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Série "Chernobyl" : quelles seraient les conséquences d'un accident nucléaire en France ?

Alors que HBO diffusait le dernier épisode de sa saga désormais légendaire Games of Throne, la chaîne de télévision américaine lance sa toute nouvelle série Chernobyl, qui retrace la catstrophe nucléaire. Selectra s'est penché sur les conséquences sanitaires et économiques que pourrait avoir un accident nucléaire en France.

Pas de panique pour autant ! Le risque d’incident nucléaire est très, très faible. Tous les incidents et accidents ont apporté à l’amélioration et la sécurisation des centrales, qui sont régulièrement inspectées par différents organismes spécialisés. Les centrales sont notamment sous le contrôle de l’Autorité de la Sûreté Nucléaire (ASN), avec des inspections du Commissariat aux Energies Alternatives (initialement Energie Atomique), de l’Agence Internationale de l’Energie, le Haut comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire… Tous ces organismes s’assurent que la sécurité des centrales est garantie selon les standards nationaux, européens ou internationaux. Bien entendu, des gendarmes spécialement formés à cela sont présents dans les centrales pour prévenir les éventuels actes de malveillance.

Quelles conséquences sanitaires en cas d’incident nucléaire ?

L’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) a effectué des estimations quant au coût d’un accident nucléaire grave ou d’un accident majeur. Cette estimation permet de comprendre les conséquences économiques d’un tel accident. Toutefois, l’intégralité des conséquences ne sont pas forcément prévisibles, et sont donc discutées et ajustées au fur et à mesure des études et des apprentissages empiriques.

En cas de nuage radioactif

Radioactivité

Dans le cas d’une propagation aéroportée, le déplacement du nuage radioactif va dépendre des vents dominants, porteurs de particules dangereuses. Par temps sec, les particules radioactives vont former une poussière au sol : cette dernière est réputée moins problématique, car elle n’adhère pas aux objets qu’elle touche et est plus facilement nettoyable. S’il pleut en revanche, les particules vont s’intégrer à la terre, aux végétaux et finalement dans l’alimentation. Les zones à risques se trouvent généralement très proches de la centrale - plus on s’éloigne, plus les particules radioactives se dispersent dans l’atmosphère et deviennent résiduelles, perdant ainsi de leur nocivité. Toutefois, les risques avec un nuage radioactif demeurent importants.

Risques pour la population

La contamination par irradiation

L’Irradiation, externe (par la peau) ou interne (par ingestion) signifie une exposition à une source radioactive. Cela arrive généralement lors de mauvaises manipulations de combustibles militaires, civils ou médicaux. Il n’y a pas de soins contre les causes de ce mal, mais l’on est en mesure de lutter contre les symptômes. Toutes les irradiations ne sont pas dues à une contamination.

La contamination a lieu lorsque des particules radioactives entrent dans les plaies, se posent sur la peau  ou pénètrent les voies respiratoires. Elles donne généralement lieu à une irradiation légère. Toute contamination nucléaire donne lieu à une irradiation nucléaire. Il existe toutefois différents degrés de contamination et d’irradiation, avec différentes conséquences : des doses faibles à faible durée n’ont aucun effet clinique observable, tandis que des doses plus importantes induisent une mort en moins de 24 heures.

Carte des vents dominants en France : La météorologie est une science complexe, dont le nombre de variables est très important. Toutefois, il existe en France une série de vents dominants, qui peuvent donner une première indication de la direction d’un nuage radioactif en cas d’incident. Si la centrale de Cruas ou de Tricastin dans la vallée du Rhône venaient à libérer un nuage radioactif, il est possible d’en supposer un risque plus important pour l’aval du Rhône, notamment avec le vent Mistral, soufflant du Nord vers le Sud.

C’est pour cela que différent scénarios sont calculés lorsqu’un incident est relevé, et que les zones proches des centrales sont prêtes à se confiner dans leurs logements au moindre son d’alerte : c’est tout l’intérêt du rayon du Plan de Secours.

