Pendant que la France suffoque sous sa troisième canicule, certains ont trouvé la parade ultime : faire tomber la neige... dans leur salon. Du Texas à Bombay en passant par les superyachts saoudiens, les « salles de neige » deviennent le nouveau caprice des ultra-riches, à partir de 130 000 dollars, raconte le New York Times. Visite guidée d'un hiver privatisé, et de son gouffre énergétique.

Un peignoir, un mimosa... et une tempête de neige privée au Texas

La scène ouvre l'enquête du New York Times : à Frisco, au Texas, par plus de 38 °C ressentis, Katelin Schebler, copropriétaire d'un spa haut de gamme, se détend en peignoir, mimosa à la main, sous une chute de neige artificielle. « C'est une jolie tempête, pas un blizzard. Quelque chose qu'on a envie de savourer », décrit-elle depuis son igloo intérieur sur mesure.

Le principe : l'exact inverse d'un sauna. Une grotte de glace et de neige où des flocons descendent doucement du plafond, « comme à l'intérieur d'une boule à neige ». La technologie vient notamment de l'italien TechnoAlpin, le spécialiste des canons à neige des stations de ski, qui a dû apprendre à faire neiger en intérieur : « pas seulement créer la neige, mais refroidir l'ambiance et faire qu'elle reste », explique sa directrice marketing Sara Brenninger.

Voir la vidéo sur YouTube

Expert disponible Nos conseillers vous rappellent

Changer d'offre d'énergie avec Selectra

Un conseiller Selectra compare les offres et vous accompagne pour changer.

Du gratte-ciel d'Ambani au yacht de MBS : les pionniers

Avant de gagner les pavillons cossus, la salle de neige fut un signe extérieur de sommet de la pyramide. Le milliardaire indien Mukesh Ambani en a fait installer une dans Antilia, sa tour-résidence de Bombay. Le superyacht Serene (134 mètres), propriété du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, en abrite une autre, maintenue à -11 °C et programmée pour déclencher des averses de neige à la demande.

L'installation avait été imaginée pour le précédent propriétaire, le magnat de la vodka Yuri Shefler, nostalgique des hivers russes. Bill Gates, lui, aurait affrété le navire pour quelque 5 millions de dollars la semaine. Chez les courtiers en yachts, on théorise la tendance : « avant, le design, c'était les bars et la fête ; aujourd'hui, c'est le fitness et la longévité », résume Kevin Kramer, de Burgess Yachts. Le bain glacé est plus simple à installer, concède-t-il, mais la salle de neige, « c'est la surenchère tout en haut du sommet ».

130 000 dollars pour un hiver à domicile

La folie se « démocratise », toutes proportions gardées : à partir de 130 000 dollars (environ 120 000 euros), des dizaines de salles de neige ont déjà été construites ou sont en chantier aux États-Unis, selon Tyler Slater, cofondateur du texan Spa Butler. « On les réalise en roche, en marbre de luxe, en bois, tout ce que vous pouvez imaginer », détaille-t-il, citant un client de l'Ohio amateur de rondins rustiques. Sa formule : « Disneyland avec de la neige ». Le tout surfe sur la vogue bien réelle des thérapies par alternance chaud-froid, du sauna au bain nordique.

Dans la machine : -10 °C et une poudreuse neuve chaque nuit

Comment fait-on tomber de la vraie neige dans un salon ? Le fabricant a fini par en faire un produit catalogue : d'après les spécifications de TechnoAlpin, la SNOWROOM est maintenue entre -5 et -10 °C et produit une neige « réelle », à base d'air et d'eau uniquement, sans additif, grâce à une technologie brevetée. Chaque nuit, une nouvelle couche de poudreuse fraîche recouvre la pièce, façon premières neiges perpétuelles.

Le tout consomme 10 à 15 litres d'eau par heure, se décline jusqu'à 25 m² (comptez 1 m² par personne), et exige un local technique qui peut être déporté jusqu'à 50 mètres. Quant à l'hygiène, le fabricant met en avant une analyse microbiologique : à ces températures, aucun micro-organisme ne survit dans la neige.

La facture d'électricité d'un hiver perpétuel

Reste l'éléphant polaire dans la pièce. TechnoAlpin annonce une puissance d'environ 5 kW, « l'équivalent d'un sauna », plaide la marque. À un détail près : un sauna chauffe une heure ou deux, quand une salle de neige doit tenir -10 °C en continu, y compris sous canicule, et refaire sa neige chaque nuit. À plein régime, 5 kW en permanence représentent jusqu'à 120 kWh par jour, soit sur une année l'équivalent de la consommation électrique de près de dix foyers français. Au tarif actuel du kilowattheure, l'hiver privé peut ainsi coûter plusieurs centaines d'euros d'électricité par mois, avant même le prix de l'installation.

Le fabricant a son contre-argument : selon lui, jusqu'à 90 % de l'énergie injectée peut être récupérée via un échangeur de chaleur, pour préchauffer l'eau d'une piscine d'hôtel par exemple. Un bilan moins caricatural dans un spa bien conçu... mais qui reste, pour un particulier, aux antipodes de la sobriété, à l'heure où l'on recommande de caler sa climatisation à 26 °C. Le yacht de Mohammed ben Salmane, réfrigéré à -11 °C en Méditerranée, ne s'embarrasse d'ailleurs d'aucun échangeur pédagogique.

Pour le commun des mortels qui affronte la canicule au ventilateur et à la climatisation raisonnée, un levier reste accessible : payer son électricité moins cher en comparant les offres. Moins exotique qu'un igloo à mimosa, mais nettement plus rentable.

Meilleur prix

Classement par prix annuel TTC croissant (du moins cher au plus cher).

La coche Selectra signale un fournisseur partenaire : l'appel est alors pris en charge par le centre d'appels interne de Selectra. Les numéros sans cette coche renvoient directement vers le fournisseur.

Simulation pour 6 000 kWh/an · 6 kVA · option Base, prix TTC.

Expert disponible Nos conseillers vous rappellent

Changer d'offre d'énergie avec Selectra

Un conseiller Selectra compare les offres et vous accompagne pour changer.

Avez-vous trouvé les informations utiles ?

Merci pour votre retour !