Domotique et santé : la prothèse intelligente est-elle l'avenir ?

Lorsque l’on s’intéresse à la domotique, il est important de surveiller ce qui se déroule du côté de la recherche. Début 2019, une équipe de scientifiques étasunienne dévoilait les résultats d’une étude qui pourrait bien changer le quotidien de certaines personnes en situation de handicap, dans un futur pas si lointain.

Domotique et santé : comment se soignera-t-on dans le futur ?

Si 74 % des Français appréhendent la domotique comme révolution, quelles sont les conséquences de cette dernière ? Au-delà de l’automatisation généralisée, de l’amélioration du bien-être, à quel point l’Internet des objets pourrait-il changer nos vies ? Chez Selectra, le domaine de la santé est l’un de nos sujets privilégiés. Et plus le temps passe, plus ce secteur de l’économie domotique prend une place importante.

Car certains des objets connectés du quotidien – les wearables, ceux que l’on porte, plus particulièrement – s’imposent dans nos quotidiens, et ont parfois des fonctionnalités allant au-delà du divertissement. Ils peuvent, dans certains cas, nous aider à vivre plus sainement, et s’imposent en ce sens comme de véritables outils thérapeutiques.

Malheureusement, en 2019, il reste encore tout à faire en matière de législation, afin que les consommateurs puissent facilement identifier quels équipements sont véritablement là pour leur santé, et lesquels sont de l’ordre du gadget.

Rien qu’en France, la vitalité de la HealthTech et son développement incarnent les changements importants au cœur de ce marché et de l’innovation qui en découle, laquelle est dépendante des avancées de l’intelligence artificielle (IA). Ces dernières années, la recherche en matière de santé connectée donne lieu à des découvertes particulièrement fascinantes, par exemple la création d’un bandage connecté capable de traiter les plaies chroniques. Début 2019, c’était au tour des chercheurs des universités américaines situées dans l’Arizona et la Caroline du Nord de faire parler d’eux. Leur création : une prothèse robotique et connectée pour permettre aux personnes en situation de handicap moteur de marcher.

Recherches scientifiques et intelligence artificielle : Google, futur médecin ?Fin 2018, une équipe de chercheurs de San Diego, collaborant avec l’entreprise spécialisée en intelligence artificielle DeepMind (qui appartient à Google), dévoilait la création d’une IA baptisée LYNA, soi-disant capable de détecter le cancer du sein – ou plus précisément, les tumeurs métastatiques liées au cancer du sein – avec une précision inédite, à hauteur de 99 %.

Recherche scientifique : une prothèse robotique et intelligente qui s’adapte au patient

En quelques années, les prothèses mécaniques ont rapidement évolué, et leur performance semble toujours plus impressionnante à chaque fois. L’intelligence artificielle et la domotique pourraient dans un futur proche changer radicalement le quotidien des personnes en situation de handicap.

Ainsi, le dernier projet de l’équipe de chercheuses et de chercheurs nord-américains est fascinant. Grâce à leur prothèse dotée d’une intelligence artificielle, les personnes amputées pourraient marcher en s’épargnant de longues séances de rééducation. Grâce à la technique de l’IA de l’apprentissage par renforcement (« reinforcement learning »), la technologie déployée par la prothèse a été optimisée pour un maximum d’efficacité. Elle fonctionne de façon autonome grâce à des algorithmes. Le principe de cet apprentissage est basé sur des expériences empiriques visant à l’amélioration en temps réel. En somme, l’intelligence artificielle apprend de ses erreurs.

Dans les faits, cela a donné lieu à des tests, pour lesquels des personnes amputées au niveau du genou ont notamment pu essayer la prothèse, dont l’intelligence artificielle a permis l’adaptation très rapide à leur cas particulier. Manuellement, quand effectué manuellement, l’ajustement d’une prothèse robotique pour un patient spécifique prend des heures. Ici, le sujet de l’étude a été capable de marcher facilement sur un sol plat au bout de 10 minutes.

IEEE Spectrum, le magazine de l’Institut des Ingénieurs en Électricité et Électronique (Institute of Electrical and Electronics Engineers, ndlr), a publié les avancées de la recherche mi-janvier 2019. Évidemment, il reste encore beaucoup à faire, et le perfectionnement de l’intelligence artificielle est essentiel pour un déploiement de cette technologie à grande échelle. La clé, pour les chercheurs, est de réussir à parfaire l’échange entre la prothèse intelligente et le cerveau du patient. Si le chemin est encore long, il est aussi intéressant de voir la vitesse à laquelle les choses évoluent. Il n’y a pas si longtemps, une récente découverte de la Docteure Andrea Stocco et des neuroscientifiques de l’Université de Washington nous laissait imaginer un possible avenir télépathique grâce à la domotique, et ce par la création d’un réseau de cerveau à cerveau et la stimulation magnétique transcrânienne.

Toutes ces recherches et avancées promettent un avenir où humain et machine fonctionneraient ensemble, en parfaite harmonie.

Pour permettre au patient de marcher sur une surface plate, la prothèse intelligente est dépendante de 12 paramètres distincts afin que l’apprentissage de l’IA grâce aux essais et aux erreurs enregistrés soit efficace.

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