Les cas de Fukushima et Tchernobyl

Suite à l’accident de Fukushima, une augmentation du nombre de tumeurs thyroïdiennes chez les jeunes à été relevée, même s’il est difficile d’estimer l’impact de l’accident nucléaire dans cette hausse significative. En effet, suite à l’accident, la surveillance de l’état de santé des habitants a fortement augmenté, permettant de déceler plus de maladies, plus rapidement. Bien entendu, l’exposition à des doses de radiation certes faibles, mais durables, augmente le risque de développer des tumeurs ou des cancers. Un autre élément, souvent oublié, est l’impact psychologique et physique de l’accident nucléaire sur les habitants : outre le stress très important, la qualité de vie a fortement été impactée par les personnes évacuées, notamment par des logements parfois de fortune ou de la nourriture plus difficilement accessible. Toutefois, l’accident n’a pas eu d’impact statistique notable sur les grossesses des femmes japonaises : si les avortements sont en légère hausse, il n’y a pas de hausse des malformations à la naissance ni de hausse de fausses couches ou de naissances prématurées.

Dans le cas de Tchernobyl, il est possible de voir ce qu’il se passe sans une évacuation immédiate ni de mesures rapides de protection des populations. Ainsi, plus de 300 000 personnes ont été exposées directement aux radiations, tant par irradiation interne qu'externe, le tout sans compter les “liquidateurs”, ces hommes envoyés avec des protections sommaires chercher le matériel radioactif dans la centrale afin de l’enterrer dans une forêt avoisinante.

Toutefois, il est compliqué de chiffrer la mortalité de Tchernobyl : le lien statistique est complexe à démontrer, notamment à cause de nombreux biais statistiques et d’une épidémiologie complexe dans un contexte de Guerre Froide et d’opacité des informations. De plus, on manque de données “témoin” et de comparaison. Jusqu’alors, on connaissait l’exposition courte aux fortes radiations, comme à Nagasaki ou Hiroshima, mais l’exposition longue à de faibles radiations restait assez peu étudiée. Il est toutefois certain qu’au moins 134 des liquidateurs sont décédés directement suite aux radiations l’année de l'événement, et 28 de plus en 1986.  Il est certain que bien d’autres sont décédés, mais il est impossible d’imputer ça exclusivement aux radiations : de nombreux éléments exogènes faussent les statistiques, notamment le stress croissant, le syndrôme post-traumatique, la montée de l’alcoolisme, la hausse du tabagisme, les soins insuffisants en europe de l’est ou la pauvreté accrue due à chute de l’URSS. Tous ces éléments ont un impact majeur sur l’espérance de vie.

En cas de diffusion radioactive dans l’océan

En bord de mer ou dans des rivières, en cas d’incident majeur, il faut parfois trancher entre refroidir le réacteur en laissant de l’eau contaminée temporairement s’échapper, ou laisser le réacteur continuer sa combustion et libérer des quantités conséquentes d’éléments radioactifs dans l’atmosphère. La conséquence directe est dans les faits plus faible : la radioactivité se “noie” dans l’océan et se dilue relativement rapidement. La contamination est toutefois radicalement différente de la contamination aérienne. Ses effets sont moins connus, et moins ressentis directement par les particuliers. Ici encore, la dispersion du nuage dépend des courants et des marées : à Fukushima, la contamination a rapidement affecté toute la côte, pour un court laps de temps. Toutefois, il subsiste un risque de contamination indirecte via des particules radioactives ingérées par des animaux marins, comme les poissons ou les crustacés. C’est une des raisons pour lesquelles il est impératif de suivre les indications de consommation des autorités suite à un accident nucléaire.

À Fukushima, certaines espèces de poissons sont encore interdites à la pêche 7 ans après l’accident : les autorités japonaises assurent ne pas avoir pêché de poisson contaminé depuis plus de trois ans, mais la taille moyenne des saisies a diminué.

