Un logement mal isolé n'est pas seulement inconfortable et coûteux à chauffer : selon son étiquette énergie, il peut être progressivement retiré du marché locatif. La loi Climat et Résilience a fixé un calendrier précis, classe par classe, qui rend certains logements interdits à la location. Voici les échéances à retenir et les leviers pour les anticiper.
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Ce que prévoit la loi Climat et Résilience
Depuis 2021, la performance énergétique fait partie des critères d'un logement décent. C'est la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, via son article 160, qui a créé ce lien en modifiant l'article 6 de la loi du 6 juillet 1989 encadrant les rapports locatifs. Un logement dont la performance reste sous un certain seuil n'est plus considéré comme décent, et ne peut donc plus être proposé à la location.
Le niveau exigé se resserre par étapes, à partir de l'étiquette du diagnostic de performance énergétique (DPE), de A (très performant) à G (très énergivore). Les logements classés F et G sont qualifiés de passoires thermiques : ce sont les premiers visés par le calendrier.
Le calendrier des interdictions, classe par classe
En métropole, un même calendrier retire du marché locatif les classes les plus énergivores, les unes après les autres. La première marche date du 1er janvier 2023 : les logements les plus voraces, au-delà de 450 kWh/m²/an d'énergie finale, ont perdu leur caractère décent.
| Échéance | Logements concernés | Effet |
|---|---|---|
| 1er janvier 2023 | Plus de 450 kWh/m²/an | Déjà interdits |
| 1er janvier 2025 | Classe G | Interdits à la location |
| 1er janvier 2028 | Classe F | Interdits à la location |
| 1er janvier 2034 | Classe E | Interdits à la location |
Source : loi Climat et Résilience et ministère de la Transition écologique.
Depuis le 1er janvier 2025, c'est l'ensemble de la classe G qui est interdit à la location. Suivront la classe F au 1er janvier 2028, puis la classe E au 1er janvier 2034. À chaque échéance, une part supplémentaire du parc locatif bascule hors des clous.
Les départements et régions d'outre-mer disposent d'un calendrier décalé, pour tenir compte du climat et du bâti locaux : la classe G y devient interdite au 1er janvier 2028 et la classe F au 1er janvier 2031, avant de rejoindre la métropole sur la classe E en 2034.
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Ce que « interdit à la location » change concrètement
L'interdiction ne vide pas un logement de ses occupants du jour au lendemain. Elle vise les nouvelles mises en location et les renouvellements de bail : passé l'échéance, un propriétaire ne peut plus proposer ni renouveler le bail d'un logement dont la classe est interdite. Les baux en cours se poursuivent, mais le locataire dispose de moyens d'action.
Un projet de loi en cours d'examen en 2026 pourrait toutefois assouplir cette règle : il prévoit d'autoriser la remise en location d'un logement classé F ou G lorsque le propriétaire s'engage, par contrat, à mener des travaux de rénovation dans un délai encadré. Tant que ce texte n'est pas adopté et publié, l'interdiction en vigueur reste la référence.
Une autre règle s'applique d'ailleurs déjà, avant même l'interdiction : depuis le 24 août 2022, le loyer d'un logement classé F ou G ne peut plus être augmenté, que ce soit à la relocation, au renouvellement du bail ou lors de la révision annuelle, comme le rappelle le ministère de la Transition écologique. Aucun complément de loyer n'est possible non plus.
Le locataire n'est pas démuni
Face à un logement non conforme, un locataire peut demander au propriétaire d'y réaliser les travaux nécessaires. En cas de refus, la justice peut être saisie et imposer ces travaux, voire une baisse de loyer. Le logement reste toutefois habité : aucune expulsion n'est déclenchée par le seul classement DPE.
Comment savoir si vous êtes concerné, et par où commencer
Le point de départ reste l'étiquette figurant sur le DPE du logement. Face à une note qui paraît sévère, il est possible de vérifier, voire contester un diagnostic. La méthode de calcul a par ailleurs évolué début 2026, ce qui a fait sortir une partie des logements chauffés à l'électricité du statut de passoire sans aucuns travaux : un diagnostic récent peut donc afficher une classe différente d'un DPE ancien.
Pour un logement réellement classé F ou G, seule une rénovation fait remonter durablement l'étiquette. Isolation des combles et des murs, remplacement des fenêtres, changement du système de chauffage : viser une meilleure classe DPE demande souvent un budget de plusieurs milliers d'euros, mais conditionne le droit de continuer à louer. Bien menés, ces travaux améliorent aussi le confort d'été.
Plusieurs aides allègent la facture des travaux : MaPrimeRénov', les certificats d'économies d'énergie ou l'éco-prêt à taux zéro se cumulent selon les situations. Les délais d'instruction des dossiers peuvent varier, mieux vaut donc s'y prendre tôt. En attendant que les travaux produisent leurs effets, réduire le montant de la facture passe aussi par le contrat d'énergie : comparer les offres d'électricité fait baisser le coût du kWh sans attendre.
