Les risques du crowdfunding immobilier pour les investisseurs
Les principaux risques du crowdfunding immobilier pour l’investisseur sont :
- les risques liés au projet immobilier ;
- les risques extérieurs ;
- les risques liés au porteur de projet : promoteurs ou marchands de biens.
Les risques liés au projet immobilier correspondent aux problèmes qui peuvent survenir pendant le projet : pénurie de matériaux, retards de livraison, faillite d’un prestataire, etc. Ils tiennent aussi à une analyse insuffisante du marché, aussi bien au niveau technique (études du terrain) qu’administratif (obtention du permis de construire) ou financier (dépassement du budget).
La conséquence observée est un retard dans le projet de construction, et donc une indisponibilité plus longue de vos liquidités.
Les risques extrinsèques du crowdfunding immobilier sont liés aux éléments extérieurs au projet :
- événements climatiques ;
- variation des prix ;
- changements législatifs.
Difficiles à contrôler, ils impactent le projet immobilier qui peut prendre du retard, voire même être annulé. Le risque pour l’investisseur en crowdfunding immobilier est une perte en capital. Dans ces cas-là, vous n’avez aucune garantie d’obtenir le remboursement de votre investissement initial.
Le promoteur peut représenter un risque dans le crowdfunding immobilier. S’il n’a pas la capacité d’aller au bout du projet, vous vous exposez à un risque de perte en capital. Le remboursement de l’argent investi n’est pas garanti.
Le conseil Selectra
Avant d’investir, analysez le taux de défaut en crowdfunding immobilier de la plateforme : c’est un indicateur utile pour estimer le risque de l’opération.
Le crowdfunding immobilier : une opération réglementée
La pratique du crowdfunding immobilier est encadrée par la loi pour protéger les parties : investisseurs et promoteurs.
Ce type d’investissement repose principalement sur les plateformes de crowdfunding immobilier comme Anaxago, Homunity, Baltis ou Raizers.
Pour offrir ce service en France, les plateformes devaient respecter les obligations suivantes :
- être agréées PSI (prestataire de services d'investissement) par l'Autorité des marchés financiers (AMF) ;
- être immatriculées au registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance géré par l'Orias, en tant que CIP (conseiller en investissements participatifs).
Le règlement européen du 7 octobre 2020 (UE 2020/1504) a créé le statut de prestataire européen de services de financement participatif pour remplacer les statuts PSI et CIP. Les plateformes de financement participatif immobilier avaient jusqu’au 10 novembre 2023 pour demander le changement de statut. Cette obligation est transposée dans le droit français par l’ordonnance n°221-738 du 9 juin 2021.
Comment réduire les risques liés au crowdfunding immo ?
Découvrez nos conseils pour vous aider à réduire les risques liés au crowdfunding immobilier :
1. Formez-vous au crowdfunding immobilier
Avant d’investir votre argent sur une plateforme de financement participatif immobilier, renseignez-vous sur le crowdfunding immobilier. Consultez les forums de financement participatif immobilier pour échanger avec des investisseurs expérimentés. Les retours d’expériences sont intéressants pour comprendre le fonctionnement, les avantages et les inconvénients du crowdfunding immobilier.
2. Constituez une épargne de précaution
Mettez de l’argent de côté sur des comptes d’épargnes où les fonds sont disponibles immédiatement. Vous pourrez ensuite investir le surplus dans le financement participatif immobilier.
3. Sélectionnez une plateforme de crowdfunding immobilier reconnue
Prenez le temps de lire les avis clients, c’est le meilleur moyen pour vous faire un avis sur Homunity ou de découvrir les services de crowdfunding immobilier de Boursorama.
4. Définissez votre profil investisseur
Avant d’investir, vous devez définir :
- vos objectifs de rendement : 3 %, 10 % ?
- votre horizon de placement : court, moyen ou long terme ?
- le niveau de risque que vous êtes prêt à encourir.
5. Diversifiez votre portefeuille
Un bon investisseur ne place pas tous ses œufs dans le même panier : répartissez votre épargne sur différents projets : secteurs d’activités différents, zones géographiques, etc. Ou différents supports : SCPI, actions, obligations, assurance vie, etc.
6. Prenez le temps d’analyser les projets
Les plateformes de crowdfunding réalisent une analyse complète des promoteurs avant de proposer les projets.
Prenez le temps de lire les documents pour découvrir la société sur laquelle vous souhaitez miser : dirigeants, historique, axes de développement, taux de rendement, litiges juridiques en cours, solvabilité, rentabilité, niveau de fonds propres, etc.
Vérifiez également l’historique du marchand de biens et surtout son taux de défaut en crowdfunding, c’est-à-dire s’il a déjà proposé d’autres opérations et si elles ont été menées à terme ou non.
FAQ : tout savoir sur le crowdfunding immobilier et ses risques
Quels sont les risques du crowdfunding immobilier ?
Les principaux risques du crowdfunding immobilier sont :
- le risque de perte en capital lié à l'annulation du projet ;
- le risque de voir ses fonds immobilisés plus longtemps que prévu à cause d'un retard de construction.
Quels sont les risques du crowdfunding ?
Les risques du crowdfunding sont la perte de capital et le défaut de paiement du porteur de projet.
Quels sont les avantages et les inconvénients du financement participatif ?
Le financement participatif présente les avantages suivants : un investissement simple et rapide, accessible via les plateformes dédiées, une rentabilité brute élevée, un risque faible à modéré et un placement à court ou moyen terme.
Ses inconvénients sont les suivants : le placement est bloqué jusqu'à l'échéance, les retards peuvent allonger le délai pour obtenir le rendement, et les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU).
Pourquoi investir dans le crowdfunding immobilier ?
Le crowdfunding immobilier permet d'investir dans une partie d'un projet immobilier d'envergure, dans lequel vous ne pourriez pas investir seul. Les taux de rendement annoncés sont attractifs, avec un taux moyen annoncé entre 8 % et 12 %, sur le court ou moyen terme (entre 12 et 36 mois). Ce rendement n'est toutefois pas garanti et comporte un risque de perte en capital.