Toujours au Japon,  les particules sont aujourd’hui quasi complètement dispersées. Les résidus sont par ailleurs moins actifs au bout de 5 mois que lors de leur rejet dans l’eau : leur danger diminue progressivement avec le temps et leur concentration dans l’eau. Les analyses portent essentiellement sur le césium 137, dont la demi-vie est de 30 ans. Lors de sa diffusion dans l’eau, la radiation mesurée en Bq/ L diminue considérablement. C’est ainsi qu’au bout de 5 mois, les traces de radiation dans l’eau sont infimes. Dans l’ensemble, on mesure une activité radiologique plus élevée dans des maisons bretonnes granitiques que dans l’eau japonaise.

 

laboratoire-analyses

Même si Fukushima ne semble plus tant concernée par les problèmes liés aux radiations majeures, le “mal” est fait : tout poisson pêché dans les eaux environnantes de Fukushima est “marqué” Fukushima. Ainsi, une action collective des consommateurs de poisson de Bangkok a empêché l’importation de poisson des alentours de Fukushima sur le sol Thaïlandais. Les analyses démontrent toutefois que les poissons sont inoffensifs à la consommation et ne sont pas plus contaminés que ceux du reste du monde. Les exports liés à la pêche sont donc en diminution malgré l'innocuité prouvée des poissons en question. Ce qui soulève la question de l’impact économique d’un accident nucléaire.

Quelles conséquences économiques d'une catastrophe nucléaire pour la France ?

Une étude de l’IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) détaille le coût d’un accident nucléaire en France. L’Institut conçoit bien entendu que l’analyse ne peut pas prendre en compte tous les coûts liés à un accident, tellement les conséquences sont nombreuses et complexes.

Accident “grave”

Vignobles

Accident Grave : Un accident grave est un accident nucléaire durant lequel la centrale rejette des éléments radioactifs importants de façon irrégulière et discontinue. Cette étude estime à entre 50 et 240 milliards d’euros le coût de ce type d’accident, en fonction du lieu, de la météorologie ou des décisions prises. Les coûts purement “radiologiques” représentent moins de 20 % du total. Les plus grosses conséquences seraient les “coûts d’image” : la France, qui est une grande destination de tourisme, perdrait beaucoup de visiteurs, et donc de recettes. Les pertes liées à cette diminution du tourisme sont estimées à 22 milliards d’euros.

Évidemment, les grosses productions agricoles seront aussi affectées : toujours selon ce même rapport, les pertes pourraient atteindre 13 milliards d’euros.  Comme il existe des centrales nucléaires sur la plupart des fleuves de France, le risque est non négligeable pour le terroir français. Un accident sur la centrale du Blayais pourrait affecter le vignoble du Bordelais, voire la production de Cognac. Un accident dans le Rhône priverait ses côteaux de la plupart des vins du Sud-Est de la France. Il en va de même pour la Loire, ou la Bourgogne. Si cela n’affecte pas forcément la production en elle-même, cela ternira suffisamment l’image des produits pour que ces derniers soient difficilement exportables, à l'instar du sort des poissons japonais en Thaïlande.

Dans ces estimations, l’IRSN prend aussi en compte que l’État se verrait obligé de réduire la durée de vie des autres centrales nucléaires en France, et d'envisager leur remplacement par d’autres technologies. La plupart des centrales françaises étant construites selon un modèle similaire, si l’une connaît un défaut majeur de conception, les autres risquent d’avoir ce même problème. Si ce coût peut paraître monumental, il n’est finalement que marginal par rapport aux autres pertes et dépenses liées à l’accident. La somme nécessaire est estimée à 9 milliards d’euros.

Accident “Majeur”

Un accident “Majeur” représente un accident avec un réacteur de production d’électricité générant des rejets radioactifs massifs, non contrôlés et non filtrés. Ici aussi, l’exemple utilisé est un Réacteur à Eau Pressurisée (REP) de 900 MW, âgé de 40 ans : ce sont les réacteurs les plus fréquents en France.

Cette fois-ci, le résultat est bien plus sombre. Tous facteurs mis en commun, l’IRSN estime à 430 milliards le coût d’un tel accident. Les simples conséquences radiologiques sont estimées à 160 milliards d’euros, soit plus que le coût total d’un accident grave. Les chercheurs estiment qu’il faudra déplacer aux alentours de 100 000 personnes en médiane suite à ce type d’accident (entre 35 000 et 160 000, selon météo, le site, et l’incident).