Confort+
Qu'est-ce que le Selectra Score ?
Afin d'augmenter la transparence sur le marché de l'énergie, Selectra a créé le « Selectra Score », similaire au Nutri-score des aliments. Il permet en un clin d'œil de se faire une idée sur la qualité d'une offre par rapport aux autres.
Comment la note est-elle calculée ?
- Prix
- Avis clients
- Impact environnemental
- Stabilité des prix
- Taux de litige
Le Selectra Score est attribué ainsi :
- 50 % prix : classement de l'offre selon son prix par rapport aux autres offres de la même catégorie.
- 50 % qualité : classement de l'offre basé sur les avis clients sur le fournisseur, la qualité environnementale de l'offre, les garanties d'évolution des prix de l'offre et le taux de litiges pour le fournisseur publié par le Médiateur de l'énergie (le cas échéant).
La moyenne des deux donne une lettre allant de A à E.
Ce score est mis à jour quotidiennement à 11h30 en fonction des changements d'offres.
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Confort+ est actuellement une offre très compétitive, surtout pour les puissances de 6 kVA et plus. En Base, Primeo facture 0,1661 €/kWh TTC contre 0,1985 € au TRV. Cela représente environ 16,3 % de moins sur le prix TTC du kWh. L’abonnement est également intéressant : en 6 kVA Base, il coûte 16,58 €/mois, soit exactement le montant du TRV affiché dans la grille. Le consommateur bénéficie donc ici de la baisse du prix de la consommation sans payer un abonnement plus élevé pour la compenser.
Le 3 kVA est en revanche beaucoup moins séduisant. Son abonnement atteint 23,20 €/mois, alors que le 6 kVA est facturé seulement 16,58 €. Cette anomalie tarifaire rend l’offre difficile à recommander pour les très petits consommateurs en 3 kVA.
Autre limite : l’électricité verte n’est pas comprise. Il faut ajouter 2 €/mois, soit 24 €/an, pour bénéficier de Garanties d’Origine renouvelable. Le supplément reste néanmoins modéré et ne dépend pas de la consommation.
Pour un foyer classique en 6 kVA, nous recommandons donc plutôt Fixe Confort+ dans les conditions actuelles. Le kWh est franchement moins cher que le TRV, l’abonnement n’est pas majoré et le prix HT est protégé jusqu’à fin 2027.
Les plus
- Offre à prix fixe de la part de l’électricité jusqu'au 31 décembre 2027
- 20% de réduction sur le prix du kWh HT
Les moins
- Electricité verte en option (2€ TTC par mois)
NovaFixe Élec
L'offre NovaFixe Élec est une offre très intéressante en garantissant un prix du kWh HT 12% moins cher que le tarif réglementé pendant 2 ans. L'offre fixe permet une sécurité sur les tarifs, contrairement à l'offre NovaFlex Élec qui est indexée sur le tarif réglementé. Les consommateurs bénéficient même d'une électricité 100 % verte. À noter que le prix de l'abonnement est le même que le tarif réglementé en option base et est légèrement plus élevé en option heures pleines / heures creuses.
Les plus
- Électricité 100 % verte
- Prix du kWh HT 12 % moins cher que le tarif réglementé
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Les moins
- Seul le prix du kWh est garanti moins cher que le tarif réglementé
- Pas d'évolution des tarifs en cas de baisse des prix du marché
Online & Green
Avec ses 11% de réduction, les prix proposés par Mint Energie sont très compétitifs. De plus, les prix suivent l'évolution du tarif réglementé, ce qui est rassurant pour la plupart des consommateurs. Dommage toutefois que la présence d'électricité verte ait été réduite uniquement à 25%, la rendant moins attractive pour les clients soucieux de l'environnement. C'est d'ailleurs la seule offre d'électricité verte sur le marché qui n'est pas entièrement composée d'énergie renouvelable à 100 %. Offre recommandée donc pour les particuliers souhaitant donc faire des économies tout en faisant un (petit) geste pour l'environnement.
Les plus
- Réduction de 11% sur le prix de l'électricité
- 25% d'électricité verte 100% française
- Service client téléphonique et en ligne
Les moins
- Uniquement 25% d'électricité verte
Classement par prix annuel TTC croissant (du moins cher au plus cher).
La coche Selectra signale un fournisseur partenaire : l'appel est alors pris en charge par le centre d'appels interne de Selectra. Les numéros sans cette coche renvoient directement vers le fournisseur.
Simulation pour 6 000 kWh/an · 6 kVA · option Base, prix TTC.
Une passoire thermique reste, malgré tout, un bien à fort potentiel : chaque classe gagnée éloigne l'échéance d'interdiction, réduit les charges et valorise le logement à la revente.
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Le calendrier laisse peu de place à l'attentisme. Repérer la classe de votre logement, chiffrer les travaux et mobiliser les aides le plus tôt possible reste la meilleure façon d'aborder sereinement les échéances de 2028 et 2034.
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