous mettons en avant la pertinence et la qualité plutôt que la quantité. Nous avons donc un positionnement complètement intermédiaire. Nous n’avons qu’un concurrent qui fait ça, mais il n’est présent que sur la santé alors que nous sommes présents sur divers secteurs.

Selectra : Pourquoi une entreprise telle que AcommeAssure n’est pas devenu un comparateur classique ?

Nous nous occupons de tout : trouver les prospects, concevoir les produits d’assurance à leur image, gérer les contrats. Nous avons fait ce choix d’être présents sur toute la chaîne de valeur pour la maximiser au bénéfice du client.

Christophe Bescond : C’est simple. A la création de l’entreprise nous voulions proposer une offre différenciante avec une forte dimension de conseil. Nous arrivions sur un marché où de gros acteurs étaient déjà présents, qui ont des moyens colossaux de communication et nous ne pouvions faire le poids. De plus, nous voulions avoir une place suffisamment forte sur le marché, notamment pour créer de l’emploi à Brest et pour pouvoir maîtriser la chaîne de valeur du début à la fin. Nous nous occupons de tout : trouver les prospects, concevoir les produits d’assurance à leur image, gérer les contrats. Nous avons fait ce choix d’être présents sur toute la chaîne de valeur pour la maximiser au bénéfice du client (un bon prix, une offre de qualité, des outils simples et une gestion personnalisée, en gardant la capacité d’être souples, dynamiques et innovants).

Selectra : Aujourd’hui on parle beaucoup de digitalisation du secteur de l’assurance. Qu’en pensez-vous ? Est-ce que cela représente une menace pour AcommeAssure ou plutôt une opportunité ?

Christophe Bescond : Ni l’un ni l’autre, ou à la fois l'un et l'autre. La digitalisation c’est un fait et nous devons faire avec. Pour nous ce n’est pas une menace car nous n'avions pas d'historique et avons surfé sur cette vague-là depuis notre création. Nous sommes un archétype de cette évolution étant donné que chez nous tout est dématérialisé. Finalement la digitalisation fait partie de notre ADN. Pour le marché en revanche c’est évidemment à la fois une menace et une opportunité. C’est une menace pour ceux qui vont tarder à prendre le virage du digital et qui joueront les réfractaires mais c’est une opportunité pour ceux qui y sont déjà, qui adaptent leurs méthodes et leur outils.

Cela dépend réellement de la capacité de chacun à se remettre en question et à s'adapter au mieux rapidement. Je veux dire que, avec le digital tout va plus vite. Même les pure-players ont intérêt à ne pas se reposer sur leurs lauriers car de nouveaux acteurs arrivent en permanence pour bousculer les offres, la relation client, l'expérience utilisateur. Un courtier ou un assureur peut être très fier de son offre digitalisée, mais doit s'interroger sur l'arrivée de technologies ou de concurrents promettant une meilleure expérience en cas de sinistre. Finalement, le digital c'est un sport de haut-niveau.

Selectra : Le secteur de l'assurance fait face à un autre changement majeur : de plus en plus de domotique et d’Intelligence Artificielle s’insèrent dans ce marché. Trouvez-vous que l’Intelligence Artificielle apporte quelque chose de plus ?

Christophe Bescond : Certainement, cela ne fait aucun doute. L’Intelligence Artificielle doit nous aider à prévenir les accidents car l’assureur intervient bien souvent trop tard.

Selon moi, sur des enjeux comme l’assurance automobile, ce que nous développons avec l’assurance Novys par exemple, si l’Intelligence Artificielle et les outils connectés peuvent nous permettre de prévenir les sinistres ou sauver des vies alors c’est une bonne chose. Il faut faire attention cependant quand il s’agit de santé ou de vie privée. Il faut notamment se méfier des apprentis sorciers qui voudraient aller trop loin en devenant trop intrusifs, en utilisant des données personnelles pour pénaliser des personnes plus fragiles ou moins au fait de l'utilisation de ses technologies.

L’Intelligence Artificielle doit nous aider à prévenir les risques. L’assureur intervient bien souvent trop tard. Mais il faut se méfier des apprentis sorciers qui voudraient aller trop loin en devenant trop intrusifs, en utilisant des données personnelles pour pénaliser des personnes fragiles.

Pour moi l’Intelligence Artificielle peut être une réelle chance si nous arrivons à établir des outils rassurants pour le client, respectant sa vie privée, qui rendent service à l’assuré, qui améliore la rentabilité de l’assureur et lui apporte une dimension de service en plus.

Selectra : L’assurance Novys dont vous parlez s’inscrit justement dans cette démarche d’utiliser les objets connectés pour assurer vos clients. En quoi consiste-t-elle ?

Christophe Bescond : C’est exact, l’assurance Novys est vouée à être préventive et à apporter une dimension plus servicielle. Les jeunes conducteurs sont ceux qui subissent le plus d’accidents de voiture, notamment à cause de la vitesse et de l’alcoolémie. Cette assurance a pour objectif de donner le choix aux consommateurs d’avoir une prévention et une protection en plus d’une assurance. Le boitier est offert et à disposition de nos assurés Novys. Il leur permet de prévenir les risques liés à leur conduite et également de minorer leurs frais. C’est à dire qu’ils pourront payer moins cher leurs mensualités mais jamais plus cher.