Ici encore, les coûts d’image sont considérables, même s’ils sont difficilement estimables. Ce genre de scénario ne s’est jamais produit à cette échelle, en tout cas pas dans un pays libre et ouvert. Contrairement à Fukushima, l’impact agricole est majeur. Ainsi, comme évoqué, les centrales de Bordeaux, les nombreuses centrales Rhodaniennes, celles installées sur la Loire ou encore sur le Rhin affecteraient la production et l’exportation de vins, de spiritueux, la production laitière, notamment à cause de la contamination de l’herbe, et donc des bovins. Le tourisme serait bien entendu dévasté. Sachant que cela représente 7,1 % du PIB Français, ce constat fait froid dans le dos.

Ici encore, le scénario prend en compte un changement rapide de sources d’énergie : le constat est identique. les sommes à avancer sont faramineuses, quoique minimales comparées au reste des dépenses et des pertes suite à l’incident.

Au total, un tel accident coûterait l’équivalent de 20 % du PIB français annuel en valeur, soit 10 années de croissance économique. Par ailleurs, peu importe la localisation de la centrale, un tel évènement affecterait toute l’Europe occidentale de manière plus ou moins sérieuse - avec des coûts liés très importants.

Peut-on assurer un accident nucléaire ? Qui peut bien payer les conséquences d’un tel évènement ? Le gestionnaire de la centrale, l’État ? Les particuliers toucheront-ils des indemnisations ? Les questions sont nombreuses, et les solutions assez rares. En effet, si on devait taxer le marché de l’énergie à la hauteur des besoins afin d’avoir une assurance de côté, les prix de l’énergie augmenteraient significativement. Selon les scénarios, la taxe devrait représenter entre 1,41 et 8,70 € supplémentaire par MWh sur le marché de gros. Il existe un système international de mutualisation d’assurances privées pour les exploitants des centrales nucléaires. pour ce cas de figure : Assuratome. Il n’est cependant pas un assureur et ne propose pas de contrats. Le plafond de remboursement de la première tranche est de 91,5 millions d’euros. Cette première tranche est assurée par les assurances membres elles-mêmes. La deuxième tranche, assurée par l’État victime de l’incident, y ajoute un complément de 108 millions d’euros. Enfin, la dernière tranche inclut tous les États signataires de la convention de Paris, et complète l’assurance avec 140 millions d’euros. Au vu du faible montant final affiché, le protocole a été revu en 2004, incluant des sommes plus importantes, notamment à la charge de l’exploitant de la centrale dangereuse.

La France : pays le plus nucléarisé du monde

centrales nucléaires

Pays le plus nucléarisé du monde avec pas moins de 58 réacteurs en activité dans 19 centrales nucléaires, la France produisait 71 % d’électricité d’origine nucléaire en 2017. Three Mile Island, Tchernobyl ou Fukushima sont autant d’accidents nucléaires ayant marqué des générations et dont les conséquences sont encore aujourd’hui difficiles à évaluer. Ces événements soulèvent toutefois une question : que se passerait-il si cela avait eu lieu en France, sur l’un de nos réacteurs ? Quelles seraient les conséquences sanitaires, mais aussi économiques, d’un accident nucléaire ?

Cet important parc nucléaire français est né du plan Messmer, suite à la diminution de la production de charbon et aux chocs pétroliers de 1973 et 1979, dans l’objectif d’augmenter l’indépendance énergétique du pays. Déjà à l’époque, le risque intrinsèque du nucléaire était connu : entre les premières bombes atomiques lâchées en 1945, les expériences effectuées par la suite ainsi que les premiers incidents nucléaires tel que Saint Laurent des Eaux en 1969, les scientifiques et experts avaient conscience des conséquences d’un accident nucléaire. Malgré cela, les pays industrialisés ont quasiment tous eu recours au nucléaire.

