En bref

Le co-emprunteur en crédit immobilier : l'essentiel

Replier
  • Le co-emprunteur signe le crédit immobilier au même titre que l'emprunteur principal et s'engage à rembourser les mensualités ;
  • Son rôle est de constituer une garantie supplémentaire pour la banque grâce à ses revenus et son profil financier ;
  • Aucun lien familial n'est obligatoire : conjoint, partenaire de pacs, concubin, parent ou ami peuvent jouer ce rôle ;
  • Co-emprunteur et emprunteur principal sont solidaires : si l'un ne paie pas, l'autre doit assumer la totalité ;
  • En cas de séparation ou de décès, une désolidarisation ou l'assurance emprunteur peuvent prendre le relais selon les cas.

Co-emprunteur : définition et rôle

Un co-emprunteur est une personne majeure qui contracte un prêt bancaire auprès d'un organisme de crédit, aux côtés d'un autre emprunteur. Cette personne signe le crédit immobilier et s'engage à rembourser les mensualités au même titre que l'emprunteur principal.

Définition du co-emprunteur

Sur le plan juridique, le co-emprunteur est un signataire à part entière du contrat de prêt. Il dispose des mêmes droits et est tenu aux mêmes obligations que l'emprunteur principal. La solidarité entre co-emprunteurs est généralement de mise : chacun peut être sollicité par la banque pour la totalité des sommes dues, et non pas seulement pour sa part. Le co-emprunteur est ainsi autant impliqué que l'emprunteur principal dans le crédit.

Concrètement, le co-emprunteur :

  • fournit ses documents justificatifs pour la demande de prêt immobilier ;
  • signe l'offre de crédit avec l'emprunteur principal ;
  • s'engage à payer les mensualités pour rembourser le prêt.

Quelle différence entre co-emprunteur et caution ?

Un co-emprunteur est signataire du crédit et est considéré comme un emprunteur à part entière. Une caution constitue seulement une garantie : elle n'intervient qu'en cas de défaillance de l'emprunteur, sans être engagée dès la signature du prêt.

Rôle principal auprès de la banque

Le co-emprunteur constitue une garantie supplémentaire pour la banque. Il optimise les chances d'obtenir un financement en apportant des revenus supplémentaires et en mutualisant le risque entre deux personnes. Pour la banque, un dossier avec co-emprunteur est mécaniquement plus solide qu'un dossier individuel.

Un co-emprunteur peut-il contracter un autre crédit ?

Oui, le co-emprunteur peut souscrire un autre crédit, à condition de ne pas dépasser un taux d'endettement de 35 %. Tous les crédits signés par une personne, qu'elle soit emprunteur ou co-emprunteur, sont en effet comptabilisés pour évaluer son taux d'endettement.

Les avantages d'avoir un co-emprunteur

Présenter un co-emprunteur à la banque permet d'améliorer significativement son dossier de demande de prêt. Les bénéfices se mesurent à plusieurs niveaux :

  • Augmenter les chances d'approbation du prêt grâce à un dossier plus solide ;
  • Négocier un montant d'emprunt plus élevé grâce aux revenus combinés des deux signataires ;
  • Obtenir des conditions plus favorables : taux d'intérêt attractif, frais réduits ;
  • Raccourcir la durée du crédit avec une mensualité plus importante absorbée par les deux revenus ;
  • Améliorer la capacité d'emprunt globale du foyer.

Le conseil Selectra

Si votre taux d'endettement approche les 35 %, ajouter un co-emprunteur peut vous faire repasser largement sous le seuil et débloquer un dossier en limite. C'est l'un des leviers les plus efficaces avec l'apport personnel et la durée du prêt.

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Qui peut être co-emprunteur ?

Pour être co-emprunteur, il faut respecter deux conditions essentielles : être majeur et ne pas être interdit bancaire. En dehors de ces critères, la banque n'impose pas de lien particulier entre les deux signataires.

Profils de co-emprunteurs acceptés

Le co-emprunteur peut être :

  • un conjoint (époux ou partenaire de pacs) ;
  • un concubin en union libre ;
  • un parent (père, mère, frère, sœur) ;
  • un ami ou toute autre personne de confiance.

Aucun lien familial n'est obligatoire : la banque examine la solvabilité et les revenus du co-emprunteur, pas sa filiation avec l'emprunteur principal.

Différence avec l'emprunteur principal

Il n'existe aucune différence juridique entre l'emprunteur et le co-emprunteur sur le contrat de prêt : ils possèdent les mêmes droits et les mêmes obligations légales. Toutefois, le co-emprunteur n'est pas automatiquement co-propriétaire du bien financé. La propriété dépend de l'acte notarié et non du contrat de crédit. Il est donc possible d'être co-emprunteur d'un bien sans en être propriétaire (cas typique d'un parent qui aide son enfant).