Selectra : Quel type de données le boîtier mis à disposition des assurés va-t-il recueillir ?

novys assurance

Christophe Bescond: Notre activité est d’analyser le marché. Nous sommes donc parti du constat que pour les jeunes conducteurs, peu d’offres d’assurance répondent à leur demande. Evidemment il est plus risqué d’assurer un jeune conducteur qu’une personne de 45 ans qui conduit depuis plusieurs années. Nous avons donc cherché des solutions pour répondre à cette problématique. Finalement nous avons trouvé l’idée de proposer aux jeunes conducteurs une assurance moins chère que ce qu’il y a actuellement sur le marché et avec des options en plus. Le jeune assuré a donc à disposition une application, qui répertorie les données analysées par le boîtier, pour suivre son comportement et accéder à ses informations.

Le boitier calcule des facteurs relatifs au “style de conduite” c’est-à-dire les accélérations, le type de freinage ou les prises de virage. Ensuite il va analyser des aspects liés au comportement de conduite et aux usages. Il va regarder par exemple si l’assuré conduit de nuit ou de jour, le samedi soir ou en semaine. Tout ça permet de calculer le risque pour l’assuré qui prend connaissance via son application de l’analyse faite en temps réel.

Enfin, cela permet à l'assuré de payer différentes mensualités. Admettons qu’il commence à 100€, s’il a un comportement exemplaire, ses mensualités vont baisser. Si en revanche il conduit mal, ses mensualités n’augmenteront pas, elles demeureront à 100€.

Selectra : On sait que de nombreux prospects craignent que leurs données soient vendues et réutilisées à des fins commerciales. Certains pensent également que les assureurs qui utilisent ces méthodes sont trop intrusifs ou que leurs primes d’assurance risquent d’augmenter. Comment les rassurez-vous ?

Christophe Bescond : Les boitiers sont créés par une société tierce, qui a pour contrainte d’anonymiser les informations et de les agréger avant de nous les transmettre. Donc nous n’avons pas accès aux données nominatives ni aux données telles que la localisation, l’heure du départ ou la vitesse de conduite. D’autre part, AcommeAssure a également un cadre réglementaire bien défini à respecter. Les données que nous recevons sont uniquement celles qui vont nous servir à calculer le score de l’assuré. Les autres données sont agrégées et ne sont ni hébergées, ni communiquées, ni vendues, ni exploitées. De manière générale, AcommeAssure ne vend jamais les données de ses prospects et clients.

Selectra : Cette assurance existe depuis un an et demi aujourd’hui. Est-ce un succès ?

Christophe Bescond : Oui tout à fait, on peut dire que le pari est gagné. Nous avons observé une vraie corrélation avec les sinistres. Cependant ce qu’il faut aussi faire remarquer c’est qu'il est plus difficile de faire changer et améliorer les comportements de conduite des utilisateurs.

Selectra : Quelle est votre plus grand fierté depuis la création de AcommeAssure ?

Christophe Bescond : Notre plus grande fierté c’est déjà d'avoir réussi à monter notre entreprise, de l’avoir fait grandir et connaître. Notre fierté c’est aussi d’avoir commencé l’année à 40 et de la finir à 110 salariés. C’est de voir que le modèle que nous avons bâti semble plait et tient bien la route, avec des produits innovants et des équipes qui sont motivées depuis le début et qui restent attachées à l’entreprise.

Selectra : A l’inverse quelle est une des plus grandes difficultés que vous avez eu à surmonter ?

Christophe Bescond : L’assurance emprunteur a été et est toujours notre plus grosse difficulté. Depuis que nous avons tenté de lancer cette assurance au début de AcommeAssure les choses n’ont pas réellement avancé.

Selectra : Nous sommes au début de l’année 2019. Quels sont les objectifs à atteindre pour 2020 ?

3 bulles

Christophe Bescond : Il y en a plusieurs. Premièrement, nous devons améliorer l’expérience client. AcommeAssure est un acteur particulier et à cheval entre plusieurs activités. Nous devons nous concentrer maintenant sur des sujets comme l’optimisation, la rationalisation et l’amélioration de l’expérience client. D’autant plus que de nouveaux acteurs émergent de plus en plus sur le marché et ils ont une expérience client irréprochable. Mais ces acteurs sont une bonne chose car ils nous challengent et finalement nous aident à nous améliorer.

Deuxièmement nous souhaitons intensifier nos partenariats et les diversifier. En effet, nous signons des partenariats avec des mutuelles qui n’ont pas d’offre IARD [Incendies, Accidents et Risques Divers, ndlr] dans leur portefeuille et qui n’ont pas non plus envie de se faire avaler par de plus gros acteurs et de ne plus exister. Elles cherchent donc à nouer des partenariats pour accéder à nos offres, nos formulaires et notre expertise pour ensuite les vendre.

Nous sommes challengés par les nouveaux acteurs de l'Insurtech qui nous poussent à nous améliorer et à créer un effet “Waow” auprès de nos assurés.

Selectra : Vous auriez une petite anecdote sur AcommeAssure à nous partager ? Chez Selectra nous en avons à la pelle et nous aimons connaître celles des autres entreprises !

Christophe Bescond : Vous me prenez de court, je suis en manque d’idée ! (rires) Cela peut être considéré comme une anecdote mais c’est plus un ”fun fact” pour nous : AcommeAssure au fil des années est devenue une agence matrimoniale et presque une maternité. Nous avons plusieurs couples à notre actif et même un qui a eu le bonheur d'accueillir son premier bébé, un bébé AcommeAssure en quelque sorte !

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