Quelles sont les mesures prévues en cas d’incident nucléaire en France ?

La France a prévu différents scénarios de crise, et préparé différentes politiques en réaction à un incident nucléaire spécifique. Il existe une structure nationale, mais en cas d’urgence, l’organisation immédiate de crise est la responsabilité du préfet du département. Bien évidemment, il est conseillé par des experts de l’ASN, du CEA, de l'IRSN, de l'AIEA et de Météo-France. Pour les particuliers, aucune mesure nationale n’est prévue, excepté prévoir de l’eau, une radio à piles et de quoi se nourrir pendant quelques jours en cas d’incident grave.

Prévention

En France, le “Plan de Secours” s’applique dans un rayon de 10 kilomètres autour des centrales concernées. Dans ce rayon, des simulations sont régulièrement organisées, tandis que la distribution de pastilles d’iode stable aux habitants est rendue obligatoire. Les Mairies locales se doivent par ailleurs d’informer les habitants locaux des premières mesures en cas d’alerte : l’objectif principal est évidemment de réduire les mouvements de foules et les comportements irrationnels risqués, notamment la congestion des voies de communication ou de transport ou des déplacements inutiles et dangereux.

Dans ce rayon là, il est impératif de disposer d’une radio à piles, de l’eau pour quelques jours en réserve et des conserves à portée de main. Les informations sur la suite à donner aux événements doivent pouvoir parvenir par la radio, via France Info ou France Bleu. Sachant que la décision d’évacuer peut prendre du temps, il est impératif d’être prévoyant.

Les sorties ne sont autorisées qu’à partir du feu vert des autorités, tout comme les télécommunications. La majorité des habitations dans un rayon du Plan de Secours sont équipées d’un dispositif SAPPRE, c’est à dire d’un système de communication directe avec les autorités de la centrale nucléaire. Ce moyen de communication est le seul à être autorisé en cas de crise.

En effet, le plus important en cas d’incident est de bien rester chez soi jusqu’à ce que les autorités donnent des informations détaillées quant à la marche à suivre : les mouvements de foule ou autres réactions irrationnelles et non prévues augmentent significativement le risque d’irradiation ou de contamination nucléaire, tout en compliquant la tâche des forces de l’ordre.

Phase d’urgence et sortie d’urgence

robinet-eau

Au moment de l’urgence : une réaction “réflexe” est attendue. Elle doit être réalisée dès que le son de l’alarme retentit : c’est là que l’on attend les consignes pour le maintien chez soi ou l’évacuation. En fonction des informations obtenues, il faut se calfeutrer chez soi ou préparer une évacuation. Les informations sont transmises par le centre interministériel de crise du ministère de l’intérieur, notamment composé d’experts du domaine et de la centrale concernée.

Post-urgence : Suite à l’incident, il convient de suivre les indications concernant les denrées contaminées et la gestion de l’eau potable. Un suivi médical sera organisé dans un second temps, pour vérifier notamment si les personnes évacuées sont contaminées ou irradiées. Enfin, un examen de la glande thyroïde devra être réalisé afin de réduire le risque de cancer.

Des changements en vue ?

La gestion de crise en France fait l’objet de deux points de friction majeurs :

  • Le Manque de préparation en cas d’incident : si au niveau institutionnel, de nombreux acteurs (tels que les gendarmes ou les pompiers) pratiquent des simulations, les particuliers n’en font que très peu. Toutefois, le risque de mouvements de panique est assez souvent pointé du doigt. Ainsi, une meilleure communication et prise en compte des risques est régulièrement demandée auprès de l’État et d’EDF.
  • Le manque de communication transfrontalière : Fessenheim, par exemple, se trouve à moins d’un kilomètre de la frontière Allemande. Pourtant, en cas de crise, les mesures ne sont prévues et organisées que pour les résidents français - en Allemagne, les mesures de prévention sont différentes. Une coopération plus importante entre les Etats Européens est donc souvent demandée, en plus de l’élargissement du rayon du Plan de Secours à 80 kilomètres, suite aux apprentissages de Fukushima et de Tchernobyl.
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