Les usages numériques des Français sont-ils en train de changer ?

En quelques années seulement, l’on a pu constater de changements très importants dans les usages numériques des Français. Ces transformations peuvent s’observer au quotidien, à tous les niveaux de la société. Pourtant, tout le monde ne l’expérimente pas de la même manière. Une nouvelle étude CSA pour SFAM fait le point.

  • Étude CSA et SFAM 2019 : les équipements multimédias les plus assurés par les Français
  • Télévisions (25 %)
  • Smartphones (25 %)
  • Ordinateurs portables (24 %)
  • Casques de réalité virtuelle (21 %)
  • Consoles de jeux (20 %)

Innovation technologique : le changement rapide des usages

Les usages domotiques changent rapidement, et les différentes enquêtes publiées ces derniers mois viennent le prouver. Une récente étude de Médiamétrie avançait par exemple qu’en France, quelque 3,2 millions de personnes utilisent désormais une enceinte intelligente. Ces évolutions statistiques viennent traduire des transformations très concrètes, de l’installation d’assistants vocaux type Google Home, HomePod ou Amazon Echo dans les maisons de monsieur et madame tout le monde, à la popularisation des wearables, soit les objets connectés que l’on porte sur soi.

Fin 2018, le baromètre de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes – ou ARCEP – montrait que la télévision était encore prédominante dans les foyers français, même si le nombre de postes dans une maison était parallèlement en baisse. Pourtant, cela suffisait déjà à traduire un véritablement tournant dans les habitudes numériques des consommateurs. Une métamorphose confirmée par la diminution significative du temps hebdomadaire passé devant la télévision, soit 2 heures en moins qu’en 2016. Un temps désormais consacré à Internet.


Comment utilise-t-on son smartphone à l’ère de la démocratisation de la domotique ?

En juillet 2019, une nouvelle enquête venait préciser encore un peu plus les transformations numériques dans le quotidien des consommateurs. Cette étude, menée par l’institut CSA pour la société d’assurance SFAM et relayée par les Échos, apportait quelques éclairages intéressants sur les usages numériques des Français de nos jours. Non seulement il existe désormais différents types d’utilisateurs des nouvelles technologies – et du numérique plus généralement – mais ceux-ci adoptent de nouvelles habitudes relatives à la démocratisation de la domotique auprès du grand public. C’est notamment le cas pour l’assurance des objets multimédias, de plus en plus courante. Une conséquence logique au vu du prix d’une majorité de ces produits.

Selon l’étude CSA/SFAM, le montant moyen des équipements multimédias par foyer français est de 2 458 euros. Et pour cause, selon 34 % des sondés, le smartphone est la dépense la plus importante de leur foyer.

Les Français et les nouvelles technologies : cinq types d’utilisateurs différents

Le premier constat, qui se confirme au fil des publications régulières, est que les foyers français sont de plus en plus connectés et intelligents. Selon l’étude de CSA, plus de 80 % des Français possèdent au minimum cinq équipements multimédias chez eux, un pourcentage qui atteint les 90 % pour la tranche des 18-24 ans.

Il est intéressant de constater, en observant les résultats de cette enquête, que la popularisation des nouvelles technologies laisse entrevoir des types d’utilisateurs très différents. Cinq, pour être précis :

  • Les « décalés »,
  • Les « addicts »,
  • Les « déconnectés »,
  • Les « connectés »,
  • Les « basiques »,

Chaque catégorie caractérise les usages qui peuvent être faits de la technologie par ses membres. Les « décalés » sont les utilisateurs les plus rares. Selon l’institut CSA, ils incarnent seulement 5 % des Français, et sont plutôt jeunes et célibataires. Ces personnes refusent de céder aux modes et à l’injonction du smartphone, préférant un quotidien déconnecté. Non loin derrière, l’on retrouve leurs quasi opposés : les « addicts ». Ceux-ci restent encore une minorité, soit l’équivalent de 7 % de la population qui serait connectée jour et nuit. Sans surprise, la démographie de cette catégorie est plutôt jeune, urbaine et… célibataire ! Connectés, à la pointe de la technologie, les « addicts » sont donc équipés des dernières nouveautés, surtout domotiques.

En troisième position, l’on retrouve les « déconnectés », soit les personnes complètement dépassées par le progrès numérique et l’innovation technologique. Contrairement aux « décalés », ce groupe ne renonce pas au numérique par choix mais car il ne le comprend pas. Il représente 8 % de la population française. De fait, il s’agit à moitié de retraités, des personnes qui n’ont pas grandi avec Internet et ont du mal à se l’approprier sans être aidées.

En avant-dernière position, les « basiques », soit 24 % des Français, se contentent du minimum. Selon l’étude de l’institut CSA, il s’agit de la génération « télé ». Celle-ci préfère une utilisation modérée du numérique : leur smartphone sert surtout pour téléphoner, leurs applications sont principalement utilitaires et les objets connectés dernier cri les laissent perplexes.


Le poste de télévision est-il sur le point de disparaître ?

Enfin, les « connectés », eux, représentent la majorité des utilisateurs, avec 55 % de la population française qui correspondrait à ce groupe. Des personnes raisonnables qui bien qu’adeptes des nouvelles technologies dans leur vie quotidienne en ont une utilisation modérée – avec une préférence pour des équipements classiques comme l’ordinateur, la tablette ou le smartphone.

Démographiquement, l’on est encore dans une tranche de population assez jeune et plutôt CSP+. Pour les « connectés », l’adoption d’une nouveauté technologique ne se fait que si celle-ci a une véritable utilité pour eux.

Les résultats de l’étude viennent confirmer que la fracture numérique en France est une réalité. Si l’on prend en compte les différentes données mises en avant, le consommateur de multimédia type est un homme, plutôt jeune, ayant un poste de cadre en région parisienne.

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