Points clés

🔑 L'essentiel à retenir

  • L'arrêté du 23 juin 2026 (Journal officiel du 26 juin) durcit les critères de qualification RGE ;
  • Contrôles renforcés : audit documentaire + visite de chantier et analyse de la sinistralité sur 4 ans ;
  • Sanctions graduées : suspension (jusqu'à 24 mois) ou retrait de la qualification après deux contrôles non conformes ;
  • Nouvelle voie d'accès par l'expérience (VAE) et exigence d'un responsable technique formé aux énergies renouvelables ;
  • Le RGE reste obligatoire pour MaPrimeRénov', la prime CEE et l'éco-PTZ : vérifiez votre artisan sur l'annuaire France Rénov'.

🛠️ Ce que l'arrêté du 23 juin 2026 change pour la qualification RGE

L'arrêté du 23 juin 2026 modifie le texte de référence qui encadre la qualification RGE (Reconnu Garant de l'Environnement) depuis 2015. Son objectif : relever le niveau d'exigence des entreprises labellisées, alors que la rénovation énergétique reste une cible majeure de fraudes. Trois nouveautés structurent la réforme.

  • Une nouvelle voie d'accès par l'expérience (validation des acquis, dite VAE) s'ajoute à la voie classique, pour reconnaître les professionnels chevronnés sans diplôme dédié ;
  • L'exigence d'un responsable technique de chantier disposant d'une formation spécifique aux énergies renouvelables est renforcée ;
  • Un mécanisme d'attestation de chantier encadre les dérogations aux critères généraux, sous conditions.

La réforme entre en vigueur par étapes : une première série de dispositions s'applique un mois après la publication de l'arrêté (soit fin juillet 2026), tandis que le reste du dispositif n'entrera en vigueur que le 1er mars 2027, pour laisser aux organismes de qualification le temps de s'adapter.

🔍 Des contrôles et des sanctions renforcés

Le cœur de la réforme porte sur le suivi des entreprises labellisées. L'arrêté muscle les audits et instaure une échelle de sanctions claire, là où le label pouvait sembler acquis une fois obtenu. Les principaux leviers :

  • Une analyse systématique de la sinistralité sur les quatre dernières années (relevé de sinistres de l'assurance) ;
  • Un audit documentaire complété d'une visite de chantier, avec des contrôles plus étendus pour les entreprises réalisant plus de 10 chantiers par an ;
  • Une échelle de sanctions distinguant la suspension (jusqu'à 24 mois) du retrait pur et simple de la qualification.

Retrait obligatoire en cas de récidive

L'arrêté prévoit le retrait de la qualification lorsqu'une entreprise cumule deux contrôles révélant des non-conformités majeures. Concrètement, un artisan qui bâcle ses chantiers ne pourra plus se prévaloir du label RGE, donc plus faire bénéficier ses clients des aides publiques.

🏠 Ce que ça change pour vous, particulier

Pour vous, l'essentiel ne bouge pas : faire appel à un artisan RGE reste obligatoire pour bénéficier de MaPrimeRénov', de la prime CEE et de l'éco-PTZ. La réforme joue en votre faveur : un label mieux contrôlé, c'est moins de risques de tomber sur une entreprise défaillante.

Les bons réflexes au moment de choisir votre artisan :

  • Vérifier la qualification sur l'annuaire officiel France Rénov' (nom de l'entreprise ou numéro SIRET) ;
  • Contrôler que la qualification couvre bien les travaux prévus (une qualification pompe à chaleur ne vaut pas pour l'isolation) ;
  • Exiger une copie du certificat à jour au moment de la signature du devis, condition pour débloquer les aides.

Cette montée en exigence prolonge le combat contre la fraude à la rénovation, sur fond de multiplication des litiges photovoltaïques. Pour tout comprendre du label, de ses organismes (Qualibat, Qualit'EnR…) et de la marche à suivre, consultez notre guide complet de l'entreprise RGE et l'ensemble des aides à la rénovation énergétique. L'annuaire est disponible sur france-renov.gouv.fr.

❓ Vos questions sur la réforme du RGE en 2026

Qu'est-ce que l'arrêté du 23 juin 2026 change pour le label RGE ?

Il durcit les critères de qualification RGE : contrôles renforcés (audit documentaire et visite de chantier, analyse de la sinistralité sur 4 ans), sanctions graduées (suspension jusqu'à 24 mois ou retrait après deux contrôles non conformes) et une nouvelle voie d'accès par l'expérience (VAE). L'entrée en vigueur est échelonnée, dès un mois après publication puis au 1er mars 2027.

Le RGE est-il toujours obligatoire pour les aides en 2026 ?

Oui. Faire réaliser ses travaux par une entreprise RGE reste obligatoire pour bénéficier de MaPrimeRénov', de la prime CEE et de l'éco-PTZ. La réforme ne supprime pas cette éco-conditionnalité : elle renforce la fiabilité du label.

Comment vérifier qu'un artisan est bien certifié RGE ?

Rendez-vous sur l'annuaire officiel France Rénov' et renseignez le nom de l'entreprise ou son numéro SIRET. Vérifiez que la qualification couvre bien les travaux prévus et exigez une copie du certificat à jour au moment de la signature du devis : sans certification valide à cette date, vous perdez le droit aux aides.

Que risque un artisan RGE qui ne respecte pas les règles ?

Selon l'arrêté du 23 juin 2026, une entreprise contrôlée non conforme s'expose à une suspension pouvant aller jusqu'à 24 mois. En cas de deux contrôles révélant des non-conformités majeures, le retrait de la qualification RGE devient obligatoire : l'entreprise ne peut alors plus faire bénéficier ses clients des aides publiques.

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