Google Home est-il vraiment l’assistant vocal préféré des Français ?

Qui pourra arrêter la firme de Mountain View ? Si Amazon domine le marché mondial en matière d’assistant vocal – et pas que –, en France, on lui préfère son concurrent Google. C’est en tout cas ce qu’avance une récente étude réalisée par Reichelt Elektronik et OnePoll. Selectra fait le point.

Assistants vocaux : la démocratisation sur le territoire français

L’on évoque régulièrement la démocratisation de la domotique en France, précipitée par les sorties successives d’assistants vocaux. Le Google Home – premier à avoir été commercialisé sur le territoire français –, le HomePod d’Apple et l’Amazon Echo ont permis de populariser l’Internet des objets, qui s’invite désormais dans le quotidien des Français et transforme peu à peu leur maison en maison connectée.

Pour autant, il est encore difficile de déterminer à quel point les Français se sentent à l’aise avec ces nouvelles technologies. Les questions de sécurité et de protection des données reviennent régulièrement au centre des préoccupations des particuliers, tout comme le prix et l’accessibilité des objets connectés. Il reste encore un gros travail d’éducation aux nouvelles technologies à réaliser auprès du grand public afin de véritablement parler de démocratisation de la domotique.

Cela étant dit, en 2019, celle-ci semble en bonne voie.

Pour tenter d’appréhender au mieux les nouveaux usages de la population française en matière de domotique, il est toujours intéressant d’analyser les études réalisées régulièrement par des cabinets et sociétés d’expertise spécialisés dans ces questions. Si les données mises en avant dans ces recherches et sondages sont toujours à manipuler avec prudence, elles permettent tout de même en les croisant de nous donner un aperçu de la situation.

Récemment, un sondage réalisé conjointement par le distributeur européen d’équipements hardware pour PC Reichelt Elektronik et la société d’études de marché OnePoll est venu éclairer la situation. Les Français utilisent-ils des assistants vocaux ? Et si oui, lequel préfèrent-ils ?

Domotique : la sécurisation des données privées, un enjeu importantLes objets connectés présentent-ils un danger pour notre avenir ? C’est ce que se demandait Selectra il n’y a pas si longtemps. Alors que les technologies évoluent à une vitesse ahurissante, de nombreuses problématiques sécuritaires et éthiques s’ajoutent au fil du temps. En Europe, contrairement aux États-Unis par exemple, le Règlement général sur la protection des données – ou RGPD – encadre les pratiques liées à la domotique, qu’il s’agisse des acteurs privés et publics, et l’usage fait des données récoltées. Si certains y voient un frein à l’innovation européenne, il s’agit à ce jour de l’un des seuls garde-fous protégeant les Français.

Google Home : l’assistant vocal domine le marché français


Plusieurs études le confirment : Google Home est à ce jour l’assistant vocal préféré des Français.

Arrivé en premier sur le marché français, l’assistant Google Home a bénéficié d’une plus grande visibilité, et ce sur le long terme. Fort de son statut de pionnier, il détient logiquement une plus grande part de marché que ses concurrents directs, qu’il s’agisse d’Amazon ou d’Apple. L’étude de Reichelt Elektronik et OnePoll vient confirmer cela. Parmi les 1 000 personnes sondées résidant en France – entre le 22 et le 30 janvier 2019, 30 % affirment utiliser un Google Home, alors que le HomePod arrive loin derrière avec 17 % et l’Amazon Echo avec 9 %. De plus, 16 % des sondés ont manifesté l’envie d’acheter un assistant vocal. Une étude de Médiamétrie datant de décembre 2018 avançait des résultats similaires. Elle précisait aussi que 89 % des internautes disaient connaître l’existence des assistants vocaux et qu’en France, on recensait environ 1,7 million d’utilisateurs pour ces équipements.

Quelle utilisation les Français ont-ils donc de leur Google Home ? Essentiellement, ils réalisent des requêtes de recherches sur Internet (75 %). D’autres écoutent de la musique (61 %) ou écoutent leurs messages (51 %), et une part non négligeable l’utilise pour la gérance de sa maison connectée (43 %).

En 2018, on se demandait si les Français avaient peur de la maison connectée. En effet, une étude de l’institut Sociovision – pour l’association Promoleltec et son Observatoire des mutations dans l’habitat – avançait que 72 % des personnes sondées avaient peur de l’espionnage et 54 % pour leur sécurité. Ce chiffre est très proche de celui de Reichelt Elektronik et OnePoll, dont le rapport avance que 71 % des sondés ont évoqué des craintes quant à la fuite éventuelle d’informations personnelles et leur utilisation abusive.

Enfin, autre chiffre intéressant : 67 % des sondés déclarent ne pas avoir besoin de s’équiper d’un assistant vocal. On est donc loin d’un produit envisagé comme un indispensable du quotidien. Certes la démocratisation de la domotique est une réalité, mais elle n’est pas sans obstacle.

Domotique et assistants vocaux : tous sur écoute ?Les affaires de failles sécuritaires régulièrement relayées dans la presse ne sont pas sans conséquence. Dans l’ étude de Reichelt Elektronik et OnePoll, les personnes interrogées ont déclaré à 46 % être inquiètes quant à l’écoute de leurs discussions, lesquelles peuvent être enregistrées par leur assistant vocal.

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