Votre smartphone est peut-être (vraiment) dangereux pour la santé : l'ANFR interdit 8 modèles en France
L'année 2026 démarre fort dans le secteur des télécoms. L’Agence nationale des fréquences (ANFR) a récemment frappé un grand coup sur le marché des smartphones en France. Fin décembre 2025, elle a ordonné le retrait immédiat de pas moins de huit modèles jugés non conformes à la réglementation en vigueur. Selectra vous explique cette décision et pourquoi vous n’auriez, peut‑être, jamais dû acheter un tel appareil.
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Smartphones non conformes : quel est le rôle de l'ANFR ?

L’ANFR est l’autorité publique française chargée de réguler les ondes mobiles et de s’assurer que les équipements radio réceptionnés ou vendus dans l’Hexagone respectent les normes européennes.
Elle vérifie notamment le « Débit d’Absorption Spécifique » (DAS), une mesure qui quantifie l’énergie des ondes électromagnétiques absorbées par le corps humain.
Chaque smartphone doit être certifié conforme pour être commercialisé en France et dans l’Union européenne.
Les limites réglementaires sont strictes : par exemple, pour les membres (bras et jambes), le DAS ne doit pas dépasser 4 W/kg. Si un appareil dépasse ces seuils ou ne possède pas le marquage CE, il ne peut pas légalement être vendu dans l'Hexagone ou les pays membres de l'Union.
| Norme / Usage | Exigence | Valeur réglementaire |
|---|---|---|
| Directive européenne applicable |
| Conformité obligatoire pour vente dans l’UE |
| DAS — tête & tronc |
| ≤ 2,0 W/kg |
| DAS — membres (bras, jambes) |
| ≤ 4,0 W/kg |
| Avertissement d’étiquetage |
| Valeur DAS visible en boutique ou en ligne |
| Valeurs typiques observées |
| ≈ 0,1 à 1,6 W/kg |
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8 modèles interdits en France
Depuis le 31 décembre 2025, l’ANFR a identifié deux grandes catégories de smartphones ciblés par les récentes décisions de retrait : ceux qui dépassent les niveaux d’ondes autorisés et ceux qui n’ont jamais été conformes aux règles européennes. Voici les huit modèles concernés.
Les modèles retirés pour un DAS trop élevé

Cette fois-ci, l'affaire est sérieuse. L'ANFR n'a pas procédé au retrait de ces smartphones à la légère. Les négligences des fabricants sont graves, bien loin des petits "oublis" de mises à jour logicielles que l'on a pu connaître par le passé (hello iPhone 12).
Pour deux des modèles désormais interdits, le problème provenait d'un dépassement du seuil réglementaire lié aux ondes émises par l'appareil.
En d'autres termes, ces smartphones se mettent à chauffer énormément lors des appels. Bien connus des professionnels du bâtiment, ils fournissaient une meilleure réception du signal mobile, mais à quel prix ?
- HOTWAV Note 13 – dépassement du seuil de 4 W/kg pour le DAS membre ;
- FOSSIBOT F105 – lui aussi au‑delà des limites d’ondes autorisées.
Ces deux modèles étaient vendus notamment sur des marketplaces du type Amazon ou Cdiscount, via des revendeurs tiers.
Les tests ont révélé que leur émission d’ondes était significativement supérieure à ce que la loi européenne autorise, rendant leur présence sur le marché française illégale.
Les modèles retirés pour absence de conformité CE
Ces 6 smartphones-là posent également de sérieux soucis. Pour faire court, ils n'auraient jamais dû arriver dans l'Union européenne.
- KXD Classic A10
- OPPO F11 (CPH1911)
- VIVO Y79A
- OSCAL Flat 1C
- Blackview Wave 6C
- HOTWAV Cyber 15
Oui, Vivo, Oppo, entre autres. Selectra aussi a été surprise de trouver ces marques parmi la liste des smartphones incriminés. Mais il s'agit ici de modèles gris, destinés non pas au marché européen, mais asiatique.
Ces six autres téléphones ont été bannis par l'ANFR parce qu’ils n’étaient pas correctement certifiés ni estampillés CE.

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D'autre part, les informations techniques obligatoires n’étaient pas forcément fournies avec les téléphones, ce qui constitue également une violation directe des règles de mise sur le marché en France et en Europe.
Dans ces cas-là, aucun test de DAS n’a même été nécessaire : l’absence de conformité suffit à considérer l’appareil comme potentiellement dangereux. Cette décision vise à protéger les consommateurs contre des produits techniquement et légalement douteux.
Comment éviter ce genre de problèmes ?

Si vous êtes à la recherche d’un nouveau smartphone ou que vous souhaitez éviter les modèles à risque, voici quelques conseils pratiques.
N'achetez que des modèles certifiés : l'appareil qui vous intéresse doit comporter le marquage CE. Cela prouve qu’il a été testé pour répondre aux normes européennes. Préférez les appareils vendus directement par des revendeurs reconnus ou les boutiques officielles des marques de smartphones.
Vérifiez également le DAS (tête, tronc, membres) avant l'achat. Les fabricants doivent afficher ces valeurs dans leurs fiches techniques. Évitez les appareils dont les niveaux sont proches ou supérieurs des normes fixées à 2 W/kg pour la tête et le tronc et 4 W/kg pour les membres.
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Méfiez-vous toujours des importations "grises". Destinées à d'autres marchés (Afrique, Asie, etc.), elles sont rarement conformes aux standards européens. Cela inclut parfois des modèles de marques connues, mais non certifiés pour l’UE. Certes, vous ferez des économies, mais une fois encore, à quel prix pour votre santé ?
Si vous êtes propriétaire d’un des huit modèles maintenant interdits, la meilleure démarche est de contacter le vendeur ou le fabricant pour connaître les options de retour ou de remboursement. En outre, rapportez l’appareil en magasin si cela est toujours possible. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter le service client du site où vous l’avez acheté ou à contacter l’ANFR pour obtenir des conseils spécifiques.