Le bout du tunnel est en vue, mais il faudra encore serrer les dents. La sortie de la canicule se précise : d'après les dernières prévisions, la baisse franche des températures n'interviendra que vendredi 17 juillet, après deux journées encore brûlantes et ponctuées d'orages parfois violents. Et le répit pourrait être de courte durée : les modèles voient déjà une nouvelle vague de chaleur se profiler pour la semaine suivante. On fait le point, région par région.

La vraie baisse attendue vendredi, pas avant

Le calendrier de la délivrance s'est légèrement décalé. Selon le point publié ce mardi matin par Météo & Radar, la chaleur extrême se maintient jusqu'à jeudi, avec des pointes encore possibles à 38 à 39 °C au sud de la Loire. Il faudra « attendre vendredi 17 juillet pour espérer une baisse thermique franche », avec le retour généralisé des averses et des orages.

D'ici là, la dégradation se fait par à-coups : des foyers orageux localement violents (grêle, fortes rafales, pluies intenses) éclatent mercredi et jeudi sur une bonne partie du pays, à l'exception du pourtour méditerranéen et de l'extrême nord. C'est le prix à payer après une semaine de chaleur accumulée.

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Un week-end de répit, mais pas pour tout le monde

Le week-end des 18 et 19 juillet marquera enfin une respiration, surtout sur la moitié nord : d'après les modèles européen (CEP) et américain (GFS) consultés via Open-Meteo, Paris redescend autour de 25 à 30 °C et Lyon vers 27 à 31 °C, des valeurs enfin proches des normales de saison.

Mais le soulagement sera à géométrie variable. Entre l'Aquitaine et l'arc méditerranéen, la baisse s'annonce plus délicate : Marseille remonte à 32 à 35 °C dès la fin de semaine, la brise marine ne suffisant plus, et surtout Toulouse ne souffle que 48 heures avant de repartir à la hausse, avec déjà 35 à 37 °C envisagés dimanche et lundi. Le Sud-Ouest n'en aura donc pas vraiment fini avec la fournaise.

Une nouvelle vague de chaleur déjà dans les modèles

C'est la mauvaise nouvelle du jour : l'accalmie pourrait être très brève. Selon Météo Paris, une nouvelle remontée d'air saharien se rapprocherait de la péninsule Ibérique et du sud de la France autour du mardi 21 juillet, avant de gagner potentiellement le Centre, l'Ouest, le bassin parisien et le Nord-Est vers le jeudi 23 juillet. Certains scénarios y affichent de nouveau des valeurs proches de 40 °C.

Les modèles bruts vont dans le même sens pour le sud : à Toulouse, CEP et GFS s'accordent sur 36 à 39 °C entre le 20 et le 24 juillet. Et l'horizon ne s'éclaircit pas ensuite : Météo & Radar estime qu'une nouvelle vague de chaleur « ne serait pas à exclure » sur une fenêtre allant du 25 juillet au 10 août, avec des signaux de hausse qui réapparaissent aussi sur Paris et Lyon en toute fin de mois.

Vers une 4e vague officielle ? Ce qui manque encore

Faut-il déjà parler de quatrième canicule de l'été ? Pas si vite. Pour qu'une vague de chaleur soit caractérisée, il faut des températures très élevées durables, étendues sur une large partie du pays, et des nuits tropicales (minimales au-dessus de 20 °C) qui empêchent les organismes de récupérer. À dix jours d'échéance, l'intensité, l'étendue et la persistance de cette possible nouvelle offensive restent très incertaines : les scénarios peuvent encore se renforcer comme se dégonfler d'un run à l'autre.

Une chose est sûre : la tendance de fond de cet été reste chaude, et chaque pause s'annonce plus courte que la précédente.

Profiter du répit pour se préparer

Ces quelques jours plus respirables sont le bon moment pour rafraîchir durablement le logement : aérer en grand la nuit et tôt le matin pour évacuer la chaleur accumulée dans les murs, garder volets et fenêtres fermés aux heures chaudes, et vérifier ventilateurs ou climatisation avant l'éventuelle prochaine offensive. Et on garde les réflexes canicule : hydratation régulière et nouvelles des proches fragiles.

Enfin, après une semaine où la climatisation a tourné à plein régime, la facture d'électricité risque de s'en ressentir. C'est le moment de comparer votre offre d'électricité pour ne pas surpayer chaque kilowattheure du reste de l'été.

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