Sous la canicule, votre armoire à pharmacie mérite une attention particulière. Certains médicaments aggravent les effets de la chaleur sur l'organisme, d'autres se dégradent au-delà d'une certaine température. Voici les traitements à surveiller et les bons réflexes, sans jamais modifier seul son ordonnance.

Ces médicaments qui aggravent les effets de la chaleur

Premier risque : des traitements courants peuvent rendre l'organisme plus vulnérable à la chaleur. Selon l'Assurance Maladie, qui reprend les recommandations de l'ANSM, plusieurs familles sont concernées :

  • ceux qui accentuent la déshydratation : diurétiques, laxatifs, certains antiépileptiques ;
  • ceux qui peuvent augmenter la température du corps : antidépresseurs, neuroleptiques, antiparkinsoniens, antimigraineux ;
  • ceux qui perturbent la fonction rénale : anti-inflammatoires, aspirine, certains antihypertenseurs, antibiotiques, antidiabétiques ou encore le lithium ;
  • ceux qui favorisent les chutes de tension ou la somnolence (opiacés, neuroleptiques) et ceux qui limitent l'adaptation du cœur à l'effort (bêta-bloquants).

Cela ne signifie pas qu'il faut les arrêter, au contraire : c'est le suivi qui compte, et l'avis d'un professionnel de santé.

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Ces médicaments qui redoutent la chaleur dans le placard

Second risque : la chaleur peut altérer les médicaments eux-mêmes. Les formes liquides (sirops, solutions, collyres) y sont plus sensibles que les comprimés et gélules. Bonne nouvelle rappelée par l'ANSM : pour les médicaments à conserver « à moins de 25 ou 30 °C », un dépassement ponctuel de quelques jours à quelques semaines n'altère pas leur efficacité.

Le vrai piège, c'est l'exposition extrême : jamais de médicaments dans une voiture ou un coffre en plein soleil, ni sur un rebord de fenêtre. En déplacement, mieux vaut les transporter dans une pochette isotherme (non réfrigérée pour les médicaments « secs »).

Le cas de l'insuline et des produits à garder au frais

Certains médicaments doivent impérativement rester entre 2 et 8 °C, donc au réfrigérateur : c'est le cas de l'insuline. Une fois entamée, elle se conserve environ 28 jours en dessous de 25 °C, mais sa stabilité chute vite avec la chaleur : selon l'ANSM, elle tient environ 12 jours à 30 °C, 2 jours à 40 °C et à peine une demi-journée à 50 °C.

Le matériel d'autosurveillance (lecteurs de glycémie, stylos) craint lui aussi les fortes températures. En cas de forte chaleur, on garde ces produits au frais sans les congeler, et on les protège du soleil lors des trajets.

Les bons réflexes à adopter

  • Ne jamais arrêter ni modifier un traitement de votre propre initiative à cause de la chaleur ;
  • en cas de doute, demander conseil à son médecin ou à son pharmacien, qui connaissent les précautions propres à chaque traitement ;
  • continuer à bien s'hydrater et surveiller l'apparition de symptômes inhabituels (fatigue, confusion, malaise) ;
  • vérifier les conditions de conservation indiquées sur la boîte ou la notice.

Garder ses médicaments au frais, sans faire flamber la facture

Garder un logement et un réfrigérateur au frais pendant la canicule fait grimper la consommation d'électricité. Quelques gestes aident à limiter la note : ne pas coller le frigo au mur, limiter les ouvertures, et fermer volets et fenêtres la journée. Et pour ne pas payer l'été plus cher que nécessaire, pensez à comparer votre offre d'électricité.

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