Suite de la saga Areva : le groupe nucléaire étudie l'offre de rachat d'EDF tandis qu'Engie se retire du jeu

La saga entre Areva EDF et Engie (ex-GDF Suez) se poursuit : les deux géants de l'énergie assoient leurs positions tandis qu'Areva examine la proposition de rachat faite par EDF en fin de semaine dernière.


Une proposition de rachat d'Areva NP à l'étude

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique.

Si le montant exact de la proposition de rachat de la division réacteur d'Areva faite par EDF reste inconnu, il tournerait autour de 2 milliards d'euros.

Ce que l'on peut dire, c'est que le groupe nucléaire a du pain sur la planche. Selon un analyste de Kepler Cheuvreux, l'activité réacteurs d'Areva pourrait valoir environ 4 milliards d'euros si l'on prend en compte ses perspectives. Pour Areva, la décision est donc cornélienne. Car de son côté, l'énergéticien ne semble pas vouloir prendre le moindre risque et revoir sa proposition à la hausse. La décision devrait intervenir avant l'été. De son côté, le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron a déclaré qu'EDF et Areva se réuniraient à l'Elysée lors d'une rencontre avec le Président de la République dès le 3 juin prochain.

Engie se retire partiellement du jeu

Jeudi dernier, on apprenait de deux sources citées par Bloomerg qu'Engie envisageait également de prendre une participation directe dans le capital du groupe nucléaire. Un propos démenti samedi par son PDG, Gérard Mestrallet, à l'antenne d'Europe 1 et dans une déclaration AFP de lundi. Le groupe déclare en effet ne souhaiter qu'une coopération en vue de maintenir le nucléaire à l'international.

Il ne s'agirait en aucun cas d'une prise de participation directe dans Areva, option qu'Engie a toujours clairement écartée. (Déclaration du groupe Engie à l'AFP hier)

Le PDG du groupe gazier, Gérard Mestrallet, précisait samedi dernier dans le micro d'Europe 1 : '"une partie des activités d'Areva notamment dans le domaine des services de maintenance nucléaire à l'international [...] ferait un beau rapprochement avec les nôtres." Il ajoutait : "cela pourrait être une prise de participation mais nous souhaitons qu'Areva reste impliqué dans ces activités-là."

Je souhaite qu'Areva demeure. (Gérard Mestrallet, samedi dernier, à l'antenne d'Europe 1)
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