La 5G est-elle dangereuse pour la santé ?

effet 5g onde

La 5G n'est pas encore réellement arrivée mais de nombreuses inquiétudes et craintes sont soulevées par rapport à son effet sur notre santé. La 5G est-elle alors vraiment nocive pour la santé ? Nous faisons le point sur cette nouvelle technologie alors que la FCC (Federal Communications Commission) aux États-Unis vient de sortir un rapport à ce sujet.

Les ondes électromagnétiques et leur effet sur la santé : un débat qui ne date pas de l'arrivée de la 5G

les ondes électromagnétiques et leur effet sur la santé

La 5G est la cinquième génération de réseau de téléphone mobile en cours de développement et d'expérimentation en France et dans le monde. Ce réseau est d'ailleurs déjà effectif en Corée du Sud et dans certaines parties des États-Unis entre autres. Comme la 4G avant elle, la 5G promet des débits plus élevés mais sera aussi vecteur d'avancées technologiques dans l'Internet des objets et la domotique en permettant un plus grand nombre d'objets connectés simultanément avec un temps de latence réduit.

Et comme la 4G avant elle, le réseau mobile 5G suscite de nombreuses inquiétudes quant à ses effets potentiellement nocifs sur la santé, notamment sur les cancers et les tumeurs du cerveau. La crainte principale se cristallise dans le recours à des fréquences radio plus élevées coupables alors d'être cancérigènes. Il est vrai qu'en dehors des États-Unis, l'Europe est le continent où le plus de voix se sont élevées contre la 5G avec notamment le EU 5G appeal lancé en 2017 qui rassemble désormais 245 scientifiques et docteurs qui demandent un moratoire sur le développement de la 5G. La Belgique et la Suisse sont aussi deux pays où les inquiétudes ont été les plus mises en avant, mais le déploiement de la 5G n'y est pas pour autant stoppé comme cela a pu être relayé sur la toile.

La classification du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)Le CIRC ajouta les ondes électromagnétiques émises par les portables dans sa classification des agents cancérigènes dans la catégorie 2B. Les éléments listés sont alors considérés comme "pouvant être cancérigène" sans que cela n'indique une corrélation vérifiée ou directe entre ces éléments et l'apparition du cancer. La catégorie 2B regroupe d'ailleurs des éléments comme le plomb ou le fioul mais aussi l'aloe vera ou les légumes au saumure.

Le EU 5G appeal cite ainsi plusieurs études pour appuyer sa demande de moratoire à l'encontre de la 5G dont notamment celle fameuse du National Toxicology Program (NTP) qui fait beaucoup parler d'elle depuis 2016, alors que des résultats préliminaires avaient semblé indiquer un lien entre les téléphones portables et le cancer. Le communiqué de presse de 2018 qui présente les conclusions de l'étude est pourtant plus prudent et indique que "dans l'ensemble, il y a peu d'indication de problèmes de santé chez les souris liés à une forte exposition aux radiofréquences".

Les rats mâles (pas les femelles et aucune des souris) sont les seuls à avoir développé des cancers et comme le rappelle John Bucher (Scientifique du NTP), "l'intensité et la durée d'exposition aux radiofréquences étaient bien plus fortes que celles dont expérimente le plus grand utilisateur de smartphone, et celles-ci étaient infligées sur tout le corps des rongeurs. Ces découvertes ne devraient donc pas être extrapolées à l'utilisation humaine des téléphones portables."

La FCC maintient les standards de sécurité concernant l'exposition aux radiofréquences

La FCC a tranché le 8 août dernier : les standards de sécurité relatifs à l'exposition aux radiofréquences resteront les mêmes que ceux qui avaient été fixés en 1996. Cette décision fait suite à 6 années de participations publiques et d'études diverses et la FCC rappelle que les limites actuelles sont parmi les rigoureuses au monde. La FCC a aussi réitéré ses déclarations qu'il n'y avait aucune indication que les ondes électromagnétiques du réseau 5G soient plus dangereuses pour la santé que celles du réseau 3 et 4G.

La FCC fixe les limites de radiofréquence en étroite consultation avec la FDA et d’autres organismes de santé. Après un examen approfondi du dossier et une consultation avec ces agences, nous trouvons qu'il convient de maintenir les limites de radiofréquence existantes, qui figurent parmi les plus strictes au monde.

Cette déclaration de Julius Knapp (chef du bureau de la technologie ingénierie de la FCC) est complétée en France par celle de Gilles Brégant, directeur général de l'Agence Nationale des Fréquences (ANFR) qui déclare "les téléphones qui seront compatibles avec la 5G n’émettront pas davantage d’ondes que les smartphones actuels, qui se situent sous les seuils réglementaires”, comme le rapporte le magazine Capital. L'ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) concorde aussi avec ces organismes. En effet, après avoir effectué la synthèse de nombreuses études tant externes qu'internes, elle affirme qu'il "n’apparaît pas fondé, sur une base sanitaire, de proposer de nouvelles valeurs limites d’exposition pour la population générale", concernant les radiofréquences. L'ANSES rappelle cependant qu'il est toujours recommandé d'avoir recours au kit mains-libres pour les plus bavards et de sélectionner des téléphones aux DAS (débit d'absorption spécifique) les plus bas. On ajoutera que couper son portable la nuit peut aussi rassurer les plus inquiets et ainsi limiter l'exposition aux ondes radio.

 

 

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