Nouvelle baisse de la consommation d’énergie en France

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Pour la deuxième année consécutive, les Français ont été bons élèves en matière de consommation d’énergie. Comme l’année précédente, on constate une baisse de la consommation, conjuguée à une hausse de la production (+11 %). De quoi éloigner les craintes de coupures qui avaient plané sur la fin d’année 2022.

Une baisse qui concerne tous les secteurs

Selon le bilan annuel dévoilé ce mercredi par le gestionnaire des lignes à haute tension RTE et pour la deuxième année consécutive, la France a connu en 2023 une nouvelle baisse de sa consommation d’électricité. Cette baisse de la consommation, conjuguée à une hausse de la production (+11 %), a éloigné les craintes de coupures qui avaient plané sur la fin 2022, avec des circonstances “particulièrement exceptionnelles”, a souligné Thomas Veyrenc, directeur exécutif du pôle stratégie, prospective et évaluation de RTE.

“En 2023, la consommation d’électricité en France, corrigée des effets météorologiques (ndlr : indépendamment des variations météo d’une année sur l’autre), a représenté 445,4 TWh, soit un recul de 3,2 % par rapport à 2022, où la consommation avait déjà atteint un creux de 460,2 TWh du fait de la crise énergétique”, a indiqué RTE dans son bilan électrique 2023. Une consommation qui passe même largement en dessous des niveaux de 2020, première année de la crise sanitaire (458,7 TWh), et “il faut désormais remonter au début des années 2000 pour trouver des niveaux de consommation comparables à celui de 2023”, souligne RTE. Une tendance baissière qui “a concerné tous les secteurs” (résidentiel, industriel, tertiaire), souligne le gestionnaire. Les résultats d’une enquête menée avec l’institut Ipsos sur un large panel (13 000 personnes) “suggèrent que cette diminution n’est pas uniquement le résultat de démarches de sobriété volontaires mais découle également d’une réaction de la population et des acteurs économiques vis-à-vis de la hausse de prix dans l’ensemble de l’économie”. En effet, cette année encore, les prix de l’électricité ont grimpé en flèche, comme en 2023 et en 2022.

La peur du blackout enterrée

Exit donc les inquiétudes concernant un éventuel blackout électrique, comme ce fut le cas en 2022. Il avait alors fallu faire face à une crise de l’hydraulique (plus faible production depuis 1976), des craintes sur l’approvisionnement en gaz liées à la guerre en Ukraine et une crise historique de production du nucléaire français, touché par un phénomène de corrosion. Celle-ci a connu un “redressement partiel” (+ 15 %) à 320,4 TWh, indique RTE, qui souligne que l’on reste loin des standards des années précédentes (394,7 TWh en moyenne sur la période 2014-2019).

L’énergie hydraulique s’est également redressée (+ 18 %), grâce à de meilleures réserves d’eau, mais est est talonnée par l’éolien (50,7 TWh contre 58,8 pour l’hydraulique) qui a connu un boom (+ 31 %), “parce que le parc installé a été important et aussi parce que l’année a été venteuse », a souligné Thomas Veyrenc, alors que la production solaire a également atteint « des volumes records” (21,5 TWh).

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