Gaz : nouvelle augmentation de 0,2% des tarifs réglementés en août

Août 2018 : nouvelle augmentation du tarif réglementé du gaz de 0,2%

Après une forte hausse de 7,45% enregistrée au mois de juillet 2018, le tarif réglementé du gaz proposé par le fournisseur historique Engie augmentera à nouveau de 0,2% à partir du 1er août 2018.

Cette nouvelle augmentation, annoncée par la Commission de Régulation l'Energie (CRE) ce jour, fait suite à l'augmentation des prix du gaz sur le marché de gros (comme le précise la délibération de la CRE). A partir du 1er aout 2018, les tarifs réglementés de vente du gaz augmenteront ainsi de 0,2% en moyenne par rapport au niveau de juillet. Cette augmentation se décomposera ainsi selon les différents abonnements au gaz :

  • 0,1% pour les utilisateurs de gaz pour la cuisson (tarif Base) ;
  • 0,1% pour les consommateurs qui ont un double usage cuisson et eau chaude (tarif B0) ;
  • 0,2% pour les foyers qui se chauffent au gaz (tarif B1 et B2i).

Augmentation régulière des prix du gaz en 2018

Cette augmentation, certes limitée ce mois-ci, fait en revanche écho à la forte augmentation des prix du gaz annoncée le mois dernier. Début juillet 2018, le tarif réglementé du gaz augmentait en effet de 7,45%, soit la plus forte augmentation mensuelle depuis juillet 2012. Au total, depuis janvier 2018, les tarifs réglementés de vente auront en moyenne augmenté de 7% avec six mois de hausse et seulement deux mois de baisse, en avril et mai dernier.

La tendance à la hausse observée depuis plus de 2 ans maintenant se confirme une nouvelle fois pour les tarifs réglementés du gaz. Après une forte baisse entre 2013 et 2016, ces derniers augmentent régulièrement depuis mai 2016.

Plusieurs raisons expliquent ces augmentations, comme l'évolution des taxes sur le gaz ou des coûts de stockage, de distribution, de transport et de commercialisation du fournisseur historique Engie (ex-GDF Suez). Mais comme le rappelle la CRE, la formule des coûts d'approvisionnement d'Engie repose sur les indices mensuels du prix du gaz sur les marchés de gros, mécaniquement répercutés sur les factures des consommateurs.

Or, comme le précisait récemment le directeur général adjoint d’Engie, Didier Holleaux, à Ouest France : le prix du gaz est à la hausse sur les marchés internationaux à cause de l'augmentation des frais de transports, mais également car cette ressource est indexée au prix du pétrole, en hausse lui aussi.

Cette volatilité des prix sur les marchés de gros rend la stabilité du montant des factures des français difficile. Ces fluctuations impliqueraient une augmentation de 90 euros par an en moyenne sur la facture des 5 millions d'abonnés Engie, selon ce dernier.

Les factures de gaz de 10 millions de français concernées

Au total, ce sont 10,6 millions de français abonnés au gaz naturel qui subiront plus ou moins directement cette augmentation. D'après la CRE, environ 4 millions de consommateurs sont encore abonnés au tarif réglementé de vente d'Engie. Ces derniers subiront alors directement cette augmentation, de 0,1% ou 0,2% selon les abonnements.

Pour les 6,6 autres millions de français étant passé à une offre de marché, deux cas de figure s'imposent alors :

Néanmoins, les tarifs réglementés de vente du gaz naturel en France sont amenés à disparaître : le Conseil d'État a proclamé il y un an que ces derniers étaient contraires au droit de libre concurrence de l'Union Européenne. Comme pour les professionnels, dont les tarifs réglementés ont été supprimés fin 2015, seules les offres de marché seront disponibles pour les particuliers à l'horizon 2023.

A terme, les prix du gaz n'évolueront donc plus chaque mois sur délibération de la CRE, mais ces derniers continueront bien évidemment de refléter le prix du gaz sur les marchés de gros. Cette disparition prochaine des tarifs réglementés pour le gaz naturel n’entraînera alors pas forcément la fin des fluctuations et des hausses de prix pour les particuliers.

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