Le co-emprunteur n'est pas co-acquéreur

Dans le cadre d'un prêt immobilier, si l'emprunteur principal devient propriétaire, le co-emprunteur n'est pas forcément co-acquéreur du bien. Il est tout à fait possible d'être co-emprunteur sans être propriétaire du logement financé.

Démarches pour un crédit avec co-emprunteur

Souscrire un crédit immobilier avec un co-emprunteur suit le même parcours qu'une demande individuelle, avec quelques étapes spécifiques. Les deux signataires doivent constituer leur dossier en parallèle :

  1. 1Préparer les dossiers justificatifs des deux emprunteurs pour la banque (pièces d'identité, revenus, charges, relevés de compte) ;
  2. 2Consulter plusieurs organismes de crédit pour comparer les offres ;
  3. 3Signer l'offre de crédit reçue, après un délai de réflexion légal de 10 jours ;
  4. 4Choisir l'assurance emprunteur et la quotité d'assurance pour chaque signataire ;
  5. 5Commencer le remboursement des mensualités selon l'échéancier fixé.

Le conseil Selectra

Lors du choix de la quotité d'assurance, anticipez les scénarios à risque (décès d'un co-emprunteur principal). Une quotité 100/100 (chaque emprunteur assuré à 100 %) coûte plus cher mais protège totalement le survivant. Une quotité 50/50 est moins protectrice mais plus économique.

Engagements du co-emprunteur en cas d'imprévus

L'engagement de co-emprunteur s'étend sur toute la durée du crédit. Plusieurs événements de la vie peuvent toutefois venir modifier la situation initiale : séparation, décès, défaut de paiement.

Le divorce ne met pas fin au prêt

Pour les couples mariés ou pacsés, le divorce ou la dissolution du pacs ne mettent pas un terme au contrat de prêt. Les deux signataires restent engagés auprès de la banque, quelle que soit leur situation maritale.

Séparation ou divorce

En cas de séparation, trois solutions sont envisageables pour gérer le crédit immobilier en cours :

  • Solder le crédit par anticipation : souvent via la vente du bien immobilier ;
  • Demander une désolidarisation : l'un des co-emprunteurs reprend seul le crédit, sous réserve d'accord de la banque ;
  • Proposer un nouveau garant ou une garantie supplémentaire pour rassurer la banque.

Décès d'un co-emprunteur

En cas de décès d'un co-emprunteur, l'assurance emprunteur intervient selon la quotité d'assurance souscrite pour rembourser tout ou partie du crédit. Avec une quotité de 100 % pour chacun, le capital restant dû est intégralement remboursé par l'assureur. Avec une quotité de 50/50, l'assureur ne prend en charge que la moitié, et le survivant continue à rembourser sa part.

Non-paiement des mensualités

Les deux parties sont solidaires : si l'une ne paie pas, l'autre doit assurer le paiement complet. La banque peut s'adresser indifféremment à l'un ou l'autre pour réclamer la totalité des sommes dues. En cas de difficultés persistantes, la banque peut engager des procédures de recouvrement (mise en demeure, déchéance du terme, saisie du bien).

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Foire aux questions : co-emprunteur en crédit immobilier

Le co-emprunteur est-il automatiquement propriétaire du bien ?

Non. Le co-emprunteur signe le contrat de prêt et s'engage à rembourser, mais la propriété du bien dépend de l'acte notarié. Il est donc possible d'être co-emprunteur d'un crédit sans figurer parmi les propriétaires (cas d'un parent aidant son enfant) et inversement.

Peut-on se désolidariser d'un crédit immobilier ?

Oui, mais sous conditions. La désolidarisation suppose l'accord de la banque, qui vérifiera que l'emprunteur restant peut assumer seul les mensualités. Un acte de désolidarisation est ensuite signé chez le notaire, généralement assorti de frais.

Un parent peut-il être co-emprunteur de son enfant ?

Oui, c'est même un cas fréquent pour aider un primo-accédant à obtenir son premier prêt. Le parent apporte ses revenus et sa solidité financière au dossier, sans nécessairement devenir co-propriétaire du bien. Attention : il reste solidairement responsable du remboursement.

Faut-il être marié pour être co-emprunteur ?

Non. Concubins, partenaires de pacs, amis et membres de la famille peuvent tout à fait être co-emprunteurs ensemble. La banque examine la situation financière des signataires, pas leur statut marital.

Quelle quotité d'assurance choisir avec un co-emprunteur ?

La quotité totale doit atteindre au minimum 100 %. Les répartitions courantes sont 50/50 (économique, moins protecteur), 100/100 (chacun assuré à 100 %, plus cher mais maximal) ou une répartition au prorata des revenus (par exemple 70/30 si l'un gagne nettement plus).