66 % de votre budget énergie part en fumée : comment stopper l'hémorragie cet hiver

66 % de votre budget énergie part en fumée : comment stopper l'hémorragie cet hiver

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Alors que le froid s'installe et que les prix de l'énergie restent une préoccupation majeure pour les Français, l'ADEME (Agence de la transition écologique) tire la sonnette d'alarme avec un chiffre qui donne le vertige : le chauffage représente à lui seul 66 % des dépenses énergétiques d'un ménage. Face à ce poste de dépense colossal, beaucoup pensent devoir choisir entre grelotter ou se ruiner. Pourtant, dans son dernier guide publié en décembre 2025, l'agence dévoile une stratégie pour passer l'hiver au chaud sans faire exploser la facture. Loin des travaux titanesques, ce sont souvent des réglages méconnus et des gestes simples qui font toute la différence.

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La température idéale n'est pas celle que vous croyez

C'est un débat qui anime bien des dîners de famille : à quelle température régler les radiateurs ? Si le confort est une notion subjective, l'impact sur la facture, lui, est mathématique. 

L'ADEME rappelle une règle d'or souvent oubliée : baisser la température de seulement 1 °C permet d'économiser 7 % d'énergie. Un gain financier immédiat qui ne nécessite aucun investissement.

Pour concilier bien-être et économies, l'agence recommande de moduler la chaleur selon les pièces et les moments de la journée. Le "tout à 20°C" est une erreur coûteuse. La cible idéale ? 19°C dans les pièces de vie occupées (salon, bureau), et une descente à 16 ou 17°C dans les chambres ou lorsque le logement est vide. 

Pour la salle de bain, inutile de la chauffer en permanence : visez 22°C uniquement lors de son utilisation, et 17°C le reste du temps.

Température idéale des pièces de vie - ademe
Illustration fournie par l'ADEME

Chasser les courants d'air : l'astuce aux 55 % d'économies

Vous avez beau chauffer, vous sentez toujours un fond d'air frais ? C'est le signe que votre chaleur s'échappe quelque part. Avant même de penser à faire des travaux, il faut colmater les brèches. 

La nuit est le moment critique. Selon l'ADEME, fermer les volets dès la tombée du jour permet de réduire jusqu'à 55 % les déperditions de chaleur par les fenêtres. Ajouter des rideaux épais renforce encore cette barrière thermique.

Le jour, la stratégie s'inverse : ouvrez grand rideaux et volets pour laisser entrer le soleil, un radiateur naturel et gratuit. Attention toutefois à ne pas vivre en vase clos. 

Paradoxalement, un air humide est plus difficile à chauffer. Il est donc impératif d'aérer 10 minutes par jour, même en plein hiver, pour chasser l'humidité et assainir l'atmosphère. Pensez simplement à couper les radiateurs pendant ce laps de temps.

Le saviez-vous ?

Un taux d'humidité idéal se situe entre 40 et 60 %. Au-delà, la sensation de froid augmente, vous poussant à monter le chauffage inutilement. Vérifiez que vos grilles d'aération ne sont pas obstruées !

L'équipement incontournable qui se rembourse tout seul

Si vous ne deviez faire qu'un seul petit investissement cet hiver, ce serait celui-ci : le thermostat programmable. Cet appareil agit comme le chef d'orchestre de votre chauffage. Il permet d'automatiser les consignes de température selon votre rythme de vie (nuit, travail, week-end).

Les chiffres sont parlants : s'équiper d'un thermostat d'ambiance programmable peut générer jusqu'à 15 % d'économies d'énergie. Couplé à des robinets thermostatiques sur les radiateurs, il assure que vous ne chauffez que lorsque c'est nécessaire, sans même y penser.

Eau chaude : une vraie source de gaspillage

Le chauffage n'est pas le seul coupable. La production d'eau chaude sanitaire pèse aussi lourdement sur le budget. Là encore, un simple réglage peut changer la donne : réglez votre chauffe-eau à 55 °C. C'est suffisant pour éviter les bactéries pathogènes et limiter l'accumulation de calcaire, tout en réduisant la consommation d'énergie nécessaire pour maintenir l'eau à température.

Pour aller plus loin, l'installation de mousseurs (réducteurs de débit) sur les robinets et la douche permet de réduire la facture d'environ un tiers, soit 40 € par an en moyenne, sans perte de confort sous la douche. 

Si votre ballon d'eau chaude est situé dans une pièce froide (garage, sous-sol), pensez à l'entourer d'une jaquette isolante pour éviter qu'il ne se refroidisse trop vite.

Entretien et rénovation : ne jouez pas avec le feu

Enfin, la performance passe par la sécurité. Une chaudière mal entretenue consomme davantage et présente des risques. L'entretien annuel par un professionnel est une obligation légale pour les chaudières gaz, fioul ou bois, et désormais tous les deux ans pour les pompes à chaleur. C'est le moment de vérifier que votre installation ne surconsomme pas.

Si malgré tous ces gestes, le froid persiste, il faudra envisager la rénovation thermique (isolation du toit, des murs, changement des fenêtres). L'ADEME met en garde contre une fausse bonne idée : les radiateurs d'appoint (pétrole, convecteurs électriques mobiles). Très énergivores et parfois dangereux pour la qualité de l'air, ils doivent rester une solution de dernier recours.

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